LC. Ger., IL, 7, p. 585 S
5. Cf. Cer., El, 52, p. 780 ; Syn. eccl. Const., p. 205, 264. Au xrve siècle, l'empereur ne se rendait plus dans cette église qu'à la fête de Constantin le Grand et à celle des saints Apôtres (cf. Codinus, De Officiis, XV, éd. Bonn, p. 81).
6. Cf. Cer., 1, 10, p. 76; II, 6, p. 532. Les textes signalent aussi à l'entrée de
l'église un horologion (cf. Cer., Il, 7, p. 535, 536). C’était probablement une petite
cour, analogue à celle qui a été signalée à l’angle ERPRnÈRE de Sainte-Sophie ; cf. J. Ebersolt, Sainie-Sophie de Constantinople, Paris, 1910, p. 2, 4-6, 36.
7. Cf. Cer., L, 10, p. 76 ; IL, 6, p. 532. Heisenberg, op. cit., t. IT, p. 135, a reconnu cette disposition du narthex.
a CG Gers, E,10;D:)76.
9. CE. Cer., I, 10, p. 76; IT, 6, p. 533 ; II, 7, p.535, 536-537. Du narthex on contournait l’ambon, on traversait l’espace précédant immédiatement le sanctuaire (soléa) et on arrivait aux saintes portes (%yiar bôza:, #1y-Md:<) qui s'ouvraient sur Pautel (Ds:xsznçrov, Büux, &yia =odrz=ta).
10. Le trajet du sanctuaire des Saints-Apôtres au mausolée de Constantin est décrit deux fois (cf. Cer., I, 10, p. 76-77 ; IL, 6, p. 533). Le pèlerin Etienne de Novgorod a signalé le tombeau de Constantin derrière l'autel, du côté de l'orient cf. Itin. russes, p. 123).
gnage de Nicolas Mesaritis, un édifice circulaire recouvert d’une coupole !. Justinien, qui conserva ce monument vénérable, en fit une annexe où l’on avait accès directement de l’autel de sa nouvelle église.
Du mausolée de Constantin on pouvait aussi se rendre au mausolée de Justinien, qui, d’après Nicolas Mesaritis, formait un édifice distinct, attenant au bras septentrional de la croix ?. Quand on allait du mausolée de Constantin au mausolée de Justinien, on rencontrait les tombeaux des patriarches Nicéphore et Méthode*.
L'église était pourvue de tribunes (xarryouueweis), auxquelles on avait accès par un escalier en colimaçon (royhias), qui se trouvait dans la partie gauche, c’est-à-dire nord, de Patrium (loutir), à l’extrémité septentrionale du narthex. Ces tribunes s ‘étendaient non seule ment au-dessus du narthex, mais entouraient toute lPéglise. Elles
DAGE Heisenberg, op. cit., t. II, p. 12, 81, 107-108. La forme exacte du mausolée de Constantin n'apparait pas nettement dans les textes. La coupole pouvait reposer directement sur le mur extérieur, comme on le voit sur une miniature du Ménologe du Vatican (cf. Heisenberg, op. eit., t. IE, pl. III, 2). Pour la disposition intérieure on a proposé différents partis, celui de Sainte-Constance à Rome (cf. V. Schultze, op. cit., p. 15}. La forme en croix a élé supposée par J. Strzygowski, Byzant. Zeitschrift, t. XVIII, 1909, p. 282.
2. Cf. Heisenberg, op. cil., p. 85, 138-139. D'après cet auteur le mausolée de Justinien avait la forme d'une croix et reproduisait dans de moindres proportions le plan de l'église ; cependant il est douteux qu’il ait été recouvert, comme cette dernière, par cinq coupoles. La structure de ce mausolée n'apparait pas nettement dans les textes ; de même on ignore de quel côté du bras de la croix il était placé.
