‹ SanctusChapitre 56 sur 64 · UN XE · texte numérisé non relu

UN XE

suburbains avuicht bssucoui CIE t siège de. "Bone par. les Goths sous Vitigés en 537, plus encore sous Totila PEE - années plus tard. Il n'est pas improbable.que l’on fut déslors —— obligé de mettre quelques corps saints en sûreté à l'intérieur | NA des murs !, Pourtant, on n'en a pas la certitude, ét les papes, malgré les dangers dela situation, semblent avoir longtemps. hésité à entrer dans cette voie. Les premiers exemples bien constatés de translations de reliques des cimetiéres à linté- | “rieur de Rome ne sont pas antérieurs au milieu du VII? siècle, eice t urent les sanctuaires les plus éloignés de la ville, les phe. | "exposés par conséquent, qui furent d'abord dépouillés en fa- veur des basiliques urbaines. Les reliques des SS. Primus et Felicianus furent apportées de Nomentum en 648, celles des. SS. Simplicius, Viatrix et Faustina, de la voie de Porto, ad — . Sextum Philippi, en 682. Les profanations des Lombards sous | CEN le roi Astolphe en 756 devinrent le signal d'un exode plus géné- . ral, qui peu à peu amena dans Rome la plupart des corps saints dela banlieue. Le pape Paul I (757-767) fait ouvrir un grand nombre de tombeaux pour distribuer les corps aux églises dela ville?. Ses successeurs continuérent cette ceuvre, - s. *imposée par la nécessité et qui devait être, dans la pensée — 3 de tous, une œuvre de préservation, Pour l'être en fait, elle aurait dû s'accomplir dans des conditions humainement àrréalisables à ce moment, — - | Ud rays: Te uS cc . Dans quel état se trouvaient les nécropoles See i le jour où l’on se décida à opérer les translations? Les : tombes des martyrs. étaient- elles toutes inviolées? Quelle | . méthode fut suivie pour l'enlévement des corps ? Quelles précautions furent prises pour s'assurer del identité de chacun d'eux, et pour prévenir des confusions trop aisées à se pro- c E duire? Autant de questions auxquelles. nous n'avons. pas Je? moyen de répondre avec précision ?. En voici une autre qui HI - n'est pas moins essentielle. À qui furent confiées ces opérations délicates, et les papes trouvérent-ils en ces circonstances des | serviteurs à la hauteur de leur tâche ? On aimerait à de croire,

1 DE Rossi, Roma sotterranea, t. I, p. A8: SNS WO

? DE Rossi, t. c., p. 220-21. 5 l : e

? L'inscription bien connue du pape Vigile (Dum peritura Getae ES . posuissent castra sub urbe, Inw, 89) fait penser à de graves profana- | ca tions, mais ne parle clairement que. d'inscriptions brisées, -

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ersonnel ire n° "inspire pas précis edt la confiance. Parmi les richesses qui à Rome attiraient les regards des E pèlerins, il faut mettre en première ligne les corps saints qu'on , Fe montrait partout et dont on exagérait volontiers le nom- ] . Placés autrefois hors de toute atteinte, ces trésors, on de n'étaient "plus. aussi jalousement gardés. Il s'allu- mait de pieuses convoitises. Les nouveaux établissements | N E oet en decà des Alpes révaient de procurer à leurs

se le lustre incomparable‘ que leur donnerait le corps

E des missions chargées de rapporter des reliques. - Les ue. | personnages, non moins intéressés que les moines à s'assurer. URSS des. saints, saent de toute leur influence mud

iur ent ^ enun ^ r Ee buo dies et de la Prince Les récits o ces. ie mettent volontiers en scène ele.

P élèbre. E Nc ale sa e UE pour trafiquer ddr it con és à sa garde, et organisa, avec ses frères et pli je $, une véritable. e qui se chargeait -

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j DK donnait. lieu, dés inh Ja mode orientale :

(d un martyr. Les: reliques du saint, c'était le saint lui-même, et sa présence était une source de bénédictions. On organisa -

1905 eut lieu une reconnaissance des reliques. Un spécia- -

plus tard S. Augustin se plaignait d'une catégorie de vagabonds #5 habillés en moines, qui mettaient en vente des ossements de martyrs, si lamen martyrum, ajoute-t-il,. se doutant bien que. ces marchands sans scrupule se génaient peu pour tromper le client. I] serait peut-étre exagéré de prétendre que les trafi- —— quants simoniaques de toutes les époques n'ont. jamais porté — . sur le marché que des reliques fausses. Mais leurs agissements : sont toujours suspects, et ils ne méritent aucune confiance. | Ils comptent parmi les principaux agents de la confusion qui à finit par se produire dans toutes les parties de la chrétienté. — Mais n'y eût-il pas eu d’escrocs ni de faussaires, la dérogation à l'antique loi de l'intangibilité des corps saints suffisait y^

par elle-même à amener pareil résultat. Rien ne le fera mieux — —

comprendre qu'un fait qui s'est passé presque sous nos yeux. Le corps de S. Albert de Louvain, évéque de Liége, assassiné le 24 novembre 1192, avait été enseveli dans la cathédrale

de Reims, dans le chœur, où reposaient déjà cinq archevêques,

à une place indiquée dans les documents contemporains avec - Jud

une précision qui ne laissait rien à désirer. En 1612 les archi-- ^

dues Albert et Isabelle exprimérent au roi de France, Louis

. XIII, le désir de posséder en Belgique le corps du saint évéque. ll fut fait droit à leur demande, et le chapitre de Reims fit

creuser le sol dans la direction indiquée. La tombe ne tarda pas à apparaitre. Les ornements pontificaux, la crosse n’auraient sans doute pas suffi à identifier le corps. La perfora- ' tion du crâne ne laissait place à aucune hésitation, On sa-° vait par le biographe d'Albert que les assassins lui avaient ^ fendu la tête: /empus eius cerebrumque et caput eius effrege- | runt', Le procès-verbal de l'exhumation dressé par deux médecins reconnait « le coup de taille que le saint martyr aurait recu quand. il fut massacré ». : VE | Les reliques furent donc soigneusement recueillies, dépo sées dans une châsse et transportées à Bruxelles, où elles LES furent gardées jusqu'à nos. jours par les Carmélites. En "a

liste fut appelé et les ossements examinés minutieusement. Az Les conclusions de cet examen aboutissent en somme à une —

confirmation du rapport de 1612. Il est à noter que certaines

! BHL, 223,

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