‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 73 sur 113 · Cf. Ibid., p · texte numérisé non relu

Cf. Ibid., p

. 6. Sur ces saints et l’origine de leur culte, voir Lucius, Les Origines du culte des Saints, Paris, 1908, p. 344 s.; H. Delehaye, les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 172, 194, 195, 221 s.; du même, Les légendes hagiographiques, Paris, 1906, P- 168 s.; P. Maas (Byzant. Zeitschrift, t. XVII, 1908, p. 604 s.).

sous le vocable des saints Anargyres. L’une, située dans le quartier de Paulinos (4, 0% IavAtvou), avait été fondée par un ami de Théodose II (408-450), le magister officiorum Paulinus!. Une autre fut élevée, sous le même règne, au Zeugma, par le patriarche Proclus (434- ATP.

L'église de Paulinus éclipsa la seconde au sixième siècle, à la suite du grand miracle qui s’accomplit sur la personne de Justinien [e. L'empereur, ayant recouvré la santé à la suite de l’apparition. des deux saints, fit rebâtir leur sanctuaire, pour leur témoigner sa reconnaissance. Cette église, d'après Procope, s'élevait au fond de la Corne d'Or, dans un endroit escarpé. Elle était auparavant un édifice sans ornement et banal, peu digne de saints aussi réputés. Justinien l’agrandit et la décora magnifiquement?. Située dans le faubourg (rpodareoy) du Cosmidion, au nord de la ville #, elle était visitée par la cour impériale, le 1er Juillet, à la fête des deux saints. Les souverains s’y rendaient soit à cheval soit par bateau et allaient prier devant les portes saintes du sanctuaire, puis ils adoraïient les saintes reliques , après quoi ils revenaient au palais’. Ainsi une partie des reliques des saints Cosme et Damien était conservée dans cette église suburbäine et c’est là que plusieurs pèlerins les ont signalées.

Le culte des deux saints dut croître en importance à partir du sixième siècle, époque à laquelle Justinien leur donna une sorte de consécration officielle. On attribue, en effet, à Justin II (565-578) deux autres églises consacrées aux Anargyres. La première fut fondée au quartier du Basiliscos (at; 54 BasiMoxn)7. La cour impériale s’y

1. Cf. Preger, Script. orig. Const, t. IT, p. 261; Marcellinus Comes, Chron. (Mon. Germ. histor., t. XI, 2, p. 80).

2. Cf. Preger, op. cil., t. 11, p. 239. Sur le Zeugma, voir plus haut, p. 77.

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