‹ San kokf tsou ran setsChapitre 10 sur 64 · COR EF · texte numérisé non relu

COR EF

sur tous leurs sujets, s’empara de Khaï tcheou, prit le titre de roi et donna à son royaume le nom de Ta fung kouc; cet état comprenait l’ancien pays de Kao li. Sous les Liang, une des cinq petites dynasties postérieures, dans la deuxième des années Loung të ( 922 ) un homme du Kao li, nommé ff'ang kian rassembla une armée et se fit grand-amiral du pays ; il attaqua Koung i à l’improviste , le tua et se fit roi de Kao li. Sous le Thang , à la fin des années Thsing thaï (g34) 1 ce Kian marcha contre les S in lu et les Pc tsi, les attaqua, les battit, et s’empara de toutes leurs possessions , de sorte qu’il réunit tous les pays des Barbares orientaux sous sa domination.

Nota. « Son royaume était au nord limi- « trophe des Khitan, à l’occident il avait les « Ju tchÿ ; au sud le Japon. 11 établit sa rési- « dence à Soung yô , appelé aussi K hai tcheou. « C’était son loung king, ou sa capitale orien « taie, tandis que Phing jang était le Si king a ou la capitale occidentale. II y avait dans son « pays six fou, ou villes départementales , neuf « T sic tou ou gouv ernemens, et cent vingt ht un a ou principautés. »

Sous les Tlisin, dans la seconde des années Khaï yun (q45) Kian mourut, et son fils IKou lui succéda. Les descendons de celui-ci envoyèrent toujours des ambassades et le tribut aux empereurs des Souug; cependant ils ont aussi

Mi APERÇU GÉNÉRAL UES TROIS ROYAUMES.

entretenu de semblables relations avec les Liao et les Kin. Dans la douzième des années Kia ting (1219) de l’empereur Ni ng tsoung des Soung, Tchlié roi de Kao li se soumit aux Mongols; néanmoins il y eut une interruption dans son obéissance et dans la cinquième des années Tchao ting (ia3a), le prince oies Mongols, Ogo taï, expédia une armée contre les Kao li. Alors le roi Tchlié demanda de nouveau à faire sa soumission. Les Mongols établirent dans la capitale, dans les villes départementales et dans celles du troisième ordre , soixante-el-douze Daraukhatchi ou inspecteurs; la tranquillité fut d’abord rétablie, mais plus tard ces oflîeiers furent tous tués par les Kao li. Les Mongols firent alors marcher dix corps d’armée contre eux et s’emparèrent de quatorze de leurs villes ; de sorte que la plupart des Kao li se rendirent ou furent battus.

Sous le Yuan, au milieu des années Tchi yuan (de 12O4 à 1294, ainsi vers 123g), la Capitale occidentale de la Corée fut réunie à l’empire mongol. On y établit le gouvernement général de Toung king lou , et fit passer la frontière par la montagne Thsu pci ling. — Dans la troisième des années Ta té (2299), on établit dans le même pays un gouverneur portant le titre de Tching toung teng tchhu king tchoung chou; mais il fut bientôt supprimé. Dans la troisième des années Tchi tchi (i 323), on le rétablit et on

COREE.

donna au roi de Rao ii le titre de Tso tching sia/ig, ou ministre de la gauche. A la fin de la même année, les Coréens commencèrent à quitter le parti des Mongols, et dans la seconde année de Iloung wou (i 36 g), leur roi Tchouan envoya au premier empereur des Ming sa soumission et un tribut consistant en productions de son pays. Il demanda à être confirmé dans sa dignité, et reçut en effet le diplôme de roi de Kao li. Tchouan fut tué par le rebelle Li jin jin. Ils ne laissait pas d’enfans mâles, mais il avait adopté Vu, fds de son favori Sin tchuri. Ce Vu fut nommé roi par là jin jin. Dans la vingt-deuxième année de Iloung wou (i 388 ), Y u céda le trône à son fds Tchhang. I. année suivante, Litdihing kouei un de ses gardes, déposa Tchhang, et mit sur le trône un descendant de la famille If^ang, nommé Yao. En i 3<)2, Li tchhing kouei fit conduireYaoà\ uan teheou, et prit les rênes du gouvernement sous le nom de Tan. Il envoya une ambassade à l’empereur de la Chine, et pria qu’on donnât un nom honorifique à son royaume. L’empereur rétablit alors l’ancien nom de Tehao sian, qu’il portait quand la famille Wang régnait dans ce pays.