3. Cf. Cer., I, 19, p. 77. L'empereur et le patriarche, qui sont dans le mausolée de Constantin, en sortent et vont aux tombeaux des patriarches Nicéphore et Méthode ; de là le basileus se rend aux tombeaux des empereurs, d'où il sort pour passer avec le patriarche par le côté gauche du naos, par le gynécée, c’est-à-dire par le côté nord de l’église. (Sur le sens du mot « gynécée » dans le livre des Cérémonies, V. J. Ebersolt, op. cit., p. 31.) Le patriarche rentre ensuite dans le sanctuaire tandis que l’empereur sort dans le narthex de l’église. Les tombeaux des empereurs signalés dans ce passage sont ceux du mausolée de Justinien, attenant au bras nord de la croix. Les tombeaux impériaux étant disposés dans les deux mausolées attenant à l'église, les tombeaux des patriarches Nicéphore et Méthode devaient se trouver dans l'église, sur le trajet suivi par l'empereur quand il se rendait du mausolée de Constantin au mausolée de Justinien. On ne peut être d'accord avec O. Wulff (Byzantinische Zeitschrift, t. VII, 1898, p. 328), qui prétend que la plupart des sarcophages se trouvaient dans l'église même. Le texte du livre des Cérémonies dit nettement que l’empereur entre aux tombeaux des empereurs, puis en ressort pour passer par le côté gauche du naos. Ce qui indique que les tombeaux impériaux ne se trouvaient pas dans l’église mème, mais dans le mausolée attenant au bras nord de la croix.
4. Les tribunes au-dessus du narthex sont signalées dans Cer., I, 10, p. 77-80. L'empereur, qui se trouve dans le narthex, se dirige vers la partie gauche du loutir et monte par le cochlias de gauche dans les catichoumenia. La suite du basileus et le patriarche suivent le même trajet pour monter dans les tribunes, où la cour reçoit la communion des mains du patriarche. La communion terminée, le patriarche redescend dans l'église. Après le service liturgique, le basileus traverse les tribunes antérieures (y Éuroooûey xatnpouuevelwv) et entre au palais. (Sur ce palais, qui communiquait avec les tribunes des Saints-Apôtres, v. plus loin.) Dans ce palais a lieu un festin auquel le patriarche est convié. Le repas
étaient soutenues par les séries de colonnes, qui, au rez-de-chaussée, bordaient les quatre nefs dessinant la croix.
Comme à Sainte-Sophie, on rencontrait autour des Saints-Apôtres plusieurs monuments parasitaires, qui s’élevèrent, après le sixième siècle, à l'ombre des cinq coupoles que J'ustinien avait si hardiment dressées. Ces constructions d'aspect plus modeste formaient, avec
F1G. +. — Arrivée du corps de saint Jean Chrysostome à l'église des Saints-Apôtres. Miniature du Ménologe de Basile II.
les deux mausolées impériaux, un vaste ensemble, qui s’étageait au sommet de la quatrième colline d’où émergeaient cinq dômes étincelants.
terminé, le patriarche prend congé de l’empereur et rentre dans l’église par les catichoumenia. Quelques instants après, l'empereur quitte aussi le palais, traverse les « catichoumenia du narthex », descend par le même cochlias de gauche, et arrive dans l’atrium (loutir). Ainsi les tribunes, qui s’étendaient au-dessus du narthex, sont désignées nettement deux fois ; ce sont les catichoumenia antérieurs ou du narthex. L'existence des autres tribunes est signalée dans Cer., LANDES On voit ici les souverains monter par un escalier de bois, situé en dehors du mausolée de Constantin et donnant accès aux catichoumenia des Saints-Apôtres, traverser ces tribunes et se rendre au palais, où avait lieu un festin, comme précédemment,. Ainsi les souverains ont monté dans les tribunes par un escalier, qui se trouvait près du mausolée de Constantin. Comme le mausolée était situé, on ie sait, à l’est du bras oriental de la croix, il faut admettre l'existence de tribunes, différentes des tribunes du narthex. Heisenberg (op. cit., t. Il, p. 137-138), qui n’a pas tenu compte de ce dernier texte, prétend à tort que les tribunes n'entouraient que le bras occidental de la croix.
