Voir plus haut, p
4. Cf. Cer., IT, 12, p. 555. Il s'agit probablement ici d'une petite église, qui se trouvait dans le voisinage de la piscine. C'était un édifice distinct, surmonté d'une coupole. Un martyr du nom de Photeinos apparaît dans le Synaxaire de Constantinople au 21 mai (cf. Syn. eccl. Const., p. 706). Antoine de Novgorod signale, il est vrai, non loin de l'église des Blachernes, l'église de Sainte-Photine la Samaritaine, qui contenait les reliques de cette sainte (cf. Ilin. russes, p. 100). Cette martyre, Photeinè, était connue à Constantinople, où son anniversaire était célébré le 20 mars (cf. Syn. eccl. Const, p. 549-552 ; sur Photine la Samaritaine, v. Bibl. hag. græca, Bruxelles, 1909, p. 215 et P. Lambecius, Commentariorum de augustissima bibliotheca Cæsarea Vindobonensi lib. IV, Vienne, 2° éd. p. 127 s.). Le Synaxaire mentionne aussi, au 20 août, une église de la martyre Photine en dehors de la porte des Blachernes (cf. Syn. e&l. Const., p. 912). Il est difficile de savoir quelle est l'église mentionnée dans le livre des Cérémonies. M. Kondakov, Zkonographija Bogomateri, t. I, Pétrograd, 1915, p. 60, 109, identifie Saint-Photeinos avec le Baptistère, par analogie avec le mot owriszéotv. Il identifie l’image qui s'y trouvait avec celle qui était placée au-dessus de la phiale. Mais cette dernière icone en argent se trouvait audessus de la fontaine de la piscine. L'icone qui se trouvait à Saint-Photeinos était non pas en argent, mais en marbre. Le texte du livre des Cérémonies laisse
entendre qu'il s’agit d’un édifice distinct, que l'on ne peut identifier avec certitude avec le Baptistère.
LES ANCIENS SANCTUAIRES DE CONSTANTINOPLE b3 Joseph l'Hymnographe à composé, au neuvième siècle, un canon sur la Déposition du vêtement de la Vierge aux Blachernes. Le sanctuaire ÿ apparaît comme: « une maison de santé gratuite pour les malades ». Le maphorion est la source de guérisons sans nombre. La châsse qui le contenait est comme une lumière spirituelle, qui éclaire les cœurs troublés et chasse les ténèbres de la maladie. Cette relique était aussi considérée comme un rempart solide, qui préservait « la reine des villes ! ».
1. Cf. S. Josephi Hymnographi Depositio vestis in Blachernis (Migne, P: G,; t 105; p. 1005, 1008,:1009) ; ef. Epigrammatum Anthologia palalina, éd. Dübner, t. [, Paris, 1864, p. 15%