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L’ancien Royaume des IF eï me

était dans la province actuelle des Kiang yuan en Corée. L’histoire des Liao dit, qu’anciennement il n’y avait pas de villes dans le pays de Weï më, et ceux-ci y menaient une vie

( 1 ) C'est la dynastie des rois d’origine tubétainc, appelée aussi Hcou Thsin, qui régna à Si ngan fou dans le Ch si, de 38$ à

/|I 7 de J.-C

CORÉE

nomade. Selon le Wen hian thoung khao, tVèi était un pays des Tchao sian. Au sud, il confinait avec les Chili han ; au nord , il avait les Kao kiu li et les Ouô tsu ; à l’est, il s'étendait jusqu’à la grande mer, et à l'ouest il était limitrophe de Lô lang. Sous l’empereur Wou ti des Han, dans la première des années Yuan sô (128 avant notre ère), le chef desWeï N an lia et les siens se sauvèrent des Tchao sian , et arrivèrent, au nombre de deux cent quatre-vingt mille, sur les limites du Liao toung. Les Chinois les y établirent, et l’empereur donna au district qu’ils occupaient, le nom de Thsang liai kiun. Ils y restèrent pendant plusieurs années. Dans la première de celles appelées Yuan fung (1 10), ils détruisirent les Kao li , et leur pays fut alors divisé en quatre principautés. Du temps de l’empereur Tchao ti (de 84 à 74 avant J.-C.), deux de ces principautés furent réunies à celles de Lô lang et de Hiuan thou. Cette dernière revint derechef aux Kiu li. A l’est de la montagne Tan ta ling (Voy. page 72), les Ouô tsu et les fVéi më occupaient la principauté de Lô lang. Puis on prit pour frontière Kouang yuan; et plus tard on rétablit à l’est de cette montagne, les sept hian ou villes du troisième ordre, dépendant du gouvernement des tribus orientales de Lô lang. Sous l’empereur Kouang wou ti , dans la sixième des années Kian wou ( 3 o de J.-C.), on supprima

ce gouverneur, et l’on abandonna le pays situé à l’est de la montagne. Son ancien gouverneur fut créé Hian heou , ou duc d’une ville de la troisième classe ; il fut aussi ordonné que des petits chefs de ces cantons viendraient tous les ans à la cour pour féliciter l’empereur. Depuis les Han , ces officiers furent des Heou ou ducs, et les anciens de village, nommés San lao (Voy. page i48 ) , administraient les affaires des familles soumises à leur autorité. Les ancêtres de ce peuple ont été de la même race que les Kao li ; aussi son idiome est presque identique avec celui des derniers. Ils sont ordinairement très timides et retirés. Quand quelqu’un meurt, sa maison est délaissée. Tous les ans à la dixième lune, ils offrent un sacrifice au Ciel; ils boivent alors du vin, chantent et dansent jour et nuit. Cette fête s’appelle Danser le Ciel. Ils sacrifient aussi des tigres aux génies bienfaisans. Ceux parmi eux qui font quelque chose portant préjudice au village ou à la commune, sont punis par une amende en bœufs ou en chevaux , qu’on appelle le Dommage amende. Il y a dans leur pays beaucoup de panthères à beau pelage , et une petite espèce de chevaux

appelés J» T* Ko hia ma, ou chevaux

sous les arbres fruitiers. Ces chevaux n’ont que trois pieds de hauteur, et quand on les monte, on parvient précisément à atteindre les fruits

CORÉE

des arbres. Dans la mer on trouve le Pan yu , ou la Gobivide, dont on emploie la peau. Du temps des Han, les habitans en offraient toujours k l’empereur. Sous le règne de Thsi wang des Weî, dans la sixième des années Tching chi ( de J.-C. ) , les Pou naï, les tV ei heou et autres se soumirent avec leurs territoires, et il fut décidé qu’ils viendraient apporter le tribut «aux gouverneurs des deux principautés de Lô lang et de Taï fang. Ils furent employés aux mêmes services militaires que les sujets chinois.

Le Soü fV en hian thoung khao rapporte que, sous le règne de l’empereur Thaï tsou de la dynastie des Liao, dans la première des années Thian hian (ga5 de J.-G), après la pacification desPhoü haï, lesWeï mélui envoyèrent le tribut.

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