Parmi ces édifices se trouvait d'abord l’église de Tous les Saints, qu'une tradition attribue à l’empereur Léon VI le Sage (886 911) 1. Attenante à l'église des Saints-Apôtres, elle était pourvue d’un
narthex, d’un sels etse terminait par une abside Geôyyn) ?. On y:
rencontrait aussi un oratoire consacré à saint Léon’, ainsi que plusieurs reliques #.
L'église de Tous les Saints communiquait elle-même directement avec un oratoire, qui fut construit par Constantin VII Porphyrogénète (912-959) et dédié par lui à la mémoire de sainte Théophano, la première femme de l’empereur Léon VI le Sageÿ. Plus loin vers lest, se dressait encore un autre oratoire, celui de saint Hypatios. C'était aussi un monument distinct, qui avait un narthex et un atriumf.
1. Cf. Preger, Script. orig. Const., t. Il, p. 280-281. D'après ce texte, Léon VI aurait employé pour la construction de cette he des matériaux empruntés à l'église de Saint-Étienne près du Sigma, église attribuée à Constantin le Grand.
2 Cf. Cer., Il, 7, p.-536-531.-A la fète de Tous les Saints les souverains arrivent à la porte des Saints-Apôtres, qui donne accès à l’horologion, puis ils tournent à droite, passent par le narthex de Tous les Saints et montent dans les catichoumenia des Saints-Apôtres où ils assistent au service liturgique. Ils redescendent ensuite par l'escalier en colimacçon (cochlias) dars le narthex des Saints-Apôtres, passent par l’horologion, entrent dans l'église par le gynécée pour aller au sanctuaire. De l’autel des Saints-Apôtres ils se rendent ensuite en procession à l'église de Tous les Saints, où ils pénètrent dans l’autel. Le trajet 4e l’église des Saïints- Apôtres à l'église de Tous les Saints est mentionné dans un autre passage (Cer., IT, 6, p. 533). Le basileus, qui se trouve dans le mausolée de Constantin, revient avec le patriarche, qui entre dans l’autel. [Il prend congé de ce dernier et, avec sa suite, traverse « la place (££éeoov) de la conque des Tous les Saints ». Il s'agit sans doute d'un espace à ciel ouvert, qui s'étendait derrière l'abside de cette dernière église.
3. Cf. Cer., II, 7, p. 537. Cet oratoire se lrouvait sans doute sur le côté droit, c'est-à-dire méridional, de l’église. Les souverains, qui se trouvent dans l'autel de Tous les Saints, en sortent par le côté droit et pénètrent dans l’oratoire de saint Léon. De nombreux saints de ce nom sont mentionnés dans le Synaxaire; cf. Syn. eccl. Const., p. 1120-1121.
4 Si ces reliques se trouvaient celles de-saint Isakios (cf. Preger, Script. orig. Const., t. II, p. 280-281). Le nom d'Isakios (— Isaak, Isaakios) est porté au moins par se saints (cf. Syn. eccl. Const., p. 1104). En 1200, Antoine de Novgeorod signale « du côté de l'église des Apôtres » l'église de Tous les Saints, où il a vu la tête de l’apôtre Philippe et d’autres reliques (cf. Jin. russes, p. 104).
5. Cet oratoire ne doit pas être confondu avec l'église élevée non loin des Saints-Apôtres par Léon VI en lhonneur de Théophano (cf. Theophan. Cont. ne 18, éd. Bonn, p. 364; Cédrénus, éd. Bonn, t. II, p. 260 ; Heisenberg, op. cit.,
‘ET, p-8à 2). a mémoire de sainte Théophano était célébrée e aux Saints-Apôte le 16 décembre (cf. Syn. eccl. Const., p. 314-316 : syn. sel.) Son oratoire communiquait directement avec l’église de Tous les Saints (cf. Cer., IT, 7, p. 537). Les souverains, qui se trouvent dans l’église de Tous les Saints, passent par une voûte en berceau (5x0), située à l’intérieur du hèma, et entrent dans l'oratoire de la sainte impératrice Théophano. (Sur le sens du mot Kyklion, v. J. Ebersolt, op. cil., p. 12 n. 3). D'après le texte des Patria, l’orataire construit par Constantin VII étail situé «en dehors de l’ancienne conque des tombeaux » (cf. Preger, op. cil., t. IT, p. 282). On säit que le mausolée de Justinien avait une conque (cf. Cer., IT, 42, p. 644). Il était, on l’a vu, attenant au bras septentrional de la croix. L'oratoire devait s'élever à côté du mausolée.
