AU LECTEUR. III
Je risquais d'errer longtemps à talons en cette Tour de Babel. Mais la lumière m'est venue heureusement de Florence même, de YÀrchiùio Storico delV Arte. J'y ai trouvé sans peine le nom du savant qui jouit chez nos voisins de la plus légitime autorité, M. Hermann Ulmann, de Munich. Son Sandro Botticelli, publié en 1893, passe au crible d'une critique précise, rigoureuse toutes les peintures de Botticelli, authentiques ou incertaines ou visiblement apocryphes, les toiles sorties de l'atelier de Sandro, œuvres de ses élèves, qu'il inspira, dont il put lui-même tracer l'esquisse; enfin, les recherches érudites, les discussions techniques accumulées sur le grand Florentin.
La riche monographie de M. Ulmann me donnait donc un catalogue complet, méthodique, raisonné des peintures de Sandro.
Sur les 163 tableaux ou fresques attribués à l'artiste, 77 seulement y sont réservés