Cf. Cer., II, 52, p
5. Cf. Itin. russes, p. 107. | 6. Cf. Vie et pèlerinage de Daniel (1106-1107) dans Jtin. russes, p. 7; H. Dele-
haye, Les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 174. 7. Sur la situation de cette église, v. Mordtmann, Esquisse topographique de Constantinople, Lille, 1892, p. 5, 61, 66; G. Laskin dans Vizant. Vremennik, t. VI, p. 138. 8. Cf. Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p. 9; Syn. eccl. Const., p. 79, 82. ACL Ger., 11, 13;1p- 062:
l’église de Saint-Phocas, mais il ne put la terminer et l’édifice resta sans toiture. Il avait dressé près de cette église les statues de deux chevaux sur un socle de pierre et avait donné à ce lieu le nom de Dippion. Son successeur, Héraclins (610-641), voyant l’église inachevée, la mit sous toit, mais il changea son nom. Saint-Phocas s’appela dès lors Saint-Jean le Théologien au Dippion!.
Saint Phocas, en l'honneur duquel l’empereur du même nom avait élevé l’église inachevée, y avait un martyrion, où l’on célébrait sa mémoire le 22 septembre ?. Le culte du célèbre martyr de Sinope dans le Pont, s’était implanté à Constantinople dès les premières années du cinquième siècle. Jean Chrysostome a décrit dans un discours la translation à Byzance des reliques de ce saint, si populaire chez les marins 5. D’autres saints étaient honorés dans cette église #. Mais la relique de Jean l’Évangéliste resta le centre du culte. C’est là quel’on venait méditer sur la mort du « disciple bien-aimé ». C’est là que certain pieux personnage eut même le privilège de « s’endormir dans le Seigneur 5 ».
* Fer
Saint Étienne, qui avait versé le premier son sang pour la cause chrétienne, était honoré à l’égal des Apôtres. On racontait que ses restes étaient arrivés dans la capitale déjà sous le règne de Constantin le Grand (324-337) et sous le patriarcat de Métrophane. Les mulets qui tiraient le char sur lequel Le cercueil du saint était transporté, étant arrivés à un lieu dit Kosravrmava!, s'étaient arrêtés brusquement, et l’un d’eux, disait-on, s’était écrié avec la voix d’un homme : « Pourquoi nous frappez-vous? Le saint doit être déposé ici. » Aussitôt l’empereur fit élever une église en ce lieu au premier martyr. L’anniversaire de cette translation y était célébré le 2 août. C’est là que l’on se réunissait aussi le 27 décembre, pour la commémo-