6. Cf. Cer., IT, 7, p. 538. De l’oratoire de sainte Théophano les souverains pas
Ainsi, outre les deux mausolées, s’élevaient au dixième siècle, tout près des Saints-Apôtres, une église et au moins deux oratoires. Cet ensemble fut complété, à la même époque, par l’adjonction d’un palais. Le palais de Bonos fut construit par: Romain 1°" Lécapène (920-944), comme résidence d'été! ; d'ici, en effet, on jouissait d’une vue magnilique sur la Corne d'Or et les quartiers maritimes. Ce palais, qui portait le nom d'une citerne voisine?, communiquait directement avec l’église des Saints-Apôtres 5. Il était précédé d’une Cour (axé) ; où y trouvait une chambre réservée à l’empereur (xo), un ériclintuwm, où l’empereur célébrait des festins#, et une église avec deux autels ; Pun était dédié à sainte Hélène; l’autre, consacré à Constantin le Grand, était orné d'un céborium en argent. C’est là que les souverains allaient prier et assister à l’office, devant « la grande croix de saint Constantin » lorsque, le 21 mai, ils venaient dans ce palais célébrer l'anniversaire du fondateur de la cité ?.
Nombreux et inestimables étaient les trésors qu'abritaient l’église des Saints-Apôtres et ses annexes. Dans les deux mausolées de Constantin et de Justinien se dressaient les nombreux sarcophages impériaux 6. Dans l'église elle-même on vénérait plusieurs tombeaux
sent par le narthex de l’oratoire de saint Hypalios et par l'atrium (exaeron). De là ils montent par l'escalier de bois, situé en dehors du mausolée de Constantin, pour se rendre dans les tribunes des Saints-Apôtres. (Sur ce trajet, v. plus haut p- 3+t n. 4) L'oratoire de saint Hypatios se trouvait donc près du mausolée de Constantin. On célébrait à Constantinople la mémoire de plusieurs saints du mème nom (cf. Syn. eccl. Const., p. 1173).
1. Cf. Cédrénus, éd. Bonn, t. IT, p. 343. Dans le livre des Cérémonies, ce palais est appelé « nouveau palais de Bonos » (cf. Cer., II, 6, p. 532).
2. Cette citerne avait été construite par le patrice Bonus, originaire de Rome (cf. Preger, Script. orig. Const., t. IT, p. 189). Strzygowski, Die by:antinischen Wasserbehälter von Konstantinopel, Vienne, 1893, p. 185-186, a supposé qu'elle se trouvait près d’'Eski-Ali-Pacha-Djami, mais n’a pu en retrouver de trace. Cette hypothèse est plus vraisemblable que celle de Mordtmann, Esquisse topographique de Constantinople, Lille, 1892, p. 10, et de Bjeljaev (Viz. Vremennik.. t. II1, 1896, p. 364), qui identifient la citerne de Bonos avec le Tchoukour-Bostan, au sud de la mosquée de Sultan Sélim. Cette dernière, convertie aujourd'hui en jardins, est à ciel ouvert; celle de Bonos était couverte (cf. Preger, loc. cit. ; A. van Millingen, Byzantine Constantinople, Londres, 1899, p. 24). Gedeon, Buyfayziwôv ‘Eootodsywov, Constantinople, 1899, p. 106, a idenfifié à tort la citerne de Bonos avec celle de Mokios.
3. On pouvait se rendre au palais de Bonos depuis les tribunes des Saints- Apôtres (cf. Cer., 1, 10, p. 79-80 ; IT, 7, p. 538) et depuis l'église de Tous les Saints (cf. Cer., IT, 6, p. 533).
