AEN
der
P. aient ou non subi la violence. ; Um Nous allons essayer de déterminer exactement la valeur 4
ces termes, et de dire comment se sont constituées les. deux catégories si tranchées qu ‘ils servent à désigner. | PEE C'est surtout le mot wdoruc qui a donné lieu à des discu: . sions. On s'est demandé s'il existait un lien entre r 'idée fond a n mentale de lémoin et la mort aan subie pur ceux Le po
les unes se tenant presque Qu UAR sur le tar c spéculation, les autres entièrement báties sur les textes. Par les travaux inspirés par la méthode philologique, le plus « considérable est celui de M. Kattenbusch. Ce savant a eu le mérite de recueillir les témoignages qui lui ont paru les plus impo .. tants sur la matière, et d' indiquer les principales manières de . les concilier. Aucune d'elles, il l'a reconnu, n'a paru absolu- 2e ment: satisfaisante, et le résultat de ses recherches est ue peu encourageant : « Dans une certaine mesure, dit-il en concluant, le titre de martyr comme tel reste une énigme. | À l’occasion d’une étude sur les Actes des martyrs, K. Holl -
a rouvert la discussion. Reprenant, aprés l'avoir amendée, une des idées émises par M. Kattenbusch, il proposa une e zx
plication qui devait, croyait-il, rallier tous les suffrages. Elle | Ba. rencontra d'assez vives résistances, et il s' engagea, entre K. Holl et ses contradicteurs : MM, Corssen, pene Seb an
ADEM personne en disant qu’ 'au cours de la ne : £4 on a souvent iue les mémes choses ; ; que. bien des.
3 qu’ une CE ÉLUS à l'excès n'a guère contribué àct lairer. Et RU il n BI que Fon. vrai que « ceux eV. ont dito m
pn clit nie les suivre Fin où ils vous ménent, Ian drait + bien : sûr den ne pas s'être mere sur leur news Ent vat
dos p qui méritent d étre piiseg en considéra- an e ) Bm pour le faire utilement, il faut rappeler, en E clas ED
'TENBU cH, T DER. Mártgrertitel, dans Zeitschrift für die iche Wissenschaft, t. IV (1903), p. 111-27; J. CERTES Die christlichen Martyrien, dans Hermes, t. XLV. (1910), EESC. Horn, Die Vorstellung vom Märtyrer und die n dhrer - geschichtlichen : Entwicklung, dans Neue . he SANTE b We ranch (1914), p.521- — dans.
er, Ds XXXV. (1916), n p. 253- 59 ; Ip., OT PUDE Du t..LII (1917), p:-301-307 5 P. CORSSEN, Begriff und. Mártygrers in der. alten . Kirehe, dans Neue Jahrbücher, (1915), p. 481- 501 ; pe SCHLATTER, Der Mártyrer in den TEN en der christlichen Kirche, dans Beiträge zur Fôrderung der Theologie, CS H3 (Gütersloh, 1915) ; CORSSEN, | | Nes dans Neue Jahrbücher, t. XXXVII P JB Bu REITZENSTEIN, Historia Lausiaca und Hi- ^ um eoyengen, 1916), p. 85-89; Ip., Bemerkungen mon Nachrichten der K. Gesellschaft zu -6 Fe Der Xe Pb dans Hermes,
Li L'emploi des mots.
- Mágrvc, uapgvópiov, uaptéora, paovvosir, sont di un usage fré- >
quent dans le Nouveau Testament ', On relève ces mots dans. des contextes où se marquent, les nuances diverses dont. ils sont susceptibles. Quand le grand prétre, déchirant ses vétements, s'écrie : té &ru yoeíav Zyouev uaprógov ?, lorsque dans le procès de S. Étienne nous voyons apparaître des uéorvpec yevósi;?, il s'agit de témoins au sens juridique du mot. Ailleurs, uáovoc est celui qui est en mesure de donner une attestation, et c'est bien en ce sens que r apótre en appelle : au témoignage de Dieu: uáovrvc yàp uo? &oviw 6 Oeds *.
L'application qui doit avant tout attirer notre attention. est celle qui est faite aux apótres, qualifiés, dans de nombreux textes, de uáprvpsc, comme témoins de la mission et de la résurrection du Christ.
