‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 35 sur 113 · Cf. Cer., II, 12, p · texte numérisé non relu

Cf. Cer., II, 12, p

ensemble d'édifices destinés aux ablutions sacrées. C'était d’abord une piscine, se terminant par une abside et où se dressait une fontaine. [ei se trouvait une image de la Vierge, différente des icones signalées dans les deux églises. Elle était, en effet, revêtue d'argent, comme la main en marbre de la Vierge conservée dans la même piscine. Cette main rentre dans ‘une catégorie de reliques, représentées par plusieurs autres exemplaires. On montrait à Constantinople, dans l’église des Saints-Apôtres, un fragment de marbre dans lequel la plante des pieds de Papôtre Pierre était imprimée comme dans de la cire! ; dans un autre monastère, on montrait aussi aux pèlerins une empreinte dans la pierre des pieds de l’apôtre Paul?. Dans le pieux désir de conserver vivant le souvenir des grands saints, on n’hésitait pas à présenter leur effigie dans la pierre, le marbre ou la brique. N’était-ce pas dans l'argile durci que s'étaient conservés Les traits du visage du Sauveur? ? |

Près de la piscine se trouvait encore une annexe, Saint-Photeinos, où est signalée une icone en marbre de la Vierge t. C'était une image sculptée en relief ou peut-être une statue, des mains de laquelle coulait l’eau sacrée. Cette effigie complétait l’ensemble des diverses représentations de la Vierge, qui, on le voit, étaient aussi nombreuses que variées. Dans ce vaste ensemble d’édifices, qui constituaient le sanctuaire des Blachernes, la Vierge apparaissait partout, répandant de ses mains les bénédictions, ou intercédant dans l’attitude de l’Orante pour ceux qui, en grand nombre, venaient l’implorer.

LCR UtHNn russes pu0ts Riant, Eœuviæ, t. Il, p. 212.

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