AU CANADA
des rivages des grands lacs à l’un des sanctuaires de sainte Anne, et là, à genoux, entonnant, dans leurs divers dialectes, les louanges de la patronne chérie, ils la remerciaient de quelques grâces signalées ou l’imploraient pour le succès de leur chasse, la cessation d’un fléau ou pour quelque autre insigne faveur.
Dès 1627, nous voyons le culte de sainte Anne recevoir la haute consécration de l’autorité épiscopale. Par son mandement du 3 décembre, Mgr de Laval, premier évêque de la Nouvelle-France, érigeait la fête de sainte Anne en fête d'obligation pour tout le pays ‘ parce que, disait-il, Le christianisme a, dans ‘ ces contrées, un besoin particulier de puis- ‘ sants protecteurs au Ciel, et que nous avons ‘ reconnu un concours général de tous les ‘ fiaèles à recourir, en tous leurs besoins, ‘avec une piété et une dévotion singulières, ‘à la bienheureuse sainte Anne, et même “ qu’il a plu à Dieu, depuis quelques années,