CF. Syn. eccl. Const., p
3. Cf. Jean Chrysostome, 7n S. Phocam martyrem (Migne, P. G., t. 50, p. 699 s.). Sur ce saint et son culte, v. H. Delehaye, Les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 198 ; E. Lucius, Les Origines du culle des Saïnts, Paris, 1908, p. 248; C. Van de Vorst (Analecla Bollandiana, t: XXX, 1911, p. 252 s.). Il existait un monastère de Saint-Phocas sur la rive européenne du Bosphore (cf. Syn. eccl. Const., p. 169, 829). H fut élevé ou plutôt reconstruit par Basile I* (cf. Preger, Script. orig. Const., t. II, p. 267; Theophan. Cont., V, 94, éd. Bonn, p. 340 ; IV, 8, p. 156 ; Cedrenus, éd. Bonn, t. IT, p. 146).
4. Cf. Syn. eccl. Const., p. 305, 306, 530, 595, 598, 810. L'église contenait aussi le martyrion de saint Tryphon, martyr originaire de Phrygie, dont la mémoire était célébrée le 1° février (cf. Jbid., p. 150, 151, 437; Gedeon, Bufayrivov “Eogto}dyrov, Constantinoplé, 1899, p. 66).
5, Cf. Syn. eccl. Const., p. 530.
ration du supplice du saint!. Ce sanctuaire des Constantinianæ, qui s'élevait au Zeugma, dans le quartier avoisinant la Corne d’Or?, remonterait au règne d’Anastase [er (491-518) d’après une autre tradition, suivant laquelle les restes du protomartyr seraient arrivés à Constantinople, sous cet empereur*. La légende présente des contradictions en ce qui concerne l’arrivée des reliques et l'érection de ce sanctuaire. Toujours est-il que Constantinople prétendait posséder les restes du saint, bien avant la découverte de ses reliques, qui eut lieu en 415 à Caphargamala, dans le territoire de Jérusalem#. Cette invention du tombeau du diacre Étienne dans les premières années du cinquième siècle eut un grand retentissement dans toute la chrétienté et ses reliques se dispersèrent en beaucoup d’endroits. Constantimople reçut, en 428, la main droite, qui fut placée par Pulchérie au palais dans l’église de Saint-Étienne de Daphné?. En 439, Eudoxie, la femme de Théodose II, rapporta de Jérusalem d’autres reliques du saint qu’elle déposa dans la basilique de Saint-Laurent.
Nombreuses étaient les églises consacrées à saint Étienne. On attribuait au premier Constantin, non seulement l’église des Constantnianæ, mais aussi celle du Sigma 7. Aurélien, un haut fonctionnaire d'Arcadius (395-408) et de Théodose IT (408-450), en avait érigé une autre $, qui fut restaurée au neuvième siècle par Basile Ier?. Sisinnius, évêque des Novatiens, le contemporain de Jean Chrysostome ,avait aussi construit une église en l'honneur du premier martyr 0.
Ses reliques furent tout particulièrement recherchées !!. Sa main droite, qui avait été déposée par Pulchérie au cinquième siècle dans l’église de Daphné, est signalée à Constantinople vers 1150 et en 1157%. Antoine de Novgorod, en 1200, affirme qu'il a vu dans
1. Cf. Syn. eccl. Const., p. 349-350, 861-864 ; Scriptura de translatione Sancti Stephani de Jerusalem in urbem Byzantium (Migne, P. L.,t. 41, p. 817 s.).
2. Cf. Preger, Script. orig. Const., t. II, p. 289; J. Pargoire (Byzant. Zeülschrift, t. XII, p. 489-490).