‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 75 sur 113 · Cf. Theophanes, Chron., éd. de Boor, p · texte numérisé non relu

Cf. Theophanes, Chron., éd. de Boor, p

3. CF. Syn. eccl. Const., p. 185; cf. p. 886. Sur ce quartier, voir J. Pargoire (Extr. du Bulletin de l'Institut archéologique russe à Constantinople, t. IX, 1904, p. 55).

4. Cf. Miracula sanct. Cosmæ et Damiani (Mansi, Sacrorum concil. nova et ampliss. Collectio, t. XIII, p. 64).

5. Cf. E. Lucius, les Origines du cuite des Saints, Paris, 1908, p. 338, 357 s.; F. Wiegand, Der Erzengel Michael in der bildenden Kunst, Stuttgart, 1886, p. 6 8.; G. Stuhlfauth, Die Engel in der altchristlichen Kunst, Fribourg i. B., 1897, p. 47; W. Lueken. Michael, Gôttingen, 189#, p. 825.

6. Cf. Sozomène, His. eccl., Il, 3 (Migne, P. G., t. 67, p. 940).

étant apparu en songe à l'empereur Constantin, celui-ci avait consacré cet endroit au chef des milices célestes !.

Les écrivains ont attribué à Constantin ces deux sanctuaires, qui s’élevaient sur les rives du Bosphore, le premier à Anaplous, le second à Sosthène et qui étaient tous deux des « lieux de guérison? ». Le sanctuaire d'Anaplous fut reconstruit au sixième siècle par Justinien Ier. Devant l'édifice s’étendait un grand quai. L'église était précédée d’une cour pavée de marbre et entourée de portiques. A l’intérieur, elle était de forme circulaire et entourée d’une série de colonnes (50), qui s’interrompaient du côté de l’est, où s’ouvrait le sanctuaire. D’autres séries de colonnes entouraient l’église plus haut, et bordaient les tribunes. Une coupole élevée couvrait l'édifice, dont le sol et les parois étaient recouverts de marbre ; l’or était semé à profusion dans ce sanctuaire. Ainsi cette église, qui s'élevait au bord même du Bosphore, était une église à plan central avec des tribunes, et une coupole centrale. Elle était précédée d’un atrium et ressemblait, d’après Procope, à léglise de Saint-Jean-Baptiste à PHebdomon ‘.

On s'y réunissait le 6 septembre, à la fête de Parchistratège»*. L'église ne fut pas négligée au moyen âge. A la fin du douzième siécle, Isaac IT Ange l'embellit de marbres et d'œuvres d'art, qu’il emprunta à d’autres édifices. Il y mit des images représentant l’archange Michel. Il fit venir de Monemvasie une œuvre d’art magnifique, figurant le Christ conduit à la croix. Il transporta aussi à Anaplous les portes de bronze de l'entrée du Grand Palais et les vases sacrés de la Nouvelle Égliset. Ainsi l’église recouvra sa splendeur primitive.

1. Cf. Malalas, Chron., IV, éd. Bonn, p. 78-79. Sur la tradilion antique relative à ce temple, voir A. Maury (Revue archéologique, t. VI, 1, IS49, p. 150 s.). 2. Cf. Preger, Script. orig. Const, t. IL, p. 255, 267; Epigrammalum Anthologia palatina, éd. Dübner, t. 1, Paris, 1864, p. 6: Nicéphore Calliste, Æccl. hist, VII, 50 Migne, P. G.;t. 145, p. 1328 s.). Sur la question topographique, v. J. Pargoire (Bullelin de l'Institut archéologique russe de Constantinople, &. LIL, 1898, p. 60 s.). L'auteur place Anaplous sur la rive européenne du Bosphore à Arnaout-Keuï et Sosthène sur la même rive à Stenia. Le Michaelion, signalé par Sozomène (loc. cil.), se trouvait à la droite de celui qui du Pont-Euxin se rendait à Constantinople, par conséquent sur la rive européenne. Anaplous est signalé par Procope, De Aedif, I, 8, éd. Bonn, p. 197-199, à la gauche de celui qui se dirige vers le Pont-Euxin, par conséquent sur la rive européenne du Bosphore. Procope signale aussi un autre saneluaire dédié à l’archange Michel sur la rive opposée. Ce dernier sanctuaire fut reconstruit par Justinien, qui rebâtit aussi le sanctuaire d'Anaplous ; cf. J. Pargoire (Byzant. Zeitschrift, t. XIE, p. 478 s.).

3. Cf. Procope, De Aedif., I,8, éd. Bonn, p. 197-198 ; cf. J. Ebersolt et ‘A. Thiers, les Eglises de Constantinople, Paris, 1913, p 5l,n l, 253

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