Hans la vingtième des années Wan lÿ ( 1 092) Fitle yosi (1) ( Phing sieou kÿ) Rouan pé

(1) Fuie yosi est le meme personnage mentionné à la page 18 sous le nom de Ttu ho. Kl.

(Kouan bak) (i) du Japon, fit une invasion dans le pays. Le roi de Tchao sian Liyan s’enfuit à Phing jang , et de là à I tclieou. Les huit provinces de la Corée furent ravagées, le roi fit demander du secours en Chine, par un ambassadeur. Soung ing tchliang fut chargé de faire le plan de campagne, et Li/oujoung fut nommé commandant-général des troupes. Il y eut différens combats, mais sans résultat, et finalement la victoire ne resta pas aux Chinois. Cet état de choses dura jusqu’à la vingt-uniènie année (de Wan lÿ) i r >g 3 , époque de la mort de Fide yosi; toute l’armée japonaise quitta le pays et s’en retourna. C’est alors seulement que les malheurs qui pesaient sur le Tchao sian commencèrent à disparaître.

Sous la dynastie mandchoue qui règne à présent, dans la première des années Thian tsoung (1627), l’empereur T ai tsoung wen houangti (2)

Kouan pi ; , ou d'après la prononciation japonaise Kouan bak, ou Atsoukari mosou (c’est-à-dire le garde des bonnets de cérémonie) , est le nom d'une des plus hautes dignités au palais du Daïri ou empereur du Japon; elle date de 880 de notre ère. Le Kouan bak est le président du conseil des ministres. Kl.

(2) C’est le second chef des Mandchou* qui porte le titre d’empereur, et le prédécesseur de celui qui en 1644 fut proclamé empereur de la Chine à Peking. Kl.

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ordonna au Grand-Belle (i) Amin ( 2 ), au Belle Dzirgnlang (3) et autres de porter la guerre dans le Tchao sian. Ils livrèrent plusieurs conduits dans lesquels ils lurent toujours victorieux, et prirent la ville d’/ tcheou. Ayant divisé leurs forces ils détruisirent celle de Thic chan; puis, ils s’emparèrent de Ngnn tcheou et arrivèrent devant la ville de Pliing jnng tchhing. Li tsoung roi de Tchao sian, épouvanté de ces succès, emmena avec lui son épouse et ses enfans et s’enfuit à file de Kianghoua tao (4). Il

( 1 ) Bi tte est l'ancien titre de» princes mandchous en général; à présent cette dénomination n’appartient qu'à une certaine classe de princes. Kl.

(2) Amin fils de CAourgatsi est un général célèbre par scs exploits dans le pays des Mandchous , dans celui des Mongols des Khalkha (en 1626), et en Corée ( 1627). En iG 3 o, étant avec des troupes mandchoues dans le Tchÿ li, province de la Chine, il y fit faire main basse, sans en avoir reçu l’ordre, sur tous les officiers chinois qui venaient se soumettre aux Mandchous. Pour le punir de cette action barbare, il fut mis en prison et ses biens furent confisqués. Kl.

( 3 ) Dzirgalang , avec le surnom Oudjen (le persévérant), était un Mandchou, de la bannière bleue brodée, et le cinquième fils de Chourgatsi , frère cadet du premier empereur Tat tsou et de la même mère que celui-ci. 11 porta d’abord le titre de Belle , mais plus tard il fut créé H'ang. Il est célèbre par scs guerres en Corée, dans le Liao toung et en Chine. Il mourut en iG 55 , âgé de cinquante-sept ans. Kl.

( 4 ) Cette île est située entre le 37° et le 38 ° de latitude, sur la cèle occidentale de la Corée, et devant l'embouchure du fleuve Han A long. Kl.

envoya cependant son frère cadet Ià kiô au-devant des vainqueurs, pour leur offrir du tribut et demander la paix et l’alliance avec les Mandclioux. On consentit à sa requête, et Li kio s’en retourna. L’armée revint alors.

Dans la neuvième des mêmes années ( i G35), les Coréens rompirent de nouveau leurs sermens.

