L’INTERCESSION DE SAINTE ANNE, ETC
tinés Adam et l’Eden, Abraham et la Palestine, Moïse et le Sinaï, David et Sion, saint Pierre et Rome, saint Antoïne et la Thébaïde, saint Benoît et le Mont-Cassin, saint François d'Assise et les montagnes de l’Ombrie ; hommes et lieux qui se répondent dans les échos de l’histoire et se prêtent, par la corrélation de leur renommée, une mutuelle poésie.” A cette énumération ne pouvons-nous pas ajouter sainte Anne et le Sanctuaire du Petit-Cap ?
Le P. Le Mercier va nous rapporter les merveilles opérées par sainte Anne, non pas toutes, mais seulement quelques-unes des plus considérables pour satisfaire à la piété des personnes qui l’ont souhaité de lui.
“En l’année 1662, Marie - Esther Ramage, âgée de 45 ans, femme d’'Elie Godin, de la paroïsse de sainte Anne du Petit Cap, étant demeurée depuis dix-huit moiïs toute courbée, de sorte qu’elle ne pouvait aucunement se redresser, et qu’elle était obligée b
de se traîner comme elle pouvait avec son bâton, sans aucune espérance de pouvoir jamais recouvrer la santé par les moyens humains, se souvint que son mari lui avait dit qu’en sa présence, Louis Guimond, de la même paroisse, avait été soudainement guéri d’une grande douleur de reins en mettant par dévotion trois pierres aux fondations de F l’église de sainte Anne qu’on commençait à £ bâtir. Alors elle invoqua la sainte, la priant
de faire un miracle sur elle, comme elle l avait fait sur cet homme ; en même temps,
L. oubliant son bâton qui avait disparu, elle se 4 É trouva sur ses pieds toute droite, marchant | Ë avec autant de facilité qu’elle eut jamais | 1 fait. Tout étonnée d’un changement si subit, (A
* elle se mit à rendre grâces à sainte Anne | | du bienfait qu’elle venait de recevoir, et |! depuis elle est restée en parfaite santé. Ce . miracle a beaucoup servi à confirmer dans
É la foi toute cette faille qui avait longtemps 0 vécu dans la religion prétendue réformée.
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