Cf. Theophan. Contin., VI, 37, éd. Bonn, p
4. Cf. Analecta Bollandiana, t. XVI, 1897, p. 303; A. Rambaud, L'empire grec au xe siècle, Paris, 1870, p. 1125.
© 5. L'autre partie des reliques de Grégoire de Naziance fut déposée à l’église de Sainte-Anastasie (cf. Symeon Magister, De Const. Porph., 6, éd. Bonn, p. 755). L'anniversaire de Grégoire de Naziance était célébré le 25 janvier; cf. Syn. eccl. Const., p. 421, 422; Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p.45.
Ce sanctuaire était célèbre pour d’autres raisons. Saint Willibald, au début du huitième siècle, appelle Constantinople « la ville où reposent les trois saints André, Timothée et Luc, dans un seul autel! » Les restes de Timothée, le disciple de l’apôtre Paul, arrivèrent à Constantinople, sous le règne de Constance, en 356, et furent déposés sous la sainte table?. En 357, les reliques de l’évangéliste Luc et de l’apôtre André furent solennellement transférées à Constantinople. Les reliques de Timothée venaient d’'Ephèse, celles d'André, de Patras; celles de Luc, de Grèce‘. Une tradition ancienne localisait la fin de la carrière de Timothée à Éphèse, dont il aurait été le premier évêque et où il aurait subi le martyre?. L’apôtre André . serait mort à Patras, où il aurait été crucifiét. Quant à Luc, 1l aurait été martyrisé à Thèbes, en Béotie, où l’on montrait son tombeau7. L’historien Procope raconte que lorsque Justinien éleva sa nouvelle église sur l'emplacement de l’ancienne, les ouvriers, en remuant le sol, trouvèrent trois cercueils de bois, sur lesquels étaient inscrits les noms d'André, de Luc et de Timothée. L’empereur et les assistants les ayant considérés avec joie et empressement, firent célébrer une cérémonie religieuse, puis les cercueils furent de nouveau rendus à la terre 8 (fig. 5).
Les reliques des Apôtres étaient placées sous l’autel, qui était en argent; au-dessus de la sainte table se dressait un ccborium, soutenu par quatre colonnes *. Cet autel fut détruit lors du sac de la
1. Cf. Tobler et Molinier, {tin. Hierosol., t. I, Genève, 1877, p. 271-272.
2. Cf. Chron. paseh., éd. Bonn, p. 512 ; Jérôme, Liber contra Vigilentium, 5 (Migne, P. L., ti. 23, p. 343); Syn. eccl. Const., p. 412, 22 janvier.
SHNLONE OhEbare pasch., lac. cit. Syn. aide Const., p. 266, 30 novembre ; Théodore Lecteur, Hist. Ecel., IL, 61 (Migne, P. G., t. 86, p. 212-213). Une miniature du Ménologe du Vatican représente au 18 octobre la déposition de Luc. A l'arrière-plan se détache la silhouette des Saints-Apôlres ; cf. 21 Menologio di Basilio 11, t. II, Turin, 1907, pl. 121.
4. Cf. Philostorge, Hist. Eccl., III, 2 (Migne, P. G., t. 65, p. 481); Constantin le Rhodien, éd. Legrand (Revue des Études grecques, t. IX, 1896, p. 50-51, v. 480 s.). Dans le poëme de Paulin de Nole cette translation est attribuée à tort à Constantin le Grand (Migne, P. L., t. 61, p. 672; v. à ce sujet la note 325 de la page 929).
5. Cf. R. A. Lipsius, Die apokryphen Apostelgeschichien und Apostel egenden, t. IL, 2, Braunschweig, 1881, p. 372 s., 387 s. Une miniature du Ménologe de Basile II montre au 22 janvier le martyre de Timothée et le transfert de ses restes (Cf. JL Menologio di Basilio LU, t. 11, Turin, 1907, pl. 341). La scène se passe à Éphèse; l'église présente la même structure que les Saints-Apôtres, dont le plan aurait été emprunté à Éphèse ; cf. G. Millet, l'Art byz. (André Michel, Hist. de l'Art, t. I, 1/p. 258.)
6: Cf. R. A. Lipsius, op. cit., t. 1, Braunschweig, 1883, p. 63 s., 219, 567 s., 606 s.
7. Cf. R. A. Lipsius, op. cit., &. II, 2, p. 356 s., 362. Une autre tradition fait mourir Luc à Éphèse, de mort naturelle. -