NUMERATION DES ELEMENTS FIGURES DU SANG U
tique, 1; solution du bleu de méthylène, 1; eau distillée, 100). Ici encore le résultat de la numération dans un rectangle sera à multiplier par 1.000, pour donner le nombre de globules blancs par millimètre cube de sang.
Hématimètre d'Hayem. — L'appareil comprend : 1° Une lame de métal, au-dessous de laquelle on visse un tube optique (fig. 5). Ce tube présente à la partie inférieure un quadrillage photographique, et audessus un système de lentilles qui projette l'image du quadrillage au point voulu. La lame
yr
Fig. 5. — Hématimètre Haycm.
ig. (i. — Les deux pipettes graduées, pour le liquide de dilution et pour le sans:.
de métal est destinée à être placée sur la platine du microscope, et par conséquent le tube optique est introduit dans l'orifice central, après qu'on a enlevé le condensateur ;
2° Une plaque de verre avec cellule centrale, dont la profondeur est rigoureusement calibrée ; des lamelles spéciales, très planes et un peu lourdes, destinées à donner à la couche de liquide une épaisseur égale en tous points, et qui réponde exactement à la hauteur de la cellule;
3° Deux pi pelles graduées, l'une pour prendre le sang, l'autre pour mesurer le liquide qui servira à le diluer (fig. 6) ;
4° Une petite éprouveile avec agitateur, pour faire le mélange (fig. 7). Le liquide. — Hayem a donné, pour le liquide de dilution, la formule que nous avons déjà indiquée (voir p. 7, en note).
On désigne souvent ce liquide sous le nom de solution A. Elle est isotonique, et de plus renferme un peu de sublimé, qui la rend antiseptique et évite le développement de microorganismes.
La technique. — La prise du sang, le mélange avec le liquide de dilution, la préparation de la lame, son examen au microscope, la numération des éléments compris dans un carré, la multiplication à foire pour connaître le nombre de globules par millimètre cube de sang : tous ces points sont indiqués avec des détails si précis dans la notice qui accompagne tout appareil, qu'il est inutile de les donner ici.
Nous ferons deux simples remarques à propos des globules blancs.
D'abord sur la façon de les reconnaître. On les voit plus blancs, plus réfringents que les globules rouges. En outre, comme ils sont plus volumineux, on les aperçoit encore, quand on change légèrement la mise au point, et que les globules rouges deviennent presque invisibles.
En second lieu, on notera qu'un sang normal, dilué comme il convient pour pouvoir compter les globules rouges, ne renferme guère, avec cet appareil, que 1 globule blanc sur 4 grands carrés.
Fig. 7. — Hématimètre Hayem
(récipient et agitateur pour le mélange).
Hématimètre d'Agasse-Lafont. - Notre appareil comprend 1 cellule quadrillée et 2 pipettes.
1° La cellule quadrillée offre 2 cavités et 2 quadrillages qui doivent être envisagés successivement (fig. 8).
Le quadrillage central est utilisé pour le sang : les dimensions en sont calculées de telle sorte que chacun de ses petits carrés correspond, quand la cellule est recouverte de la lamelle, à 1 millième de millimètre cube : pour qu'il n'y ait pas d'erreur possible, cette indication est rappelée sur la partie gauche de la lame.
La partie périphérique est une rigole circulaire autour de la rondelle centrale. Elle présente aussi un quadrillage, mais qui diffère du précédent. Ce sont, non pas des carrés, mais des rectangles, et de dimensions telles, que chacun d'eux répond à 1 /5 de millimètre carré. D'autre part la profondeur de la rigole est de 1 /2 millimètre. Il en résulte que chacun de ces rectangles répond donc à une cavité de 1 /10 de millimètre cube, comme le mentionne l'inscription sur la partie droite de l'appareil.
2° Les pipettes sont du même type que le mélangeur Potain.
L'une permet des dilutions de 1 /500 à 1/2.000, ces dilutions étant les plus commodes, quand il s'agit des globules rouges, et avec le quadrillage que nous avons adopté.