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CC. DE SÉRUM

pour 1° de l'échelle

« Il suffit de lire le degré de l'échelle du réfractomètre et de consulter le tableau qui indique la quantité d'albumine correspondante pour 100 ce. de sérum. »

Causes d'erreur et corrections (1). — « La présence dans le sang de cer-

(I) K. Vaucher déj;i cité, p. 23.

tains corps en excès (uré?, sucre, pigments biliaires, graisse) fait varier l'indice réfractométrique. Il y a lieu dans ces cas de faire quelques corrections » pour rétablir la concordance entre le poids d'albumine trouvé au réfractomètre et le poids réel par pesée.

L'addition de 1 p. 100 d'urée à une solution albumineuse fait augmenter l'indice de réfraction de celle-ci de 0,0010 à 0,0017.

Au-dessus de 2 gr. d'urée par litre on peut avoir une erreur dépassant 1 gr. d'albumine par litre. Dans le cas de sérums des azotémiques du chiffre d'albumine trouvé par la lecture ordinaire du réfractomètre,

Si le sérum contient 1 d'urée on retranche 0,60 d'albumine.

L'addition de 1 p. 100 de sucre à un liquide albumineux fait augmenter de 0,0009 à 0,0015 l'indice de réfraction de celui-ci.

On aura dans le cas des sérums hypersucrés des différences sensibles entre le chiffre vrai d'albumine et celui qu'indique le réfractomètre, et les chiffres fournis par celui-ci perdront de leur intérêt quand le sérum renfermera du sucre en excès ; et aussi de l'acétone et de l'acide t3oxybutyrique. Il en sera de même dans le cas des sérums lactescents et des sérums riches en pigments biliaires.

Mesure de la viscosité du sang.

Cette mesure se fait d'habitude avec le viscomètre de Walter Hess qui permet d'évaluer la viscosité du sang à travers un tube capillaire par comparaison avec celle de l'eau.

Description de l'appareil. — Ce viscosimètre (fig. 10) se compose essentiellement de deux tubes de verre Ml et M2 réunis par le tube T. Le robinet H permet d'interrompre la communication entre les deux tube dans lesquels on peut soit aspirer, soit refouler du liquide par le jeu du tube ventilateur V muni de l'ouverture O, adapté à une poire en caoutchouc.

M2 se rétrécit en K2 puis reprend en G son diamètre normal, Ml se rétrécit en Kl ; à la partie libre de Kl on peut adapter un tube mobile E qui sert de tube à prélèvement. Ce tube E est creusé, dans l'extrémité qui s'ajuste à Kl, d'une dépression cupuliforme. On le fixe au moyen du ressort F sur la planchette M.

Le viscosimètre de Hes est livré par le commerce accompagné de pipettes, de tubes à prélèvement de rechange, d'eau distillée et d'ammoniaque.

Technique. — On remplit d'abord d'eau distillée le tube M2. On dispose au bout libre de G une pipette rempli d'eau distillée. On ouvre H et aspire avec la poire en caoutchouc. Quand l'eau est montée jusqu'au 0 de l'échelle de M2 on ferme H.

On fait alors le prélèvement du sang : après avoir lavé à l'alcool ou à l'éther et bien séché l'extrémité d'un doigt on fait une piqûre : le sang qui s'écoule (1) est aussitôt recueilli par capillarité dans le tube E. Dès qu'il a rempli l'extrémité cupuliforme de E on ajuste celle-ci au bout libre de Kl et l'on fixe le tube E par le ressort F.

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V 0 Fio. 10. — Viscosimètre do Walter Hess.

On fait alors une aspiration pour amener le sang au même niveau que l'eau distillée, c'est-à-dire au 0 de Ml.

Il reste à faire la mesure proprement dite de la viscosité. Après avoir ouvert le robinet H, on fait une aspiration qui fait monter les liquides dans les deux tubes. Quand le sang a atteint en Ml une certaine hauteur, la division 1 par exemple, on arrête l'aspiration et l'on constate que l'eau distillée est montée à un certain niveau : on lit la division de M2qui correspond à ce niveau : le chiffre lu est le chiffre de la viscosité du sang par comparaison avec celle de l'eau distillée.

