Cf, Syn. eccl, Const., p
6. CF. Nicétas Choniates, de Isaac. Ang. IT, 6, éd. Bonn, p. 581-582.
L'église de Sosthène avait été restaurée auparavant, au neuvième siècle, par Basile Ier, qui lui rendit aussi son ancienne beauté’. Mais à Constantinople même il existait plusieurs églises dédiées au chef des armées célestes ?. L’une d'elles, qui s'élevait au quartier de Steiros, remontait au règne de Léon Ie (457-474). C'était un petit oratoire. Justinien Ier, le trouvant trop étroit et trop obscur, le démolit complètement et le reconstruisit, La nouvelle église de l’archange présentait, d’après Procope, la forme générale d’un rectangle ; mais sa longueur ne dépassait pas de beaucoup sa largeur. Sur les côtés, l’église était soutenue par des colonnes aux couleurs variées. Des portes d'accès s’ouvraient dans le mur occidental! Cet édifice rappelle les monuments du règne de Justinien qui ont été épargnés, Sainte-Sophie et les Saints-Serge-et-Bacchus. Ils furent conçus, du moins à l’intérieur, sur un plan analogue. Le corps même de l'église dessine un carré, qui est un peu allongé par ladjonction du ou des narthex. Seule, l’abside fait saillie sur le mur oriental. Dansces édifices, la disposition intérieure peut varier; mais l’église présente à l'extérieur une masse cubique, dominée par une grande coupole. L'église de l’archange, telle qu’elle fut construite par Justinien, devait avoir cet aspect.
L'érection dans la ville même de plusieurs sanctuaires dédiés à l’archange ne fit pas oublier les deux anciens sanctuaires du Bosphore. C’est là, au bord de ces flois bleus et toujours mouvants, que l’on aimait à venir implorer une guérison ou un soutien du chef des milices célestes. L’archange, venu d'Orient d’un vol rapide, avait conquis d’abord les rives du « grand fleuve », qui conduit à la ville impériale ; la capitale érigea bientôt à l'ange tutélaire d’autres sanctuaires, qui égalèrent peut-être en somptuosité ceux du Bosphore, mais auxquels n'étaient sûrement pas attachées des traditions aussi antiques.