‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 90 sur 113 · CAN ORNE · texte numérisé non relu

CAN ORNE

yinéeslesmque à À

F1G. 15. — Staurothèque de la Sainte-Chapelle (d’après Morand).

1. Constantin, qui porte le costume des empereurs byzantins, est revêtu du saccos et du loros; cf. J. Ebersolt, Mélanges d'histoire et d'archéologie byzantines, Paris,

tre reliquaire, que Morand a dessiné sur la planche où sont représentées les reliques qui furent données à saint Louis par l’empereur Baudouin. Ce reliquaire, qui contenait aussi une partie de la vraie Croix, a la forme d’une eroix à double travée, dont les bords sont ornés de pierres précieuses !, Cette grande croix à double travée apparaît aussi sur une miniature d’un manuscrit latin de la Bibliothèque nationale, où l’on voit saint Louis vénérant les reliques de la Sainte- Chapelle?. Il s’agit ici non d’une staurothèque, mais d’une croixreliquaire à double travée. Malheureusement les reproductions. anciennes ne permettent pas de constater s’il s’agit d’une œuvre byzantine ou d’un travail occidental imité d’un modèle oriental. On en peut dire autant des autres reliquaires que Morand a fait figurer sur son dessin. Ce sont des vases de formes diverses, des tableaux dont les bords sont ornés de pierreries, et dont le champ est divisé en carrés ou en rectangles avec un ornement quadrilobé. Dans ces reproductions sans caractère on ne peut reconnaître à coup sûr des œuvres byzantines. Le reliquaire ancien de la Couronne d’épines, qui demeura à la Sainte-Chapelle jusqu'à la Révolution, n’existe plus”. Les anciens dessins lui donnent la forme d’une couronne, parfois montée sur un piédestalf. Le reliquaire de la sainte Lance a disparu également à la fin du dix-huitième siècle. La relique était enchâssée dans un reliquaire en forme de croix gemmée, mais la forme de la relique n'apparaît pas sur le dessin de Morand.

Les reliques de la Passion ne paraissent pas avoir été envoyées toutes en France au treizième siècle. Jean de Mandeville signale à Constantinople, dans la première moitié du quatorzième siècle, une grande partie de la Croix, la tunique sans couture, l’éponge, le roseau (arundo) et un clou. Son témoignage, qui pour Constantinople parait authentique, est confirmé en partie par celui de Clavijo, qui signale dans les premières années du quinzième siècle la présence à Constantinople d’un « morceau de l’éponge avec laquelle on donna à Jésus-Christ Notre Dieu le fiel et le vinaigre sur la croix? ».

Jean de Mandeville affirme aussi avoir vu deux couronnes, celle

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