‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 52 sur 113 · Cf. Syn. eccl. Const., p. 773, 776, 27 juin · texte numérisé non relu

Cf. Syn. eccl. Const., p. 773, 776, 27 juin

3. Cf. Ilin. russes, p. 103. IL faut lire ici Sampson et non Siméon; cf. Riant, Exuviæ, t. II, p. 226.

4. Cf. Du Cange, Constanlinopolis christiana, Paris, 1680, lib. IV, p. 129; J. P. Richter, Quellen der byzantinischen Kunstgeschichte, Vienne, 1897, p. 194-195. Antoine de Novgorod signale aussi cet hospice où l’on conservait le bâton, l’étole et les. vêlements de Sampson; cf. Ilin. russes, p. 107.

5. Cf. Ac'a Sancl., mai, t. Il, p. 762 s., 8 mai ; Syn. eccl. Const., p. 66], 7 mai;

Ainsi, comme dans la légende de saint Mocius, le lieu de la sépulture est situé en dehors de l’ancienne enceinte de Constantin. Le Stavrion faisait partie du quartier du Zeugma, qui comprenait la partie de la Corne d'Or située entre les deux ponts actuels!, Le culte de ce saint, qui avait arrosé le sol de Byzance de son sang, était aussi très ancien. Constantin lui aurait élevé une église?. D’après l’historien Socrate, une église de Saint-Acace, où reposait le corps du martyr, existait sous le règne de Constance (337-361). C’est là que le corps de Constantin fut transporté avant d’être déposé dans le mausolée des Saints-Apôtres?. Suivant le même historien, il existait à Constantinople, dans la cour d'une grande habitation appelée Karya, un petit oratoire (oix{oxo; sèxriouo<), élevé sur le lieu de son supplice. L'existence de ce modeste sanctuaire est ‘attestée sous le règne d’Arcadius (395-408) #. Il est douteux que Socrate désigne dans ces deux textes le même édifice. On sait, en effet, qu'il existait à Constantinople deux sanctuaires dédiés à saint Acace. L'un, celui de Karya, près de la porte Basilikè, est attribué à Justin IT (565-578) et à Tibère (578-582)5. Cette porte Basilikè étant localisée dans la dixième Région, Saint-Acace de Karya pouvait se trouver dans le quartier du Zeugma, au Stavrion, là où le saint avait été supplicié. Le martyrium aurait été élevé sur le lieu de la sépulture, et plus tard, au sixième siècle, il aurait été agrandi par les empereurs Jus tin Il et Tibère.

L'autre église, mentionnée par Socrate comme étant l’endroit où reposaient les restes du martyr, a été vue, en 1200, par Antoine de Novgorod non loin de l’église des Saints-Serge et Bacchus 7. Dans ces parages se trouvait l’Heptascalon (‘Exrioxaov), un port situé sur

H. Delehaye (Analecta Bollandiana, t. XXXI, 1912, p. 228 s.); S. Salaville (Æchos d'Orient, t. XII, 1909, p. 103 s).

1. Cf. J. Pargoire (Échos d'Orient, t. IX, 1906, p. 31) : du même (Byzant. Zeilschrifl, -t. XII, p. 490); Mordtmann, £squisse topographique de Constantinople, Lille, 1892, É 2. Cf. Preger, Script. orig. Const., t. 11, p. 140, 214. 3. Cf. Socrate, Hist. eccl., IL, 38 (Migne, P. G., t. 67, p. 329, 332); Theophanes, Chron., éd. de Boor, p. 46; v. plus haut p. 32, n. 9: 4. Cf. Socrate, op. cit., VI, 23 (loc. cit., p. 732), 5. Cf. Preger, op. cit., t. Il, p. 253-254; cf. Du Cange, Const. christ., lib. IV, 6. Cf. Sur la porte Basilikè, J. Pargoire (Échos d'Orient, t. IX, 1906, p. 31); S. Salaville (/bid., t. XII, 1909, p. 262 s.); À. van Millingen, By:antine Conslantinople, Londres, 1899, p. 213; Mordtmann, op. cil., p. 40. | | 7. Cf. Ilin. russes, p. 106. Antoine de Novgorod signale aussi derrière l’église de Saint-Acace le tombeau de saint Métrophane, patriarche de Constantinople (315-327). Il s’agit de l'église de Saint-Métrophane, qui était située près de l’église de Saint-Acace, à l'Heptascalon, et qui contenait les restes du patriarche (cf. Syneccl. Const., p. 727, 730). L'église de Saint-Métrophane est atlribuée à Constantin

