Cf. Syn. eccl: Const. p
8. Cf. Bibliotheca hagiographica græca, Bruxelles, 1909, p. 163; Acla Sanct., juil-
Les saints Cyr et Jean étaient aussi des martyrs égyptiens. Ils Opéraient de nombreuses guérisons miraculeuses dans leur sanctuaire de Menouthi, situé dans les environs de Canope, où ils exerçaient une grande puissance d'attraction. D’après le Synaxaire de Constantinople, leurs reliques avaient été retrouvées sous le règne d’Arcadius (395-408) et cette invention était commémorée le 28 juin ?. Le 31 janvier on fétait la mémoire des deux martyrs dans leur martyrion, qui se trouvait au quartier de Sphorakios (iv soi; Sowpazto)?. Constantinople dut entrer en possession d’une partie au moins de leurs restes. Un pèlerin a vu en 1200, à Sainte-Sophie, les têtes des deux saints égyptiens, et signale aussi leurs reliques dans les environs du monastère de Saint-Mocius 5.
Les saints guérisseurs, Ménas, Cyr et Jean, dont le culte semble implanté de bonne heure dans la capitale, étaient cependant l’objet d'une vénération moins grande que les deux säints médecins, Cosme et Damien, les Anargyres, ainsi appelés parce qu'ils exerçaient de leur vivant la médecine gratuitement. [ls continuèrent leur activité médicale après leur mort et les miracles de guérison, qui s’accomplissaient dans les différents sanctuaires qui leur étaient dédiés, leur valurent rapidement une renommée universelle 6. Byzance comptait dès la première moitié du cinquième siècle plusieurs églises
let, t. V, p. 2{8s.; L. Clugnet (Bibliothèque hagiographique orientale, t. 8, Paris, 1905, p- v, vu). Les Latins nomment cette sainte non pas Marina, comme les Grecs, mais Margarita. Un reliquaire de Venise porte l'inscription grecque : relique de la sainte mégalomartyre Marina ; cf. G. Schlumberger, Mélanges d'archéologie byzantine, Paris, 1895, p. 343.
1. Sur le culie de ces saints en Égypte, voir E. Lucius, les Origines du culte des Saints, Paris, 1908, p. 352 s.; H. Delehaye, les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 257 s.; du même, Les légendes hagiographiques, Paris, 1906, Pp. 168 s.; Bibliotheca hagiogr. græca, p. 66.