La détermination étant faite, on refoule l'eau jusqu'au 0 de M2 et on chasse le sang de Kl et de E qu'on lave ensuite à l'ammoniaque par aspiration et refoulement.

L'ammoniaque étant complètement chassée, l'appareil est prêt pour une autre détermination.

Entre deux déterminations espacées, il est bon de laisser le tube Kl rempli d'ammoniaque qui évite l'encrassement de ce tube.

1) Le sang doil s'écouler spontanément et non par pression.

Normalement on trouve comme chiffre de viscosité sanguine de 3,8 à 4,5 : moyenne 4,2.

Au-dessus du 4, 5, viscosité augmentée ; au-dessous de 3, ?, vise site diminuée.

« Les causes de diminution de la viscosité sont, en général, l'anémie globulaire, l'augmentation de l'hydrémie, la diminution du taux d'acide carbonique, l'hypoglycémie ou l'hypo-uricémie.

« Les causes d'augmentation sont les influences inverses (1). »

Mesure de la coagulabilité du sang (voir page 34). Numération des globules (voir page 5).

Valeur globulaire.

Il existe un raport qui lie le nombre des hématies et la quantité d'hémoglobine dont ils sont porteurs : c'est en quelque sorte la charge des hématies en hémoglobine.

En comparant pour un sang donné ce rapport à sa valeur dans le sang normal, on établit la valeur globulaire du sang examiné.

Par définition, la détermination de cette valeur globulaire exige la connaissance du nombre de globules rouges et de la teneur du sang en hémoglobine.

Pour l'obtenir, on multiplie a valeur relative de l'hémoglobine H

du sang examiné exprimée en p. 100 de la normale, c'est-à-dire tj-z

par le rapport entre le nombre normal d'hématies par millimètre cube (4.500.000) et le nombre d'hématies (h) trouvé pour le sang examiné. Valeur globulaire :

V Ci — .

100 x h Dans le sang normal où H = 100 et h = 4.500.000, on aura :

VG - 10Q x 4-5QQ-QQQ __ ~ 100 x 4.500.000 ~~

La valeur globulaire du sang normal = 1.

(1) Noël Fiessinger, les Diagnostics biologiques en clientèle, 2e édition. Pairs, A. Maloine et Fils, 1921, p. 175.

Dans un sang d'anémique où H = 30 et h = 3.000.000, on aura:

VG = = 0,45.

Il ne faut pas perdre de vue que cette valeur globulaire n'est qu'un rapport assez artificiel qui ne donne en somme que des indications sur la charge relative des globules et que l'on peut trouver une valeur globulaire normale, égale à l'unité, pour un sang qui ne renferme ni assez d'hémoglobine, ni assez de globules : la valeur globulaire est d'ailleurs dans ce cas d'un intérêt considérable.

Par exemple si H = 30 et h = 1.350.000, on aura :

« La valeur globulaire est très diminuée dans toutes les chloroses, chloroanémies, infectieuses ou toxiques.

« Elle est diminuée dans les anémies posthémorragiques, dans les leucémies, en général dans toutes les affections du sang.

« Mais elle est normale ou augmentée dans les anémies pernicieuses à évolution grave (1). »

Résistance globulaire (voir page 45).

Examen cryoscopique.

L'examen cryoscopique du sang, c'est-à-dire la détermination de son point de congélation, est basé sur les lois physiques qui ont été établies par Raoult.

La solution d'un corps quelconque dans l'eau amène l'abaissement du point de congélation de cette eau. Cet abaissement est proportionnel au nombre de molécules dissoutes. Deux solutions qui renferment le même nombre de molécules ont le même point de congélation; elles représentent la même tension osmotique ; elles sont « isotoniques ».

Le point de congélation d'une solution est représenté par la lettre A.

(1) Noël Fikssint.er, les Diagnostics biologiques en clientèle, 2e édition. