‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 99 sur 113 · V. plus haut, p. 126 n · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 126 n

Dandolo avait envoyé à Venise, en 1204, un petit vase cylindrique en cristal de roche fermé par ‘un disque de jaspe, serti d’or, émaillé et décoré de la scène du Crucifiement. Une inscription indique encore la nature de la relique (aux axpude) !.

1. Cf. A. Pasini, /l tesoro di San Marco in Venezia, Venise, 18°6, p. 24; Album, pl. XXVII; E. Molinier, le Trésor de la basilique de Saint-Marc à Venise, Venise, 1888, p.86; G. I. G.,t. IV, p. 372 n° 8815 ; Riant, Exuviæ, t. Il, p. 262, 263, 265, 268.

RELIQUAIRES DE LA VIERGE, DES APÔTRES, DES SAINTS ET DES MaRTYRS.

L'usage de la division des reliques, qui naquit en Orient !, était

largement pratiqué par les Byzantins. Les reliques les plus pré-

cieuses, celles du Christ, qui faisaient l’orgueil de la cité, n'étaient

pas restées intactes. On préleva aussi des parcelles sur les reliques des autres saints. Malheureusement ces fragments sont désignés en termes souvent peu précis, qui ne permettent pas toujours d’apprécier l'importance et la nature de ces prélèvements.

La présence du maphorion de la Vierge est attestée par une inscription grecque de la staurothèque de Limbourg?. Il s’agit du fameux vêtement de la Mère de Dieu, qui était conservé dans la châsse de l’église des Blachernes?. Les Byzantins n'avaient pas hésité à ouvrir ce reliquaire triple pour en distraire un fragment. Est-ce la même relique qui est désignée sous les noms suivants : iérrov, 7Aavis, &ôe, sur une authentique grecque jointe à un minuscule sac de toile, qui est conservé à Rome, sur un encolpion décrit par Manuel Philès5 et dans un écrit de Joseph Bryennios (?

La célèbre ceinture de la Vierge, qui était conservée dans la châsse de l’église des Chalcopratia?, fut aussi divisée. Des fragments prirent place à côté des reliques du Christ, dans Îles staurothèques de Limbourg et de Chartres$, et dans un reliquaire provenant de

Page 1