CD E 6 F
Qxy hémoglobine
Hémoglobine réduite
Hémoglobine oxy carbonée
Méthemoglobine
(solution acide
ou neutre)
Hematine (acide)
Hematme .Alcaline en 5olulion alcoolique)
Hémoch
pomogene
HémaLopopphypine
Piqrnents binâmes
Urobiline (dans l'up'tne acide
Fig. 9. — Bandes d'absorption au spectroscope: en strié les bandes obscures,
Rappelons que l'oxyhémoglobine et l'hémoglobine existent seules dans le sang normal.
Oxyhémoglobine. — Le spectre est le plus net pour des solutions d'oxyhémoglobine allant de 0,10 à 0,60 p. 1.000 ou pour des dilutions
aqueuses de sang à 1 /25 jusqu'à 1 /100, ces liquides étant examinés sous une épaisseur de 1 centimètre.
On observe deux bandes entre D et E dans la région du jaune et du vert : la première près de D plus étroite et à bords plus nets ; la deuxième près de E et à bor h plus estompés.
On remarque aussi une large bande peu opaque dans le violet.
Signalons enfin que les solutions d'oxyhémoglobine absorbent les rayons ultra-violets (1).
Hémoglobine. — Sous l'action des réducteurs (sulfhydrate d'ammoniaque, hydrosulfites) l'oxyhémoglobine se transforme en hémoglobine. Si dans le liquide qui a donné le spectre de l'oxyhémoglobine on verse I ou II gouttes de sul hydrate d'ammoniaque, on voit les deux bandes donner dans l'espace clair qui les séparait une seule bande : celle de ' tockes.
Hémoglobine oxycarbonée. — Quand on agite du sang avec de l'oxyde de carbone il se forme de l'hémoglobine oxycarbonée dont le spectre d'absorption est sensiblement identique comme position et comme aspect à celui de l'hémoglobine.
Mais on sait que la carboxyhémoglobine ne donne pas sous l'action des réducteurs, du sulfhydrate d'ammoniaque par exemple, la bande unique de Stockes.
Méthémoglobink. — Sous l'action d'agents très divers (oxydants : chlorate de potasse ; réducteurs ; certains composés aromatiques : acétanilide, bleu de méthylène, etc.), l'oxyhémoglobine se transforme en méthémoglobine et le spectre d'absorption change d'aspect.
Hématine. — L'hématine est produite par le dédoublement de l'oxyhémo lobine (c'est sous forme d'hématine que l'on retrouve l'hémoglobine dans les matières fécales).
Son éther chlorhydrique est l'hémine (cristaux de Teichmann). Traitée par les réducteurs l'hématine donne l'hémochromogène ; par les acides forts elle donne l'hématoporphyrine.
Densité du sang.
Quand on veut la déterminer avec précision on pèse un petit tube de verre mince d'abord vide, puis rempli de sang, enfin rincé et rempli d'eau distillée à la même température. Le rapport entre le poids du sang et celui de l'eau donne la densité du sang.
(1) Voir l'importance de ce fait en Biologie dans E. Lambling, Précis de Biochimie. Masson, 3« édition, 1921, p. 254
Quand on veut une mesure approximative, on laisse tomber une goutte de sang dans un mélange de chloroforme et de benzine (Hammerschlag) fait ou corrigé par addition de l'un ou de l'autre des deux liquides dans des proportions telles que la goutte de sang reste en suspension dans le mélange. On détermine alors la densité de celui-ci qui donne celle du sang.
On peut se servir aussi d'un mélange de tétrachlorure de carbone et d'huile d'olive (Dastre).
La densité moyenne du sang normal oscille entre 1050 et 1060. Elle varie dans les états pathologiques de 1025 à 1070.
Hydrémie (1).
Le dosage des albumines totales permet de connaître exactement le degré de dilution ou de concentration du sérum.
Pour évaluer cliniquement Y hydrémie on fera appel à la méthode réfractométrique.
Méthode r: fractométrique. — Le sang sera prélevé toujours de la même manière — quel que soit le procédé de prélèvement choisi — si l'on veut obtenir des résultats comparables entre eux. On le laisse se coaguler en tube fermé et l'on se sert du réfractomèlre à immersion de Pulfrich modifié par M. Heiss. « Cet instrument (2) se compose essentiellement d'une lunette dont l'oculaire est muni d'une échelle graduée; à l'autre extrémitéde la lunette se trouve un prisme en verre résistant dont l'angle réfringent mesure 63 degrés. A celui-ci est adjoint un second prisme (dit prisme auxiliaire) à réflexion totale. C'est entre les deux prismes que l'on dépose la goutte du sérum à examiner. L'appareil étant solidement et hermétiquement clos est immergé dans une cuve à eau maintenu à une température constante de 17°,5. Le rayon lumineux réfléchi par une glace placée à 45 deiré^ au-dessous de l'objectif se réfracte en traversant le sérum, d'où formation dans l'appareil d'une plage sombre dont on peut apprécier très exactement l'étendu grâce aux graduations de l'échelle. La précision est encore augmentée par une vis micrométrique annexée à l'oculaire permettant de lire les dixièmes de degré de l'échelle. On arrive ainsi à avoir des indices de réfraction à 6 décimales. Les graduations de
(1) Le lecteur trouvera un exposé complet de la question dans la thèse de M. E. Vaucher, V Hydrémie des brightiques et des cardiaques œdémateux (Paris, Jules Rousset» 1911), à laquelle nous avons emprunté les éléments de ce chapitre.
(2) E. Vaucher, p. 17 et suiv.
l'échelle correspondent à des indices de réfraction qui sont indiqués dans des tables spéciales permettant de convertir par simple lecture, en grammes d'albumine par litre, le chiffre de l'échelle.
Principe de la méthode. — « Chez un individu normal l'indice de réfraction du sérum varie entre les chiffres de 1,34873 et 1,35168 (à la température de 17°,5). Un sérum contient 8 p. 100 de substances colloïdes et 1 p. 100 de substances cristalloïdes. Dans les circonstances normales les substances cristalloïdes du sérum ont un indice qui ne s'écarte pas de 0,00277. Seuls les colloïdes font varier l'indice total. M. Reiss a calculé que chaque fois qu'une solution albumineuse augmente de 1 p. 100 d'albumine, son indice de réfraction s'élève de 0,00172. Connaissant donc l'indice de réfraction d'un sérum donné, il est facile d'en déduire la teneur en albumine de ce sérum par l'opération suivante : on retranche de l'indice de réfraction du sérum le chiffre représentant l'indice de réfraction de l'eau distillée, c'est-à-dire 1,33320, plus celui des cristalloïdes 0,00277, l'un et l'autre supposés fixes. Le chiffre trouvé est divisé par 0,00172, indice de réfraction d'une solution albumineuse à 1 p. 100. Le résultat de cette division nous donne la quantité d'albumine contenue dans 100 grammes du sérum examiné. En pratique, il n'y a qu'à se reporter au tableau si commode dressé par M. Reiss.