‹ SanctusChapitre 6 sur 64 · CIL. XIII · texte numérisé non relu

CIL. XIII

1 Bulletin archéol. du comité des travaux histor., 1905, p. xir.

1* CIL. VI, 11165, 17586 et VIII, 12215 : OVIDIA L. F, SANCTA HIC SITA EST. 19 CIL. VI, 9349;

SORORI SANCTISSIMAE !

PATRONO SANGTISSIMO ?

OPTIMAE ET SANGTAE PATRONAE ?

DOMINAE SANGTISSIMAE # LIBERTO SANGTISSIMO 5 HOSPITAE SANCTISSIMAE *

En dehors de ces exemples, oü sanctus a évidemment un: sens relatif et restreint, on peut en citer un certain nombre où il s'applique absolument à des personnes diverses d'àge et de condition, dont il met en relief la perfection morale :

AGRIVS IANVARIVS SANCTISSIMVS ADVLESCENS ?

IVLIA M(ARCI) F(ILIA) SPICA SANCTISSIMA * PINNIAE DIDYMAE ANIMAE SANCTAE ET BONAE ?

IVLIAE FELICISSIMAE ANIMAE SANCTAE !?

La noblesse et l'intégrité du caractére inspire naturellement le respect, concilie l'autorité et répand sur la personne une certaine gravité. De là, la rencontre fréquente des mots sanclus et gravis et l'espéce de synonymie établie entre eux. Cum... in proconsulatu se sanctum gravemque praebuisset, est-il dit d'Antonin le Pieux! ; iudicium gravis sanctique viri '?. Par analogie : gravis et sancta oratio ? ; et cette phrase de Cicéron: quod apud omnes leve et infirmum est, id apud iudicem grave et sanctum esse ducetur **.

Lorsqu'il s'agit de personnages constitués en dignité ou investis de fon:tions publiques, il n'est pas toujours aisé de

savoir si, en l'appelant sanctus, on a entendu lui appliquer une

épithéte consacrée plutót que d'exalter ses qualités morales. Il nous paraît probable que P. Memmius Regulus a été compté au nombre des hommes «très saints» non parce qu'il était Frére Arvale, mais pour ses mérites personnels :

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