‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 51 sur 113 · Cf. H. Delehaye, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. H. Delehaye, loc. cit., p

2. Cf. Preger, Script. orig. Const., t. Il, p. 209 ; Syn. eccl. Const., p. 676.

3. L'église est mentionnée à l’époque du synode du Chêne (403) ; cf. Sozomène, Hist. eccl., VIII, 17 (Migne, P. G., t. 67, p. 1560). C'est dans le martyrium de Saint- Mocius que fut lue, à l'époque du concile d'Éphèse (431), une lettre au sujet de la condamnation de Nestorius, cf. Acta Sanct., mai, t. IT, p. 621.

4. Cf. Procope, De Aedif., I, 4, éd. Bonn, p. 190; Preger, loc. cit.

5. Cf. Cer., I, 64, p. 234. D'après le Panégyrique du moine Michel la procession impériale s’y rendait à la fête de la Résurrection du Christ (cf. H. Delehaye, loc. cit., p. 187).

6 Ut Gers JT:p 988: 11, 52, p.774.

7. Cf. Cer., I, 17, p. 100-102. L'empereur entre dans le loutir et, après avoir monté les marches qui conduisent au narthex, il y pénètre. Il en sort ensuite pour aller à la rencontre du patriarche et descend les marches, pour les remonter ensuite (cf. Cer., I, 17, p. 105). Quand l'empereur quitte l’église il traverse le narthex et passe par la porte centrale du narthex, qui s'ouvre sur l'escalier.

SNCRAIGEr, LIT p-.102-103.

9. Cf. Ibid., p. 103. L'empereur, après avoir accompli les rites accoutumés dans le sanctuaire, en sort et passe par le côté du gynécée.

10. Cf. Ibid., p. 100. L'empereur, qui se trouve dans le narthex, monte par le cochlias, traverse les catichoumenia du narthex et entre dans son kiton (cf. Jbid., p. 101). Il sort ensuite de cette chambre, qui se trouve dans les catichoumenia, au-dessus des portes royales, et descend par le même escalier en colimaçon dans le narthex (cf. /bid., p. 103-104). Quand l’empereur est remonté dans les tribunes il assiste à l'office ; puis, la cérémonie terminée, il traverse les tribunes et entre dans sa chambre pour attendre le patriarche. Celui-ci monte par le même escalier, le basileus sort de sa chambre et va dans les tribunes où est dressée une table. Le repas terminé, le patriarche redescend le premier par l'escalier en colimaçon.

Le livre des Cérémonies décrit la structure de l’église, telle qu’elle fut reconstruite par Justinien. Sa forme générale n’est pas indiquée par les textes. On sait du moins qu’elle était précédée d’un atrium et. d'un narthex et qu’elle possédait de vastes tribunes. L'église, qui était spacieuse, contenait aussi le martyrion de saint Lucien, presbytre d’Antioche, martyrisé à Nicomédie!. C'était probablement un oratoire situé dans l’un des bas côtés de l'édifice. On conservait aussi dans ce sanctuaire les reliques du presbytre Sampson, le xénodoche, qui furent placées « dans la très grande église de Saint-Mocius, où elles opéraient chaque jour des guérisons ? ». Antoine de Novgorod, en 1200, a visité cette grande église, dans laquelle les deux saints étaient enterrés sous l’autel ; de l’eau, ajoute-t-il, coulait du tombeau de Sampson’. Ce saint homme avait fondé un hospice, qui porta son nom et qui fut reconstruit par Justinien [°", après l’incendie allumé pendant la sédition de Nica, en 532%.

Byzance vénérait les restes d’un autre martyr local, saint Acace- (Axguo:). Il était, suivant la légende, Cappadocien et centurion de la cohorte des Martésiens sous le règne de Maximien. Comme il confessait La foi chrétienne, il est cité devant le gouverneur Flavius Firmus, qui l’envoie au chef Bibianus. Après un long interrogatoire, il est cruellement flagellé ; mais cette épreuve ne l’abat point. Il est envoyé en prison à Périnthe, d’où il est conduit à Byzance. Pendant. le trajet il convertit plusieurs compagnons de captivité et est réconforté par une voix céleste. Il est de nouveau flagellé et envoyé au proconsul, qui le condamne à la peine de mort. Il est conduit en dehors de Byzance et est décapité. Des hommes pieux ensevelirent. son corps dans un endroit appelé Stavrion (Sravstov). Ce soldat martyr était vénéré le 7 ou le 8 maï°.

L'empereur rentre un moment dans sa chambre, puis il la quitte pour descendre: par l’escalier dans le narthex.

1. CF. Syn. eccl. Const., p. 137 S., 14], 15 octobre. Le martyrion est mentionné à l'intérieur de Saint-Mocius. Sur saint Lucien, v. H. Delehaye, Les Origines du culledes Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 182-183, 200-201, 231.

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