Ainsi qu'il est écrit, leur dit le Sauveur ressuscité, il fat | que le Christ souffrît, qu'il ressuscitát des morts le troisième
jour, que le repentir et la rémission des péchés soient préchés |
en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem : Ouetc HAQTUOES voóToY 5, VOUS êtes les témoins de ces choses. - Vous recevrez le Saint-Esprit : xai Zoso0£ mov 'uáprvpec 9. Les apôtres ont bien compris que le Maître ne constate pas pneu qu'ils ont vu et entendu, et qu’ ls sont en état.
1 Nous ne remonterons pas, avec M. DORNSEIFF, t.e, p. 134, jus-- HU
qu'à l'Ancien Testament. Cet aüteur trouve dans Isaie 18 germe du.
, développement qui part de l'idée du témoin en justice pour aboutir - 2 EX :
^ à celle du confesseur de la foi qui scelle de son sang l'affirmation de ses convictions, Il cite xri, 9-12, xLIV, 8 (passages qui n'appar- -
tiennent pas, comme il le pense, aux « chants du Serviteur de EC Jahvé »), où l'on relève: óueic àpol uéovvoec (xr, 12), nuágtvgec —
dueïc éové (xLIv, 8). Dans ces passages, Dieu prend son. peuple à témoin de ses prédictions et de sa puissance pour sauver. Dans les passages voisins, un défi est porté par Jahvé aux dieux des paiens ; : ils ne peuvent rien prédire, tandis que Jahvé a fait des prédictions qui se réalisent comme les Israélites peuvent en témoigner. Mais il QUY y a rien là qui, de prés ou de loin, donne l'idée d'un témoignage | qui va jusqu'au sacrifice de la vie. : '
Marc. 14, 63. 07 D'ACTE, 18. 3 49 YR PE
* Rom. 1, 9. Cf. II Cor. 15 23; Philipp. 1, 8, 5 Luc. 24, 48, * Act. 1,8.
de rendre témoignage. Il leur en impose la mission, et ils se regardent comme investis d'un mandat. Lors de l'élection de Mathias, on voit qu'il ne leur suffit pas d'avoir dans leur entourage des hommes qui les ont suivis tout letemps que Jésus a vécu avec eux, et sont, par conséquent, capables d'attester
la vérité. Il faut qu'un de ces hommes soit admis au rang des
douze, et accrédité pour rendre témoignage: gdáetvoa Tic
àvacrácsoc aóro0 civ uiv yevéc0a, Éva voóvov 1, Pierre, en
toute circonstance, proclame que les apôtres sont les témoins .
de la résurrection : « Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité : où záv-
"tec Muelc écuev uáprepec?, nous en sommes tous témoins.» Et ce sont des témoins expressément désignés : « Nous som-
mes témoins (udovvgec) de tout ce qu'il a fait dans les campa-
. gnes de la Judée et à Jérusalem. Ensuite, ils l'ont fait mourir
en l'attachant au bois, Mais Dieu l'a ressuscité le troisiéme
jour, et lui a donné de se faire voir, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d'avance par Dieu : uágvvow voic nooxeyetgororquévoig 6xà vo0 Oeoë *.» De méme le Christ, apparaissant |
à S. Paul: « Je t'ai apparu, afin de te constituer ministre et témoin (nooyewaactat ce ónuoéírqv xai páovvga) des choses
que tu as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaitrai - 5
encore *. 2 Et S. Paul lui-même : «Si le Christ n'est pas ressuscité,
. notre prédication est done vaine, vaine aussi est votre foi.
Il se trouve méme que nous sommes de faux témoins à l'égard
de Dieu ( yevóoudetvoec o6 Ocoó), puisque nous avons té-
moigné contre lui qu'il a ressuscité le Christ (óc épapvvpijcauev xarà ToO o6 ), alors qu'il ne l'aurait pas ressuscité, s il est
vrai que les morts ne ressuscitent pas 5. »
Les apôtres, propagateurs de l'évangile, sont donc les témoins autorisés, on pourrait dire officiels, du grand fait que
le Christ a donné comme preuve de sa mission : la résurrection.
Par elle-même, cette qualité de témoin n'implique aucune
des conditions qui plus tard seront le signe distinctif du martyr : ni les souffrances, ni la mort.
Act 1,252. i £r 3595vw.3510:5,35. — 3 Act. 10, 39, 41.
4 Act, 26, 16 ; cf. 22, 15.
.* J Cor. 15, 14-15.
