‹ San kokf tsou ran setsChapitre 21 sur 64 · L’ancien Royaume des Sin lo · texte numérisé non relu

L’ancien Royaume des Sin lo

occupait la province actuelle de Khing chang en Corée. Le pays des Sin lo était au sud-est des Kao li. Thou chi dit dans son Thoung tian : Le

royaume de ^ ijîff Sin lo s’appelait du temps

des Wei ^ Sin lou. Ses fondateurs étaient

de la race des Chin han. Dans le commencement, les Chin han comptaient six tribus, qui plus tard furent partagées en douze ; les Sin lo en étaient une. Leur pays était à plus de 5oo li au sud-est des Pë tsi. A l’orient il s’étendait jusqu’au rivage de la grande mer. Mou khieou kian, général des Weï (en Chine), ayant battu les Kao li , ceux-ci s’enfuirent chez les Ouô tsu. Leurs descendans retournèrent dans leur ancienne patrie, et ceux qui y restèrent devinrent les Sin lo. D’après l’histoire des Soui, cette nation fut mêlée de Chinois, de Kao li et de Pë tsi. Il y en avait dans le pays des Ouô tsu, des Poü naï (Voy. page 72 ), des Han et des fV d. Leurs rois étaient de la race des Pë tsi ; ils étaient venus par

CORÉE

mer dans le Sin lo, et setaient emparés du pouvoir. I^ur famille commença par Thsou; un de ses descendans, Kin tchin phing , envoya , dans la quatorzième des années Khai houang ( 5 g 4 ) « une ambassade et un tribut, en productions de son pays , aux Soui ( en Chine ). Sur sa prière il fut nommé comte ( koung ) de Lô langkuin et roi de Sin lo. L’ancien Thang chou dit : « Dans les années Tchin kouon (de 627 à 64 g), Tchin phing, roi de$ Sin lo, étant mort sans enfant mâle, sa fille Chen té fut proclamée souveraine. Les gens du pays donnèrent à cette princesse le titre honorifique de Chingtsou chin kou. A la mort de Chen té, sa sœur cadette, Tchintë, monta sur le trône. Elle envoya son fils Kin tchhun thsieou, à la cour de l’empereur de la Chine, pour demander des gens capables de répandre la littérature dans son pays. Dans la première des années Young hoei ( 65 o), Tchin të vainquit les Pé tsi dans une grande bataille. Elle envoya alors Tchhun thsieou et Fâ min à l’empereur, pour lui présenter une chanson sur la paix , en vers de cinq syllabes , qu’elle avait brodée sur une étoffe de soie; l’empereur, content de ce procédé, donna à Fà ming, le titre de Tài J ou king. Dans la douzième des années Loung sô (662), on établit dans le royaume de Sin lo le gouvernement militaire Kilin tchcou, et on créa Fà ming Ki lin tcheou tou tü. Dans la vingtcinquième des années Khai yuan (747)1 Hing

c/ieou fut nommé par l’empereur de la Chine, roi des Sin lo. Selon le Soü Wen hian thoung khao , dans la neuvième année de l’empereur Thaï tsou de la dynastie des Liao (ga3) , les Sin lo lui envoyèrent un tribut consistant en productions de leur pays; et dans la quatrième des années Thian tsan (92 5) , le roi de ce pays vint lui-même à sa cour.

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