Ingnouldai (i) à la tête d’une ambassade fut chargé de porter une lettre au roi, mais il fut obligé de revenir parce qu’on avait refusé de la recevoir. Dans la première des années Thsoung te (i636) on renvoya dans ce pays les ambassadeurs coréens La të hian et Li khouô avec une lettre pour leur roi , mais il n’y fit aucune réponse. Par conséquent la même année un ordre de l’empereur enjoignit au Khochoï li thsin wang Daïchen ( 2 ) et au Joui thsin wang Dor-

(1) Ingouldaï petit-fils de Daïrabou , mandchou de la bannière blanche. L'empereur Tai tsoung , n'avait d’abord pris le titre de Houang ti que pour intimider la cour de Pcking, mais comme il fut vivement sollicité par les princes mandchoux et mongols, et par les Chinois memes qui avaient passé à son service, de se déclarer empereur de la Chine, Ingouldaï lui conseilla d’engager le roi de Corée à le reconnaître dans cette dignité. On expédia alors une ambassade en Corée sous la conduite d’Ingouldaï, qui était porteur de lettres adressées par les princes mandchoux et mongols au roi de ce pays. Ingouldaï y fut insulté et obligé de se sauver de la capitale de la Corée. Kl.

(a) Daïchen , de la bannière rouge des Mandchoux , portait le surnom Dorongo , en chinois Li, c’est-à-dire le poli. Il était le second fils do l’empereur Taï isou , et un des hommes le plus

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gon ( i ) de porter la guerre en Corée. Ils passèrent la rivière Tchin kiang, poussèrent jusqu’aux v i I les de Kou chan tchhing, T ing tcheou et Ngan tcheou, et cernèrent la capitale du Tchao sian. lu tsoung , ayant envoyé sa femme et ses enfans dans une île, s’enfuit et s’enferma dans la forteresse du mont N an han. Cette place fut aussitôt entourée par les Mandchoux , qui s’étant partagés en plusieurs corps conquirent les différentes provinces du pays. Li koung réduit à la misère se vit forcé de demander la paix. Il avait d’abord promis de sortir de la ville et de se rendre, mais il changea d’avis et n’osait plus la quitter. Enfin le Joui thsin wang Dorgon, s’empara de nie Kiang houa tao, où il prit nonseulement la femme et les enfans de Li tsoung, mais aussi les femmes et les enfans de tous les grands du royaume. Tous ces prisonniers furent conduits au quartier général mandchou, où ils rédigèrent une supplique; alors Li tsoung

envoya son fils aîné ff^ang , qui, accompagné tle tous les grands en habits de cérémonie, sortit de la ville, se reconnu vassal des

spirituels et le plus brave de son temps. Il mourut en 1648 âgé de soixante-six ans. Kl.

(1) Dorgon également (ils de l’empereur Tai Isou, fut d'abord Beïlc, mais sou mérite lui procura bientôt la dignité de Wang. Il mourut en iG 5 o, en Mongolie a Kbara kboto, âgé de tenteneuf ans. Kl.

Mandchou* et demanda pardon pour les crimes des siens. Il fut alors régalé d’un banquet impérial devant le trône, et on rendit à lui, ainsi qu’aux grands du royaume, leurs femmes et leurs enfans. Le roi de Corée reçut le titre de Roi de Tchao sian , et fut qualifié d’un sceau d’or avec un bouton en forme de tortue. Il obtint un brevet en forme; son épouse fut élevée au

rang de ^ e ‘ et ses enfans légitimes eurent

le titre de Chi tsu. L’empereur lui donna un présent consistant en un bonnet en poil de martres zibelines et en chevaux harnachés. Les Mandchoux les reconduisirent à la capitale, et depuis ce temps la Corée leur est restée soumise; elle envoie tous les ans une ambassade pour féliciter l’empereur au jour de l’an, et pour lui apporter le tribut. C’est ainsi que l’empereur Taï tsoung wen bouang ti fit la conquête de ce pays ; il y fit élever une pierre avec une inscription , contenant le récit complet de cet évènement.

Division administrative.

(Les huil provinces de U Corée sont subdivisées en quarante-et-une princi» pautés; on y compte trente-trois Fou ou villes du premier ordre, trente-huit Tcheou ou du second , et soixante^iix Hian ou villes du troisième ordre. )

I. La province de King ki (ou de la cour) contient la capitale du royaume, qui est la Résidence du Tchao sian. Elle est aussi appelée

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Han tchhing. Dans les premiers temps du règne de la dynastie des Ming en Chine , le roi de Kao li Li tan quitta Kluü tcheou et établit ici son siège. Cette province est au milieu des sept autres, et c’est pourquoi on l’appelle la défendue des quatre côtés. On y compte trois kiun ou principautés , nommées Yang ken , F ung té et Choui tchhing; trois Fou, savoir : Han tchhing, Kdi tc/diing et Tchhang thouan; sept Tcheou : Yang tcheou, Kouang tcheou, J un tcheou, Li tcheou, Ko tcheou, Kü tcheou et P ho tcheou; trois Hian : Kiao ho, San teng et T hou chan.