LE Me
PRU DNO MARTYR ET CONFESSEUR | s
Mais ailleurs il est question du témoignage rendu en temps & de persécution, devant les juges, malgré les mauvais traitements qui en sont la sanction, en même temps qu'ils serviront à en faire ressortir la force: « On vous traduira. devant. les | tribunaux et les synagogues et vous serez battus ; vous com- paraîtrez devant les gouverneurs et les rois à cause de moi, pour rendre témoignage devant eux: eic pagvóguov aóvoic 1.» Nous sommes ici transportés dans le cadre des Actes des mar-. $ tyrs. | 5: ^ x
D'autres textes nous y conduisent ids tente C est. ainsi qu'on est tenté de traduire — et on ne s'en est point fait faute — le mot yuáporvc par martyr dans cette phrase de |
S. Paul: óre é£eyórvevo 10 alua 2/vegávov vob VidOrepdEn gov? 2, dw E:
De méme dans ce verset de l'Apocalypse : "Avrínac, ó uápvvc . uov, ó miotôc uov, Ôc àmexráv0m map duws. Mais s’il s'agit ici de saints personnages qui paient de leur sang le témoignage qu'ils rendent à la vérité, il ne parait pas que le nom de uápvc leur soit imposé pour ce motif ; ils sont tués parce que : uáovvoec. ll en est de méme des deux témoins anonymes dont il est fait mention ailleurs dans l'Apocalypse: vo
Óvciv uóovvaírv - uov *. C'est lorsqu'ils. ont achevé de rendre — —
témoignage: órav Telécwow vr» uagrvoíav aóróv, que la béte | e
qui monte de l'abime les tuera 5. Il n'est donc pas certain que - | 1$ di
dans la description de la grande prosiuee $5 ivre du sang des - Saints, xai x Toû aluatos To» pee *Inco6, où il s’agit évidemment des martyrs, le mot udorvc ait déjà par lui-méme ce sens précis, et ne soit pas simplement l'équivalent de « témoin ».
Les qualificatifs donnés à Antipas: sont, également dans LAperalvpoe appliqués au Christ: äxo duse Xovovoó, ó ó uág- . TUS Ó TIOTOG, Ó Re TOY te xai Ô een TÓV nato vie vies . Táóe Aéyev ó üpijv, 6 udgrus 6 migTOg xal àÀn0wóc, 5j doy? Tics xtloews o0 Oeod *. Le contexte ne suggère | E ' aucun rapport entre la qualité de témoin fidèle et la mort ou les souffrances. Il en est autrement dans cette phrase de -
1 Marc. 13, 9. Cf. Luc. 51, 125 énofhoerai dutv elc Wido tomy., ? Acl-22,20. - — " * Apoc.2,13. —.*^ Apoc. 11, 3. | 5 Apoc. 11, 7. 6 Apoc. 17, 60. -. * Apoc. 1; 5. nd 8 Apoc. 3,15. Aussi 22, 20: hs Ra Tata * vai éexoua EP
taxó. X
Ja première: “épitre à Timothée : « Je te recommande, devant. Dieu qui donne la vie à toutes choses, xai 'Imeo6 Xowro0 vo6 magtvofoartos éxi ITovriov IleiAároo tv xaA$|v óuoAoyíav *...» Le mot maotvoetr est visiblement synonyme de ôuoloyetr, . mais avee une nuance spéciale que lui donne le complément
... du Christ appelle nécessairement l'image du témoin sanglant.
Le Nouveau Testament ne nous fournit donc aucun : exemple certain du mot uáorvc ou de ses dérivés employés dans le
T Sens restreint et précis de martyr qu'il a fini par prendre dans
— le langage chrétien. Interrogeons les écrivains ecclésiastiques.
Nous rencontrons tout d'abord le célèbre texte de S. Clément à propos de S. Pierre: JJéroov, 0c Óuà CifjAov : dÓuxov oùy . &va o008 Óóo àllù nAs(ovac ozüveyxev nóvovc, xal otro ua 0 T v- — Qijoac énooev0n sic vóv ógevAÓuevov vónov rc O6Ënc?. Aprés - avoir rappelé ensuite les souffrances et la prédication de
- . $mopovijcyevóuevocg uéywroc ózoyoauuóc?. C'est certainement se montrer difficile à l'excés de prétendre que l'usage du mot uaotvoetw n'est pas absolument décisif ici. Le contexte pré- . . eédent, où Clément annonce des « athlètes » qui ont combattu . jusqu'à la mort, fec Ourdrov inco», et la gradation de la phrase indiquent, à n'en pas douter, que uaotvoew doit être ONE rendui ici par « souffrir le martyre ». 3
| v00 óvóuaroc* n’emploie ni uéptvs, ni uapvvpía, ni uaprvgeitr. De même Ignace, pourtant si rempli de l’idée du martyre ;
et partant de l’authenticité des lettres *.
