‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 26 sur 113 · Cf. Procope, De Aedif., I, 4, éd. Bonn, p · texte numérisé non relu

Cf. Procope, De Aedif., I, 4, éd. Bonn, p

9. Cf. Syn. eccl. Const., p. 412, 22 janvier ; Nicolas Mesaritis dans Heisenberg, Op. cit, p. 81.

ville, en 1204, par les Latins, qui ouvrirent aussi les sarcophages impériaux des deux mausolées et les pillèrent'. Le pèlerin russe Antoine de Novgorod, en 1200, Robert de Clari, en 1203, signalaient encore sous la sainte table les reliques des saints André, Luc et Timothée? ; mais les pèlerins slaves du quatorzième et du quinzième siècle ne les mentionnent plus?. Elles ont dû disparaitre, avec bien ? s # # d’autres richesses, au moment de la catastrophe de 1204. Déposés dans la première église par Constance, en 356 et 357, replacés par Justinien dans la seconde église, au moment de l'inauguration solennelle, en 5464, les restes des Apôtres, qui faisaient l’orgueil de ce grand sanctuaire, ne furent plus vénérés par les fidèles de Constantinople après la conquête latine.

Byzance ne revendiquait pas seulement l’honneur de conserver les restes mortels des Apôtres, elle prétendait posséder leurs propres vêtements. On racontait que, au dixième siècle, sous le règne de Constantin VII, les vêtements des Apôtres (259%re OU oroxai r@v ‘Arostéduv) avaient été retrouvés dans un coin obscur de la capitale. L'empereur les avait fait transporter en grande pompe dans l’église des Saints- Apôtres, où ils furent conservés ®. L’anniversaire de cette découverte et de cette déposition était célébré Le 20 juin6. En 1200, Antoine de Novgorod vit encore ces « vêtements des Apôtres, enfermés dans une . châsse derrière le maitre-autel, qui est situé au milieu de l’église?. »

Ces reliques le cédaient cependant en importance à un objet que le Christ avait sanctifié par son contact, la Colonne de la flagellation, qui se dressait devant l’autel, à côté de la porte donnant accès au sanctuaire. [ci se trouvait également la Colonne près de laquelle Pierre pleura après avoir renié le Christ. La Colonne de la flagellation, dont la présence à Constantinople est signalée à la fin du onzième siècle$, a été vue, au début du treizième siècle, par Antoine de Nov-

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