UNE TOURNÉE ÉPI8COPALE
d'indigènes protestants m'attendaient Ils venaient à ma rencontre de deux villages voisins, où j'ai des écoles. L'un de ces villages, Burka, est au sud-ouest de Djenin, l'autre, Djeba. au sud-est. Je ne pus visiter que ce dernier, qui était sur mon chemin en me rendant à Naplouse. .J'y arrivai vers onze heures du matin et passai trois heures avec eux, dans une chambre où l'on étouffait, tant elle était pleine de monde. Les protestants de Burka m'avaient accompagné depuis Djenin, et quelquesuns étaient venus de Naplouse à ma rencontre. Dans l'école que j'examinai se trouvaient dix-huit enfants, gardons et filles. Les progrès qu'ils ont faits, depuis deux ans que l'école existe, sont satisfaisants. Après une leçon biblique nous prîmes tous ensemble un repas en commun. Les quelques chrétiens de Djeba sont très-pauvres et entourés de tous cotés de mahométans bigots, qui les oppriment durement, leur volent moutons, chèvres et uutre bétail, coupent leurs blés, sans que les pauvres chrétiens osent dire un seul mot. Ils avaient espéré que je pourrais faire quelque chose pour eux sous ce rapport. Malheureusement je n'en vois pas la possibilité. De Djeba je passai tout près de Thebez, où Abimélec mourut frappé par une femme, et près de Zartan, lieu de naissance de Jéroboam, et de Thirza, résidence de ce roi et de ses successeurs.
„Le soir de ce même jour, le 5 avril, j'arrivai bien fatigué à Naplouse. Le lendemain, jour de dimanche, le missionnaire Fallscheer fit en arabe un sermon excellent, profond, et je confirmai vingt-trois personnes; puis, après une courte allocution, je donnai la sainte cène à environ soixante-dix personnes. Plusieurs protestants étaient venus des villages environnants. Après le culte
du matin je visitai l'école des garçons, qui compte cinquante-cinq élèves. Je n'en dirai qu'un mot, savoir qu'elle marche bien et que c'est à elle essentiellement que doit être attribué l'accroissement de l'église. L'aprèsmidi je me rendis à Basidia, à une petite distance à l'ouest de Naplouse. Nous y eûmes un culte, dans lequel un ancien prêtre grec, Chatil, maintenant pasteur du troupeau de Nuso-el-Gebiel, lut les prières avec beaucoup d'onction, et M. Huber, de Nazareth, prêcha. Le lendemain je rentrai à Jérusalem."