Cest dans la lettre de l'Église de Smyrne sur la mort de - Polycarpe que, sans contestation possible, uégrus et ses déri-
1 | Tim. 6, 13. É ; RICE GA. FAO Op SUN IX, 28, 2.
3 = à KRUEGER, dans Zeitschrift für die neutestamentliche Wissen- : hart t. XVII, p. so RAR ; | :
— éni Iovtiov IIeiárov. La mention dela passion et de la mort
S. Pauliltermine: xai uaotvuomoac éni vàv dyovuévov, | otrcoc àm»AAAyw vo? xóouov xai eig TOY dyiov cvómov émopeó0n, .
E Pc Dad d'Hermas, qui se sert de l'expression œabetr ónép
et l'on a fait remarquer à juste titre que cette lacune de son " vocabulaire est un argument de plus en faveur de l'antiquité
vès apparaissent pour la premiére fois exclusivement réservés | aux martyrs. : :
I, 1: ^Eyoáyauev ópiv, dócAgot, và xarà TOÙ Uu a0 TO QT.
cavrac xai vov uaxáguov IoAóxaozov, óottc, dozeo ànwoqpa- ———
yícag.óià Tic nap vo (ac aóvob, xarténavoe vov Óvoyuóv. XIV, 2: edloy® oe, Ut xatnËlwods us... vo& Aafleiv uépoc êv aot0u® Ty pup)? £y x ao vndl 106 Xorotot don. XV, 2: xóxÀQ mepievelyuaey TÔ cóua vob uágTvQoc. NV4,22 399 bavuactdraroc uäotvuc TIloléxaoroc. XVIL 1 : 6 àvvixe(uevoc và yéver Toy dumalww, iod TÓ TE Hé S ysÜoc a)voU Tic HagTvotasc | XVII, 3: roórov uiv yàg vióv Óvva Toû Oeod ngooxvvotusv, — voc ÓÓ un áp v vpac, dc ualnräs xal uunTàs vob xvpiov ya — — TUE. : | | XVIIL 2: év dyallidoer xal yao@ naoé£er ó wópvoc Émirelemw Tv v06 map vv oí ov adtoù Muéoar yevé0 or.
ARR Vae &y Zion H apctvoioac.
uápvoc #60105, OÙ T0 nap t óptov ndvrec émbopoñou j pe *. Hetobai xarà TO edayyélor XpioToÿ yevónevov.
On reconnaît immédiatement que dans ce récit udovvc
est un titre désignant ceux qui ont péri pour la foi; que ^ —
uaorvpía c'est la mort endurée. pour cette grande cause ; que les martyrs forment une catégorie à part (&piBuóc) dont l'Église s'enorgueillit.
Le langage de l'Église de Smyrne ne lui est WS parti
culier. Peu aprés nous entendons Méliton de Sardes employer '
uaotvoeiw dans le sens de « subir le martyre » : éu ZegowAMov Er
llaólov àvüvnávov Tí; 'Acíac, Q Xáyagwg «ow àéuapcrópm-
oey !, De méme Denys de Corinthe, parlant de Pierre et de Paul: eic vzjv "IvaA(av óuóoe 0ióá£avveg àéuapvóonoa » a Tà TOY aürOÓY xoipóv?, —.
Chez Hégésippe, uagvvostv a ordinairement le sens de mourir pour le nom du Christ. Ainsi, lorsqu'il raconte la mort de Jacques le Juste : Kai Aaflóv vi; án' aüvóv, elg vàv yrvagéov, và £óAov, &v $ ânoméler và iudria, ijveyxev uavà Tic xepalñc ToU
1 Dans EusEBE, Hisl. eccl., IV, 26, 3.
3 Dans EUSEBE, Hist. eccl, II, 25, 8. us
re xal ofroc à UapTé Q noev *. Il parle de méme de
- Simon fils de Cléophas?. Ailleurs, dans un sens plus large, le
titre de martyr est donné à des chrétiens qui ont confessé la
foi sans qu'on leur ait demandé le sacrifice de leur vie.
Ainsi, les descendants de Judas, fréres du Seigneur : &pxyovvaL OÙ xai moomyobrrau néons éxxAnolas dc págrvgeg xal GnÔ yévovs Toù Kvpiov ?. Ces membres de la famille du
Christ que Domitien jugea inoffensifs et renvoya sans les in-
quiéter davantage, vécurent jusqu’à l'époque de Trajan.
