Voir plus haut, p
6. Cf. Cer., 1, 27, p. 150-151. L'empereur attend dans le narthex du grand naos l’arrivée du patriarche, avec lequel il doit entrer dans l'église. C’est par ce même narthex que l'empereur sort de.l’église après avoir accompli les rites dans le sanctuaire. Le narthex du grand naos est encore mentionné dans un autre texte ; cf. Cer., II, 9, p. 544.
7. Cf. Cer., [, 27, p.151. L'empereur, ayant à son côté le patriarche, passe par le milieu du naos, contourne l’ambon et arrive à la soléa; il s'arrête devant les portes saintes puis il entre dans le sanctuaire (Üustxs:#ptov).
8. CÊ. Cer., I, 27, p. 151-152. L'empereur sort de l'autel, passe par le milieu du naos et entre dans le narthex, d'où il monte par l'escalier (osvoäxov) dans les catichoumenia. Il assiste à l'office dans l’oraloire et communie des mains du patriarche ; puis il entre dans le Kiton, où il attend que les fonctionnaires et les dignitaires de sa suite aient aussi communié. L’escalier en colimaçon (xoyAd<), conduisant aux catichoumenia du grand naos, est signalé dans un autre texte ; ef. Cersnl9MD app:
9. On sait que Clavijo a signalé l'existence de ces tribunes et des deux nefs latérales ; voir plus haut, p. 45.
10. Cf. Cer., 1, 34, p. 178-179. L'empereur, après avoir accomplises dévotions dans la grande église, entre dans le naos de la sainte châsse.
un Sanctuaire et un autel !. Elle était aussi pourvue d’un narthex? et de tribunes qui Communiquaient avec celles de la grande église. Dans ces tribunes se trouvaient un sréclinium et une chambre réservée à l'empereur3. Ainsi ces tribunes devaient être assez spacieuses. Avec Son narthex, son sanctuaire, ses galeries supérieures, l’église de la Sainte-Châsse n’était Pas un simple oratoire, C'était une véritable église, une rotonde, accolée à la grande basilique ; de proportions moins vastes que cette dernière, elle constituait cependant un édifice de dimensions respectables. Son dôme s’arrondissait tout près du long toit, Qui recouvrait les nefs de la basilique. Telle apparaît la structure architectonique de cette église double, qui fut une des plus célèbres de l’ancienne Byzance. Elle contenait non seulement des reliques, mais des images fameuses.
Dans la vie de saint Étienne le Jeune, qui subit le martyre pendant la persécution iconoclaste sous Constantin V Copronyme (741- 775), le diacre Étienne, de l’église de Constantinople, décrit très sommairement les mosaïques qui décoraient les murs. Elles représentaient le cycle évangélique, depuis la Naissance du Christ jusqu’à l’Ascension et à la Pentecôte, avec les différents miracles. Constantin V Les fit détruire et remplaça cette décoration à sujets religieux par une ornementation zoomorphique ; c’étaient des arbres, des entrelacs de lierre, des bêtes sauvages, des oiseaux: grues, corneilles, paons. Ainsi, ajoute le diacre, l’église ressembla dès lors à un verger et à une grande volière5. Sous Romain III Argyre (1028-1034)
O l’église de la Vierge fut restaurée. L'empereur décora les chapiteaux [æ) O
CPE CEr INSEE P. 179-180; II, 12, p. 552-553 ; Deposilio vestis in Blachernis (W72 Vremennik, t. II, p. 607).
2. Cf. Cer., IT. 12, p. 552. Les souverains pénètrent dans le narthex de la sainte châsse, passent par les portes royales et pénètrent dans l'autel.
PACE Cens Luip, 162: II, 9, P. 542. L'empereur, qui se trouve dans les calichoumeaia de la grande église, passe ensuite par le triclinos de la sainte châsse. Le kiton de la sainte châsse est inentionné dans un autre texte (cf. Cer., I, 27, P. 154). L'oratoire dans les catichoumenia est signalé avec le Faparurtixcy de la sainte châsse (cf. Cer., I, 27, p. 156). On désignait par ce dernier mot l'endroit où l'empereur assistait à l'office dans les tribunes. Cette place, réservée à l'emperèur dans les galeries supérieures, existait aussi dans d'autres églises de Constantinople (cf. J. Ebersolt, Sainte-Sophie de Conslantinople, Paris, 1910, p. 25, nee
4. Antoine de Novgorod a signalé la tunique et la ceinture de la Vierge dans une châsse de la chapelle latérale (cf. Itin. russes, p. 99). [Il a voulu désigner par là l'église de la Sainte-Châsse. F
5. Cf. Vita s. Slephani junioris (Migne, P. G., t. 100, Pp. 1120). Sur saint Étienne le Jeune, voir J. Pargoire, Mont Saint-Auxence (Bibliothèque hagiographique orientale, t. 6, Paris, 1904, p. 43 s.).
d'argent et d’or. Au cours des travaux, on découvrit, en. grattant l’enduit d’une paroi pour le remettre à neuf, une icone peinte sur bois, représentant la Vierge tenant le Christ. On prétendit alors que cette image remontait à l’époque de l’empereur iconoclaste Constantin V, et l’on s’étonna qu’elle se füt conservée en si bon état. Mais le sanctuaire des Blachernes était surtout réputé par une icone de la Vierge devant laquelle on allait prier pour obtenir une faveur désirée secrètement”. C'était une image miraculeuse, devant laquelle était suspendu un voile qui la cachait complètement. A certains moments, ce voile s’ouvrait, laissant voir l'icone, puis il se refermait miraculeusement*. Où cette image se trouvait-elle? On peut penser qu'il s'agit de l’icone qui fut découverte et restaurée par Romain III Argyre dans le sanctuaire. Cette image fameuse devait en tout cas se trouver dans l’abside de la grande basilique, où se passait le prodige habituel; elle était si connue qu’elle devait occuper la place d’honneur dans le sanctuaire principal. C’est la Blachernitissa, telle qu’elle apparait avec son inscription sur une monnaie
FiG. 7. — Sceau du F1@. 8. — Sceau du Mu- F1. 9. — Sceau du Musée de Constanti- sée de Constantinople Musée de Constannople (Inv. n° 107). (Inv. n° 360). Type de tinople(Inv.n°295). Type de la Vierge la Vierge des Bla- Type de la Vierge des Blachernes. chernes. des Blachernes.
de Constantin [IX Monomaque (1042-1054), c’est-à-dire la Vierge orante sans le médaillon du Christ sur la poitrine t (fig. 7).
Mais il existait une autre image de la Vierge, qui est localisée aux Blachernes par un texte du livre des Cérémonies. Cette icone représentait la Vierge orante, mais avec le médaillon du Christ sur
J. Cf. Cedrenus, éd. Bonn, t: II, p. 497.