4. Cf. Cer., I, 10, p. 79-80 ; IT, 6, p. 533-535 ; If, 7, p. 538.
5. Cf. Cer., II, 6, p. 534; Syn. eccl. Const., p. 709; Dmitrievskij, Opisanie, t. I, NÉE
F 6. Sur ces sarcophages :v. J. Ebersolt, Mission archéologique de Constantinople,
Paris, 1921, chap. 1*.
de saints. C’étaient d’abord ceux des patriarches Nicéphore (806-815) et Méthode (843-847). Le corps de Nicéphore, déchu comme partisan des images, fut ramené à Constantinople par les soins du patriarche Méthode, après le rétablissement de l’orthodoxie en 843?. Plus tard Méthode reposa lui-même aux Saints-Apôtres, parce qu'il avait « chassé l’hérésie » des iconoclastes?. Ainsi les restaurateurs de l'orthodoxie recueillaient les restes des récents confesseurs et les déposaient dans les sanctuaires, où ils étaient vénérés à légal des reliques des Apôtres et des grands docteurs de l'Église.
L'église des Saints-Apôtres était une vaste nécropole. Les tombeaux de Grégoire de Naziance et de Jean Chrysostome se trouvaient à l’intérieur du sanctuaire; celui de Jean Chrysostome, au-dessus duquel se dressait une statue en argent du saint, était au nord de l'autel ; celui de Grégoire de Naziance lui faisait face, sur le côté sud. Ces deux tombeaux ne demeurèrent pas aux Saints-Apôtres jusqu’à la destruction de l’église par les Tures. Dans les derniers temps de l'Empire ils furent transportés à Sainte-Sophie? ; c’est là, et non plus aux Sainis-Apôtres, que les empereurs de la dernière époque allèrent vénérer la mémoire de Jean Chrysostome 6.
Le corps du saint exilé, ramené de Comane dans le Pont, en 438, sous le règne de Théodose IT et sous le patriarcat de Proclus, avait été reçu en grande pompe à Constantinople et déposé solennellement
l'ICEACEr MONO SD eue :
2. L'anniversaire de cette translation avait lieu le 13 mars (cf. Syn. ecel. Const., P- 533, 534) ; l'anniversaire du patriarche était célébré le 2 juin (cf. Syn. eccl. Const., p. 723, 726; Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p. 771.
3. L’anniversaire du patriarche était célébré le 14 juin ; cf. Syn. eccl. Const., p. 749, 750 ; Dinitrievskij, Opisanie, t. 1, p. 81.
4,8. Willibald, au vu siècle, a vu le tombeau de Jean Bouche d'Or près de l'autel (cf. Tobler et Molinier, /lin. Hierosol., t. 1, Genève, 1879, p. 41}. Antoine de Novgorod, en 1200, signale les deux tombeaux dans l'autel (cf. /tin. russes, p. 101). Cette situation est confirmée par le livre des Cérémonies (cf. Cer., 1, 10, p. 76-77) et par Nicolas Mésaritis (cf. Heisenberg, op. cil., t. II, p. 30, S1, 134). Les pèlerins russes du xiv° siècle signalent les deux tombeaux dans une chapelle à droite, à côté de l'autel (cf. tin. russes, p. 122, 137). Il est probable qu’Étienne de Novgorod et Ignace de Smolensk ont fait erreur sur ce point, de même que le scribe Alexandre, qui place le tornbeau de Jean Chrysostome, celui de Constantin et d'Hélène dans une chapelle latérale (cf. /tin. russes, p. 162). Le tombeau de Constantin se trouvait non pas dans l'église même, mais dans le mausolée.
5. L'anonyine (1424-1453) (cf. Jtin. russes, p. 226, 227) a vu à Sainte-Sophie le tombeau de Grégoire de Naziance (le Théologien) et « celui de Jean Chrysostome, recouvert d'une planche garnie d'or et de pierres précieuses ; il y repose comme vivant, se conservant entièrement intact, sans que rien ne soit corrompu, ni de ses vèlements sacerdotaux, ni de ses cheveux, et répandant un grand parfum ». Jean de Mandeville a signalé aussi dans la première moitié du x1v° siècle le corps de Jean Chrysostome à Sainte-Sophie; cf. {Linerarius domini Johannis de Mandeville militis, s. 1. n. d. cap. mr.