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ravant à l'église d'Éphèse;. less Byzantins l'avaient aussi acquise. Manuel Comnène: (1143-1180), l'avait transportée sur son dos: du: port du. Boucoléon, où elle: était arnivée, jusqu’à l’église du Phare. Après la mort de cet empereur cette pierre,. qui passait pour celle sur laquelle le Christ, descendu de la Croix, fut enveloppé dans les linges funéraires etembaumé, fut enlevée: du Grand Palais et transférée au monastère du Christ-Pantocrator !. C’est là que les pèlerins et les voyageurs sont venus l’adorer jusqu’à la prise de Constantinople par les Tures?.
Une dernière relique du Christ paraît avoir été très divisée par les Byzantins, c’est celle du saint Sang. Cette relique était le sang même qui avait coulé du flanc du Christ sur la Croix, mais aussi le sang qui était sorti de l’icone miraculeuse du Christ“, et de l’icone de Béryte, qui toutes deux avaient été transpercées par un Juil. Au début du quinzième siècle, l'ambassadeur castillan Clavijo signale dans l’église de Saint-Jean de Pétra « une petite cassette en or » contenant du sang qui avait jailli du Crucifix de Beyrouth6. Manuel Philès mentionne dans une de ses épigrammes un encolpion, qui renfermait du sang du Seigneur (àxo roë deorott408 aïuaros) 7. On en conservait aussi dans les reliquaires de la vraie Croix, dans la staurothèque du Mont-Saint-QuentinS et dans celle du trésor de Saint Marc?. Henri
1. Cf. Nicétas Choniates, De Manuele Comneno, VII, 7, éd. Bonn, p. 289-290. Nicolas Mesaritis ne mentionne pas la pierre de l’onction parmi les reliques du Christ qu'il énumère, vers l’an 1200, dans l’église de la Vierge-du-Phare; V. plus haut. p. 28.
2. La pierre de l’onction est signalée par Antoine de Novgorod en 1200, par Robert de Clari et par les pèlerins et les voyageurs jusqu’en 1453 (Cf. Riant, Exuviæ, t. Il, p. 282 ; Jlin. russes, p. 102, 137, 162, 204, 234; Chr. Buondelmonti, Descriplion des îles de l'Archipel, éd. Legrand, Paris, 1897, p. 88; Clavijo, cf. Ph. Bruun, Constantinople, ses sancluaires et ses reliques. Fragment de l’Ilinerario de Clavijo, Odessa, 1883, p. 18 ; Bertrandon de La Broquière, cf. Ch. Schefer, le Voyage d'outre-mer de Bertrandon de La Broquière, Paris, 1892, p. 160). D’après ces témoignages on voyait sur cette pierre des larmes de la Vierge « blanches comme des gouttes de cire ou comme du lait ». Suivant Clavijo, la relique était « un marbre sculpté de différentés couleurs et d’une longueur de neuf paumes; sur cette pierre on voyait les larmes des trois Marie et de saint Jean ; ces larmes paraissaient comme gelées et comme si elles venaient d'être versées ». Bertrandon affirme aussi que la pierre était de « diverses couleurs ». Il se pencha sur la relique pour observer les larmes de la Vierge, croyant tout d’abord que c'étaient des gouttes de cire. Il y mit même la main pour les toucher, se baissa pour les voir à contre-jour. Il lui sembla alors qu’elles étaient « des gouttes d’eau gelée ».