Cet exemple du nom de ,dégrvc, donné à des chrétiens qui confessent leur foi sans devoir sacrifier leur vie, n'est, pas
isolé. Dans sa réfutation de l'hérésie Cataphrygienne, Apollo-
nius dénonce Thémison et Alexandre qui s’arrogent le titre
; de iE : Oeuíocv, ó vij» á£ióztwovov mAeove£(av fjugteo uévoc , Ó uu?) paogaaus TS époloyias TÓ enpuetov, là nArber xenHÉTE,
HR Td deoud.= ócuáoctoc kay do pevoc, S VOA MI dE).
dj moogíjuc fuir einávo vá #aTà “Alééarôgor, TOv Aéyoyta éav- |
0 tóv uégvvpoas*.
"Ceux qui parmi les hérétiques se disent martyrs, se ot oes
donner de l'argent *. Un autre exemple de cette extension de sens se rencontre dans la lettre de Sérapion d'Antioche, dont
voici une des signatures : - Aëgrluos Rogue pápvoc fgeoüps
rk
duc qum [^
C'est dioá a lettre des Églises de. Vienne et de Lyon que
l'opposition entre les titres de martyr et de confesseur est
pour la premiére fois expressément marquée. Bien que les |. héros célébrés dans ce document «fussent dans une telle
. gloire, et qu ‘ils eussent rendu témoignage non pas une ou deux __ fois, mais souvent, oùy áma& oùdè óig là nolÂduis uaotvo- cavtec, après avoir été ramenés auprès des bêtes, couverts
de brûlures, de meurtrissures et de Bares cependant ils ne
se proclamaient pas martyrs, oùT” aÿToi Udocpgos éavvoUc àve-
Dans Éusèse, Hist. eccl., 11,25, 18 ; ef. IV, 22, 4. Dans Eusèse, Hist. eccl., III, 32, 3.
Dans Eusèse, Hisl. eccl., III, 32, 6 ; cf. TII, 20, € Dans Eusèse, Hist. eccl., V, 18, 5.
Dans Eusèse, Hist. eccl., V, 18, 6.
Dans Eusèse, Hist. eccl., V, 18, 7.
Dans EUSEBE, Hist. eccl, N;.19, 9
SANCTYS. — 6
+ 0e ne e 1 +
se présente comme une glose de l’auteur de la lettre. Celui-ci :
x/jovrTov, ni ne DER M que nous TE donor e ce nom ; 3 de mais si quelqu'un parmi nous dans une lettre ou dans la con- SH versation les appelait ainsi, ils le reprenaient amérement. lis A. donnaient en effet volontiers le titre de martyr, vj» ej uao- - : vopíac mooonyoolar, au Christ, le témoin fidèle et véri- Qu: table: mor@ xal GAn0w® uéotvau, premier-né des : morts, auteur de la vie de Dieu; et ils rappelaient la mémoire des martyrs qui avaient déjà quitté ce monde: «àv é£eAmAv0ó- ——— .
To» fon uapvrópov et disaient: « Ceux là sont martyrs, êmetvor ijón uápvvosc, que le Christ a daignés recevoir dans la
confession, év tÿ óuoAoy(g, aprés avoir imprimé en eux, par... 54 le trépas, le sceau du mártyre : : émopoayiodueros aùt@y dd —— E tí; &£óÓov Tv uaotvoiar. Pour nous, nous sommes simple-- AES
ment de modestes confesseurs : ' óuóAoyot uétotou xai TOTELvol 1,» í
. Ilest difficile de dire plus cire que ceux-là seuls ont un droit strict au titre de martyr qui ont succombé aux souffrances endurées pour la foi ; tant qu'ils sont en ce monde, ils ne peuvent prétendre qu'au titre de confesseur. On remarquera la citation de l'Apocalypse, qu'il ne faut point, semble- : t-il, mettre dans la bouche de ces généreux chrétiens, et qui —
d'ailleurs n'emploie pas le mot uáovvc avec la rigueur qu'exigent les martyrs eux-mêmes. Ainsi, il dit en parlant d’Attale : : . yvgoíoc àv fj Agua vtavi] cv»rá£eu yeyvuvácuérog fj» xal dei quáps CALE tuc éyeyôver rap Juv &AnÜcíac ?, et nous l'avons enten- | du qualifier de « martyres » les multiples confessions de nos héros: zoAAóxig uaoveprcavrec. D'ailleurs il ressort de l'en- . semble que les charitables chrétiens qui parvenaient à com- —
muniquer avec les prisonniers savaient fort bien que le ti- *-