‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 33 sur 113 · Cf. Vila s. Stephani junioris, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Vila s. Stephani junioris, loc. cit., p

3. Cf. Anne Comnène, Alexiade, XII, 1, éd. Reifferscheid, p. 174, parle du miracle habituel {sivnôes Oadua) de la Mère de Dieu aux Blachernes, mais ne le décrit pas. Du Cange, Conslantinopolis chrisliana, Paris, 1680, lib. IV, p. 85, a publié plusieurs textes latins où ce prodige est raconté et les a rapprochés avec raison du passage d'Anne Comnène.

4 Cf. Worwick Wroth, Catalogue of the imperial byzantine Coins in the British

la poitrine, et était appelée non plus Blachernitissa, mais Épiskepsis (H ENICKEWIC)! (fig. 8, 9). Ce dernier type de li Vierge « qui porte secours » semble être postérieur au premier, mais il était connu déjà au dixième siècle. À cette époque les empereurs, qui étaient allés célébrer aux Blachernes le rite du bain sacré, entrent dans l’église de la Sainte-Chässe pour accomplir leurs dévotions. Ils pénètrent dans l'autel, d’où ils sortent ensuite pour se rendre à droite, vers l'Épiskepsis, où ils allument des cierges ?. Cette icone se trouvait donc dans la partie droite de lédifice circulaire, où se trouvait la châsse contenant le vêtement de la Vierge. Il s’agit d’une icone toute différente de celle qui se trouvait dans l’abside de la grande basilique.

Leurs dévotions accomplies, les empereurs allaient au bain sacré (&ysov Xoÿua), accompagnés d’une suite nombreuse de fonctionnaires et de serviteurs. Arrivés à la piscine (xéu£o:), ils adoraient d'abord les saintes icones d'argent qui s’y trouvaient, puis ils se dirigeaient, par le côté droit de la piscine, vers la conque orientale où se trouvait, au-dessus de la phiale, une icone en argent de la Mère de Dieu. Ils revenaient ensuite par le côté gauche, où se trouvait une main de la Vierge, taillée dans le marbre et entourée d’une garniture en argent. De là, revenant sur leurs pas, ils entraient à Saint-Photeinos, dans la coupole intérieure, et allumaient des cierges devant l'icone en marbre de la Vierge, qui de ses mains saintes répand l’eau sacrée (&yiasux). Tous ces rites accomplis, les souverains allaient se plonger trois fois dans l’eau lustrale de la piscine, puis ils allaient se revêtir dans le vestiaire (äroduréy) 1.

Il existait done, près du double sanctuaire des Blachernes, un

Museum, Londres, 1908, t. LI, p- 503, pl. LIX,-5; cf. N. P. Lichatchev, Jstoriteskoe Znatenie italo-reteskoj ikonopisi Izobra*enija Bogomateri, Pélershourg, 1911, p. 49, 51, fig. 74; N. P. Kondakov, Ikonographija Boyomateri, t. II, Pétrograd, 1915, p. 64, 66, fig. 3.

; 1. Cf. le sceau du Musée de Constantinople qui porte cette inscription, J. Ebersolt, Sceaux byzantins du Musée de Constantinople|Extr. de la Revue numismatique, 1914, p 5, pl. VIT, fig. 9); Lichatchev, op. cit., P. 84, 87, fig. 183; Kondakov, op. cit., P- 68, 101- 102, 109, fig. 38.

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