L’ancien Royaume de |j| 7 an lo
( Voy. pages 55 et 5G ) est limitrophe de la province actuelle de Khing chan en Corée. Il est
aussi appelé |j| Tan lo. Selon l’histoire
des Thang, ce royaume était situé sur une île, au sud des Sin lo. Dans le principe, il appartenait aux Pé tsi ; plus tard il fut soumis aux Sin lo. Dans la seconde des années Lin té (665 de J.-C.), un ambassadeur de ce pays vint à la cour de l’empereur de la Chine ( 1 ). Après cette
(1) L’histoire des Thang fait mention d'une ambassade antc-
époque, il fut entièrement réuni au Sin lo. Le livre Thou king dit, que le département de la ville de Tsi tcheou actuelle est l’ancien royaume de Tan lo. Sous les Yuan , dans la cinquième des années Ta té (i3oi), on y établit le gouvernement militaire de Tan lo.
Le Sou JVen hian thoung kao dit : Tan lo appartient au royaume de Kao li. L’empereur Chi tsou <J es Yuan ( Kho ululai khan), ayant subjugué le Kao li , les Japonais attaquèrent le Tan lo, pour secourir les Soung méridionaux.
Dans la onzième des années Tchi yuan (1274), cet empereur envoya un corps de troupes pour y rétablir l’ordre; alors ce territoire reçut une administration chinoise, et on y pLca un camp de dix-sept cents hommes de troupes destinées à la garde des frontières. Plus tard , les Y uan y établirent une administration militaire, et une civile dirigée par un Daroukhoua. Dans la suite, on fit quelques changemens dans cette administration , de laquelle tout le canton ressortit. ïæ tribut qui lui fut imposé, consis-
rieure de ce pays, arrivée en Chine sons le régne de Kao tsoung des Thang, dans la première des années Louug s<5 , on 66 1 de J.-C. Un auteur chinois rapporte à cette occasion, que les habitans portaient pour tout habit, les peau* d’une espèce de cochons. En été, ils habitaient dans des huttes de cuir, et en hiver, dans des cavernes souterraines. Leur pays produisit des grains , ma is ils ne se servaient pas de bœufs pour labourer la terre, qu'ils remuaient avec un instrument à pointes de fer. Kl.
COREE.
tait en cent pièces d’une étoffe velue, appelée Mao chi pou. Dans la trente-et-unième des années Tchi yuan (1294), la restitution de ce pays lut accordée au roi de Kao li à sa demande.
1 1. L’ancien royaume de ^ Foè lieou.
La ville de Tching tcheou tchhing ( Voy. p. 85 ), est située dans l’ancien territoire du royaume de Foé lieou. L’histoire des Liao dit : « Tching tcheou est l’ancien pays des rois de Foé lieou, qui fut envahi par Koung suri khang. Les Phoü haï y établirent la principauté Foè lieou kiun, située sur la rivière Foé lieou choui. On y comptait cinq cents familles, et elle dépendait de Tai tcheou (1), qui en était
éloignée de 38 o li au nord-ouest ». Du ressort de cette ville, était également Toung na hian, dont l’ancien territoire était à 70 li à l’ouest de Taï tcheou.
ia. Le fort de Tsing jr tchin était au nordest de Thsiuan tcheou. On dit que ce fut la même place qui autrefois dépendait du Pé tsi, sous le nom de Cha tsing tchdi. Sous les Ming, dans les années Wanlÿ (de i 5 y 3 à 1619), quand
(1) C’est ainsi que porte l'original. Le caractère Tai ne
se trouve pas dans les dictionnaires chinois; mais le groupe qu'il a à droite, se prononce Taï. Kl.
les Japonais se portèrent sur la capitale de la Corée, ils établirent un camp fortifié à Tsing ÿ, à plus de 600 li de la capitale.
i3. Pf thi kouan, à 3o li à l’ouest de la résidence du roi de Corée. A l’est de cette auberge, il y avait un pont nommé Ta chj khiao, ou le grand pont en pierres. Sous les Ming, dans les années Wan lÿ, Là ju soung y livra bataille aux Japonais.
i4- L’auberge Su ning kouan est au nordouest de Phing jang. Le Thou king dit : « A l’occident de Sü ning kouan est la ville de Ting tcheou, et à l’orient celle deNgan tcheou.» Dans la vingtième des années Wan lÿ (1693), Li ju soung allant au secours de la Corée, passa le Yâ loü kiang et arriva à l’auberge Sü ning kouan, située à deux journées avant Phing
i an g-
1 5. La sépulture de Khi tsu ( Voy. pag. i44) , à 3 li au nord-ouest de Phing jang, est entourée de petites montagnes. Sur le devant, on voit l'autel de Khi tsu , placé sous la garde de deux officiers , chargés d’y offrir des sacrifices , et qui sont de la propre famille de Khi tsu.
Sur les bords du Ta thoung kiang est un bois de 1 o li d’étendue. Le tronc de ses arbres ressemble à celui des sapins, mais leurs feuilles sont celles de l’orme. Les habitans s’en servent en temps de disette. D’après la tradition, ce bois a été planté par Khi tsu.
COlt É F.
Productions de la Corée.
Toile blanche, faite avec les filamens de la plante T chu ( LJrtica japonica). Tafetas brodé. Toile de coton. Nattes ornées de dragons à cinq griffes. Nattes à fleurs en diverses couleurs. Papier blanc satiné. Riz blanc et en paille. Peaux de cerf et de loup. Sabres. — Les objets mentionnés ci-dessus constituent le tribut que le pays envoie à l’empereur de la Chine. — D’autres productions sont : or, argent, fer, lampes de pierres rouges et blanches, cristal de roche, sel, pinceaux faits des poils de la queue du loup, huile, charbon de terre, encre, éventails en bambou et en os, dont quelques-uns sont d’un prix assez élevé; vernis jaune provenant d’un arbre qui ressemble à un palmier, et dont on recueille le suc dans la sixième lune; les choses qu’on en enduit, sont de couleur d’or; les petits chevaux appelés Ko hia ma et mentionnés plus haut à la page 162; poules à longue queue, mentionnées dans le Han chou, qui dit qu’il y a dans le pays de Ma han, des poules dont la queue a cinq pieds de long ; miel , une petite espèce de renard , dont la peau ressemble à celle de la zibeline; peaux de panthères rouges (le Heou han chou, rapporte qu’il y a dans le pays des Weï më , beaucoup de panthères à beau pelage ) ; le poisson appelé Pâ chao yu , ou à huit branches; des
huîtres appelées T chu kô; le poisson Pan yu (la Gobivide, voy. plus haut, page i63), des grandes coquilles de mer ; l’animal marin appelé Kouei kiô , ou pied de tortue; la Dori s (Haï cheng); le Fucus saccharinus (Kuen pou)-, du riz ordinaire propre à la fabrication du vin ; du millet; du chanvre; du blé; des pins, dont il y a deux qualités , une à feuilles acéreuses et portant une pomme quia l’air d’être nouée; du Jinsen ; du Fou lin g ou radix China; du soufre; les graines médicinales appelées Pë fou tsu (espèce d’aconit à fleurs blanches); des noisettes; des poires et des châtaignes.