‹ San kokf tsou ran setsChapitre 26 sur 64 · LIEOU KHIEOU · texte numérisé non relu

LIEOU KHIEOU

est à i4o ri au sud de la province japonaise de Satsouma. Les îles de Ai kai (Khi kiai), Oo sima (Ta tao) et Tok-no siina (Té tao) sont situées entre Riou kiou et Satsouma ; c’est pourquoi les habitans de ce dernier pays les appellent les Iles du chemin.

La ville royale est la principale de la grande île et de tout ce royaume, c’est pourquoi on la nomme Ziou ri (Cheou li) ou la capitale.

Le climat de ce royaume est chaud ; on y récolte, deux lois par an , du riz et du sorgho. En hiver, il n’y a jamais de neige ou de gelées blanches.

Les villes murées du pays sont appelées Ma kiri (en chinois Kian thsiè).

Le fils du roi porte le titre à' O si (Wangtsu), c’est-à-dire prince royal. Ses frères cadets appartiennent à la première division de la classe de la noblesse. Cette première classe, portant le nom d 'An zi ( Ngan szu ), est égale pour le rang aux Oo na (Ta ming ou grands noms), c’est-àdire aux princes japonais. Les revenus de ses membres sont ordinairement de deux mille Kokf (Chy ) (i). A la première classe nommée San

(i) Kokf est U prononciation japonaise du caractère chinois lu), qui désigne une mesure contenant dix ï|- trou, et pesant cent dix livres chinoises. A présent on emploie ordinairement le caractère chy (pierre) au lieu de M; dans cette accep-

szu koung (San szu koung), ou les parens des trois palais, appartiennent les proches parens du roi, qui se subdivisent en Ten soi si (Thian thsao szu), Grands du Ciel, Ti soi si (Ti thsao szu), Grands de la Terre, et Z in soi si (Jin thsao szu), Grands des Hommes. On peut les comparer aux San go (San koung) , ou trois espèces de comtes au Japon. D’autres parens du roi sont de la seconde division de la seconde classe. Encore d’autres plus éloignés, appelés Oya oun siô (Thsin yun chang), sont du troisième jusqu’au septième rang. Les fils des hommes de la cour portent le titre de Sato-no ko (Li tchi tsu ) ; ils possèdent chacun un village ou un hameau , sont les juges dans les tribunaux , et forment la première et seconde division de la huitième classe. Les Tsikf toi (Tchü teng), enfin, sont dans les deux divisions de la neuvième.

Depuis long-temps il n’y a pas dans ce pays d’autres monnaies que les petites pièces japonaises en cuivre, qui portent l’inscription

4s. Kwan yëi tsou fo ( Rouan young thoung pao).

tion,il est également prononcé kokf au Japon. A présent, le kokf est de trois ballots de rit , chacun évalué à deux onces d’argent ; de sorte que le kokfe n vaut six ou un kobang en or. Les revenus de tous les grands de l’empire, de même que des moindres employés , sont comptés par kokf. Le vieux kobang est estimé à 5 1 fr. a/i cent., et le nouveau, à 3a fr. 69 centimes. Kl.

LIEOTJ KH 1 EOU.

Comme ce petit royaume est situé entre Jes deux grands empires de la Chine et du Japon, il se trouve sous la dépendance des deux ; et ses habitans , tout en se servant des titres honorifiques que les empereurs de la Chine donnent aux années de leurs règnes, sont de l’autre côté tributaires du Japon ; ou plutôt ils se disent, d'après les circonstances, tantôt dépendans de la Chine, tantôt du Japon.

On voit dans ce pays, beaucoup de temples identiques avec ceux du Japon , tels que le Dài sin miya d'Ize, et ceux du Fatti mongol, de Kounui no, et de Ten mon miya.

Les rois actuels de Lieou khieou sont parens de la famille des Dairi du Japon. Le fondateur du royaume fut de la race Ten son si (Thian sun chi), ou des neveux du Ciel. Selon la tradition vulgaire, ses descendans y ont régné quelques milliers d’années; le dernier fut assassiné par un des An zi, ou nobles qui s 'étaient révoltés, lequel se fit roi. Sooii oura (Thian phou), un autre An zi, punit l’assassin, et les habitans du pays le placèrent sur le trône, sous le titre de Souri ten o (Chun thian wang). Il était le second fils du prince japonais Tsin sei fats tô Tome tomo (Tchin pâ si lang Wei tchaoo), et sa mère, la sœur cadette de l’An zi ou prince de Dài ri (Ta li), dans le Riou kiou. Ta me tomo, ayant traversé la mer, dans l'année Yéi mon (i 1 6 r >) du Dairi IV i sio ten o,

était arrivé dans le Riou kiou. Il s’y fit craindre par ses qualités guerrières, et épousa la sœur cadette de l 'An zi de Daï ri. Le fruit de leur union fut Soun ten o, né dans la seconde des années Kian tao ( 1 1 67) , de l’empereur Hiao tsoung, de la dynastie chinoise des Soung. Après sa naissance, son pèreTame tomo , se sentant un désir irrésistible de revoir sa patrie , retourna au Japon. Son épouse y arriva plus tard avec Sooti oura , qui, devenu grand, avait acquis à lage de seize ans, une force de corps extraordinaire. Revenu dans sa patrie, il y fut nommé An zi par les habitans. Il n’avait que vingt-deux ans quand il punit les révoltés, et devint maître du royaume. C’est de lui que descendent les rois actuels de Riou kiou , dont voici la suite :

1. Soun ten o (Chun thian wang), régna cinquante-et-un ans , et mourut à l’âge de soixante-douze.

а. Soun ba sin ki (Chun ma chun hi) régna onze ans.

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