(ef. Preger, op. cit., À. II, p. 253, 281).

la mer de Marmara’. Les textes citent à plusieurs reprises l’église de Saint-Acace à l’Heptascalon, qui aurait été fondée par Constantin le Grand, agrandie et embellie au sixième siècle par Justinien Ier*. D'après Procope, Justinien la refitcomplètement ; il y dressa partout des colonnes blanches et couvrit le sol de pierres de même couleur, ‘si bien que toute l’église était aussi resplendissante que la neige. Au neuvième siècle l’église de l'Heptascalon fut restaurée par Basile [eri,

L’oratoire de Constantin au forum, les sanctuaires de Saint- Mocius et de Saint-Acace évoquent les souvenirs les plus anciens de Constantinople. Le martyrologe de la ville n'étant pas considérable, il est naturel qu’on ait vénéré tout particulièrement les deux saints, qui avaient subile martyre dans l’ancienne Byzance, et que Constantin, qui devait donner son nom à la ville impériale, ait été considéré comme le propagateur de ces dévotions locales.

1. Sur l’Heptascalon, v. Mordtmann, op. cil., p. 57 s., 69 ; Millingen, op. cit., p- 30+s.

2.40. NPréger, on cit, it AE ep-2219 :CSrn ecel Const, p' 661, 0682 RER IEELE p- 834.

3. Cf. Procope, De Aedif., I, 4, éd. Bonn, p. 190. 4. Cf. Theophan. Cont., V, 82, éd. Bonn, p. 321-325 ; Cedrenus, éd. Bonn, t. II, p: 240:

SANCTUAIRES DE SAINT-JEAN-BAPTISTE ET DE SAINT-JEAN-L'ÉVANGÉLISTE. EGLISES DE SAINT-ÉTIENNE.

Si les saints indigènes conquirent rapidement droit de cité dans la capitale et furent l’objet d’une grande vénération, les saints du Nouveau Testament occupèrent toujours une place prépondérante dans la piété du peuple. La possession des reliques du Christ et de la Vierge ne suffisait pas à cette dévotion fervente; on voulait acquérir les restes de tous les personnages qui avaient été associés à la vie du Christ. |

Le culte de Jean-Baptiste prit une grande extension à Constantinople dès le quatrième siècle. La tête du Précurseur, qui avait été découverte à Jérusalem et qui était restée un certain temps en Cilicie, arriva dans un village près de Chalcédoine sous le règne de Valens (364-378). Elle y demeura jusqu’en 391. Cette année-là Théodose le Grand la fit venir à Constantinople. Il alla au-devant de la châsse, la porta lui-même dans son manteau de pourpre et la déposa à l’'Hebdomon, où il éleva une église très grande et très belle en l'honneur du Baptiste !. Cette-église, qui était de forme cireulaire (orooyyuAdoeyos) et pourvue de conques”?, s’élevait dans la localité célèbre à l’époque byzantine, l’Hebdomon, qui était situé en dehors de la ville, sur les bords de la mer de Marmara*. Ce vieux sanctuaire fut restauré au

1. Cf. Sozomène, Hist. eecl., VII, 21 (Migne, P. G., t. 67, p. 1484) ; Cedrenus, éd. Bonn, t. I, p. 552-563; Du Cange, Traité historique du chef de saint Jean-Baptiste, Paris, 1665, p. 11 s.; Lucius, Les Origines du cullé des Saints, Paris, 1908, p. 220 $. ; H. Delehaye, Les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 100.

2. Cf. Preger, Script. orig. Const., t. II, p. 260. Ces détails pourraient, il est vrai, ne s'appliquer qu'à la restauration de Justinien 1° (v. plus bas). Cependant l'auteur semble bien assigner à la fondation de Théodose les particularités essentielles qu’il enregistre : plan central avec absides multiples.

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