‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 17 sur 113 · Sur cette église voir J. Ebersolt, op. cil., p · texte numérisé non relu

Sur cette église voir J. Ebersolt, op. cil., p

3. Cf. Cedrenus, éd. Bonn, t. Il, p. 319; Theophan. Cont., VI, 48, éd. Bonn,

p- 432. Sur cette image voir À. Rambaud, L'empire grec au x° siècle, Constantin Porphyrogénèle, Paris, 1870, p- 105 s.; R. A. Lipsius, Die apokryphen Apostelgeschichten und Apostellegenden, t. II, 2, Braunschweig, 1884, p. 186 s.; Dobschütz, Christusbilder, t. 1e Leipzig, 1899, p. 149 $., t. III, p. 39 s.,.110 s.; E. Lucius, Les Origines du culte des Saints, Paris, 1908, p. 260, 331.

4, Cf. Cedrenus, éd. Bonn, t. II, p. 364; cf. Dobschütz, op. cit., &. I, p. 172 S.; eur cette campagne, cf. G. Schlumberger, Un empereur grec au x° siècle, Nicéphore Phocas, Paris, 1890, p. 695 s. Des cheveux de Jean-Baptiste sont signalés, en 1200, par Antoine de Novgorod dans l'église des Blachernes (Itin. russes, p. 100). D'autres sont mentionnés avec la tête du Baptiste (v. plus loin).

tantinople, avait fait faire un reliquaire en or, décoré de pierres précieuses, et l'avait déposé dans l’église de la Vierge au Palais.

Jean Tzimiscès, au cours de sa campagne de 975, avait ramené plusieurs reliques. Il avait déposé les sandales du Christ et l'icone de Béryte à l’église du Sauveur à la Chalcé, la chevelure de Jean-

Baptiste dans Deelee de la Mère-de-Dieu au Palais?.

Enfin, sous Romain III Argyre, Georges Maniakès prend Édesse, en 1032, et envoie à Constantinople une autre relique non moins fameuse que l’image, la «lettre autographe que Notre Maitre et Seiïgneur Jésus-Christ avait envoyée à Abgar ». Cette lettre, dont l’arrivée fut aussi célébrée par des fêtes splendides, fut déposée par l’empereur Romain au Palais sacré, à côté des reliques illustres que ses prédécesseurs y avaient déjà rassemblées.

Ainsi, au dixième siècle et au début du onzième, le palais s'était enrichi considérablement en souvenirs sacrés. À cette époque la sainte Lance se trouvait aussi à l’église de la Vierge-du-Phare, et non plus à Sainte-Sophie, où elle avait été déposée lors de son arrivée en 6144. D’après le livre des Cérémonies, la cour allait, en effet, le vendredi saint vénérer la Lance au Phare?. C’est la « chapelle de l’empereur » où elle est signalée en 1150 et plus tard5, la « petite église sous le vocable de la Vierge » où Antoine de Novgorod la mentionne en 12007.

De même la sainte Croix n’était plus à cette époque conservée à Sainte-Sophie, où elle avait été déposée en 635 et où Arculf la vit à la fin du septième siècle $. Suivant l’usage rapporté par le livre des Cérémontes la cour allait, le troisième dimanche du Carême consacré à Padoration de la Croix, vénérer « les bois » dans l’église de la Vierge-du-Phare®. C’est là que la Croix est aussi adorée le 1er Août,

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