‹ Sandford et MertonChapitre 26 sur 37 · LE PRINCE, LE PAGE · texte numérisé non relu

LE PRINCE, LE PAGE

l^K 1 \GE, tenant la lumière d'une main et la montre de l'autre.

Il est ciiK] heures, monseigneur.

Le PiuNCE. — Je ne me trompais pas. Le jour va bientôt paraître. ( n reprend sa montre.) Mais cst-cc là celle que j'ai demandée { celle qui était à droite ?

Le Page. — N'est-ce pas elle, monseigneur? Je le croyais pourtant.

Le Puince. — Eli ! mon pclit ami, (juand ce serait elle ! Si tu avais bien entendu tes intérêts, tu aurais pris l'autre; car celle-ci, tout enrichie de brillants, ne peut convenir à un enfant. N'aurais-tu consulté (jue ta cupidité? Aurais-tu le sort de ceux (pii j)erdent tout pour vouloir troj) gagner? Uéponds-moi.

Le Page. — Comment cela ? Monseigneur, je ne vous entends pas.

Le Prince. — Il faut que je m'explique plus clairement. Sais-tu distinguer la droite de la gauche?

Le Page, regardant alternativement ses deux mains. La drOÎtC

et la gauche, monseigneur?

Le PlUNCE, lui mettant la moin sur l'épaule. Va, niOn CU-

fant, tu les distingues peut-être aussi peu (pie le bien et le mal. Que ne peux-tu conserver cette heureuse ignorance! Va, cours chercher ton oncle le capitaine. Qu'il vienne me parler, (lc page sort.)

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