‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 110 sur 113 · V.-plus haut, p · texte numérisé non relu

V.-plus haut, p

7. CF. N. P. Kondakov, Makedonija, Pétersbourg, 1909, p. 132 s., fig. 73,74; Ch.

Diehl, M. Le Tourneau et H. Saladin, Les monuments chrétiens dé Sélbnique. Paris, 1918, p. 229.

pieds des saints dont ils contiennent les restes !. On peut revendiquer pour les Byzantins la priorité de cette conception, quand on connaît le nombre de reliquaires qu'ils avaient fabriqués pour abriter les

F1G. 23. — Reliquaire du South-Kensigton-Museum.

différentes parties des corps saints, qu’ils avaient réussi à réunir au prix de bien des efforts dans leur capitale?. La statue de Constantin

1. Les exemples sont très nombreux. On citera au trésor de Saint-Marc le bras-reliquaire de saint Serge, en argent doré, travail vénitien du xv° siècle (cf. A. Pasini, op. cit., p. 37, Album, pl. XXXIHI, n°58; E. Molinier, op. cit., p. 89). Venise, on le sait, prétendait posséder une partie du bras de ce martyr (cf. Riant,

Exuviæ, t. II, p. 268).

2. D’après Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné du mobilier français, t. I, Paris, 1874, p. 213, art. Reliquaires, la forme des reliquaires qui reproduisent les parties du corps serait la caractéristique des reliquaires fabriqués en Occident, parti-

le Grand, qui se dressait au sommet de la Colonne du forum, n’était-

F1G. 24 — Croix de Blanchefosse (Ardennes).

elle pas déjà un reliquaire ! ?

Enfin la croix du Golgotha elle-même se prêtait à un effet décoratif très heureux.

Les Byzantins la représentèrent sous deux aspects. Elle a la forme d’une croix simple déjà au sixième siècle sur le reliquaire byzantin du Vatican, qui contient une parcelle du «bois vivifiant ».Les Occidentaux enfermèrent des fragments de cette précieuse relique dans leurs croix-reliquaires, qui présentèrent aussi l'aspect d’une croix simple, comme la croix dite de Charlemagne au trésor d’Aix-la-Chapelle * ou comme celle du trésor de Saint-Maurice d’Agaune #, Mais la forme orientale du reliquaire de la croix à double travée était aussi largement représentée dans les trésors

culièrement pendant les xu° et xim° siècles. Les reliquaires venus d'Orient pendant cette période seraient «des coffres, des boîtes ». Cette assertion ne peut plus

se soutenir aujourd’hui.

Page 1