II. La province de K iang yuan (des sources du fleuve) a pour capitale Kiang Ung fou. Elle est située à l'est de la ville royale. C’est l’ancien pays des IVeinif. Sous les Han il y avait ici la frontière de la principauté de lin tun. On compte dans cette province les sept principautés suivantes : Ngou tchhing, Phing haï, T ho ung tchhouan , Kingyuè, Soungyô, Tsing chenet Kao tchhing; cinq Fou : Kiang ling , Hoai yang, Chan pou, Siang yang et Thiè yuan ; quatre Tcheou : Yuan tcheou, Kiang tcheou, lloai tcheou et Min tcheou; dix Hian: Phing k/uxng, Ngan tchhang, lié chan, Khi Un, Thsieou yuan. Tan tchhing, Thi Un, IV ci tchin , Soui ho et Ify ko.

III. La province de Hooang haï (ou de la mer Jaune), avec la capitale Hooang tcheou.

Elle est à l’ouest de la ville royale. C’est l’ancien

pays des Kao li et des Ma han. On y compte trois principautés: Soui ngan, Yan ngan et Phing no; trois Fou : Phing chan , Soui hing, et T chhing thian ; ci nq Tcheou : Houang tcheou , Pc tcheou, liai tcheou, Ngài tcheou et J in tcheou; huit Hian : Ngan yô, San ho, Loung kang, Hian thsoung, Kiang si , Nieou fung, fH en houa et Tchhang yuan.

IV. La province de Thsiuan lo, a pour capitale Thsiuan tcheou. Elle est située au sud de la ville royale. C’était originairement l’ancien pays des Pian han ; plus tard elle devint le royaume de Pè tsi. Sous les Thang, dans la cinquième des années Hian khing (üfio), Sou ting fang vainquit les Pé tsi , fit prisonnier leur roi et établit dans ce pays le gouvernement militaire de Hioung tsin et de cinq autres places; puis cette province fut réunie au royaume de S in lo. A l’époque des cinq petites dynasties (postérieures) qui ont régné en Chine, elle fut incorporée à celui de Kao li. — D’après les cartes, les limites du royaume de Tchao sian étaient celles-ci; droit au nord elles suivaient la direction des monts Tchhang pé chan, au sud elles traversaient la frontière du Thsiuan lo, à l’occident ce royaume était borné par la Mer ; l’île de Touirna tao (Tsou sima) et les autres îles du Japon , situées au-delà de la mer de Tchao sian sont au sud-est, et vis-à-vis du port de Fou chan de la province de Khing chang. Les navires japonais

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viennent au port de Fou chan , mais il ne leur est pas permis de dépasser le Thsiuan lo pour arriver à la mer occidentale. Comme le Thsiuan Io est la province la plus méridionale de la Corée, et qui a le milieu de ce royaume droit au nord, on peut en se dirigeant de là dans un direction oblique vers l’ouest, arriver au promontoire du Liao toung. Il faut donc empêcher que les Japonais ne parvienuénl ipuajuftqu'au Liao toung et jusqu’au pays de AV (wstjà-dire le Tchy li septentrioi tal); la Corn' l«n* ferme le chemin par mer, et par cou séq iu 1 1 1 elle protège nos 1 imites en les empêchant de passer par les îles, et en les arrêtant au Thsiuan lo. — Cette province est borné au sud par l’Océan et s’appuie à l’est au Kliing chang ; c’est la porte de la Corée , et quand les Japonais ont attaqué ce pays , ils ont dû nécessairement venir par ce chemin. — On y compte les trois principautés de Ling y an , Kou feou et Tchin tao ; deux Fou : Thsiuan tcheou et N an yuan; quatre Teheou : Lo tcheou , T si tcheou , Kouang tcheou et Ngang tcheou ; vingt-trois Hian: fVan khing, Meou tchhang, Tchin ngan, Fou ngan, Thsiuan khiü, Khang tsin, Hing te , Houang tchhing , LA ngan, Tchhang phing , Tsi nan , Hoei ning , Ta kiang, Lin pho , Kou kao , Kan yang, Fou chun. Fou ning, Majin, Siou tchhing. Uni nan , Ch in ling et I ffgan.

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