‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 12 sur 113 · Cf. Theophanes, Chron.. éd. de Boor, t. I, p · texte numérisé non relu

Cf. Theophanes, Chron.. éd. de Boor, t. I, p

6. Cf. Georgii Monachi, Chron., éd. de Boor, t. II, p. 619 ; Cedrenus, éd. Bonn, &. I, p. 618-619. Sur l'invention du corps de Barnabas et sur l’église de Chypre, voir

Ainsi, dès le début du cinquième siècle, le palais avait reçu une relique insigne, la main droite du premier martyr. Au fur et à mesure qu'il s'agrandit, les empereurs y accumulèrent les trésors d’art et de sainteté, Au sixième siècle, l'entrée de la demeure impériale ayant été incendiée pendant la sédition de Nica (532), Justinien la reconstruisit et en fit un édifice imposant, surmonté d’une coupole, et le décora de marbres et de mosaïques !, La nouvelle Chalcé devint un véritable musée peuplé de statues ; elle devint aussi un véritable Sanctuaire. On sait qu’au-dessus de la porte de bronze une icone représentait Je Christ. ‘Au ‘huitième siècle, l’empereur iconoclaste Léon l’Isaurien donna l’ordre de la détruire. Le spathaire, qui avait été chargé de cette besogne, était monté sur une échelle, la hache à la main, lorsque Théodosie, aidée de pieuses femmes, renverse l'échelle; le spathaire se tue. Théodosie subit le martyre avec ses compagnes et devint par cet exploit une des victimes les plus populaires de la persécution iconoclaste?. Dans ce somptueux vestibule les chroniqueurs ont signalé une icone du Christ, qui, sous le règne de l’empereur Maurice (582-602), avait proféré des sons intelligibles 3. Le cas de cette icone parlante n’est pas isolé. Au quatorzième et au début du quinzième siëcle on montrait aux pèlerins, à Sainte Sophie, une « image miraculeuse de la très sainte Vierge d’où était sortie une voix À ».

I circulait sur l'icone du Christ que Léon l’Isaurien avait fait briser à la Chalcé un récit non moins extraordinaires. On racontait que

R.'A. Lipsius, Di- apokryphen Apostelgeschichten und Apostellegenden, t. II, 2, Braunschweig, 1884, p. 292-294, 301; E. Lucius, les Origines du culte des Saints, Paris, 1908, p. 217-118; H. Delehaye, Les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 103, 260.

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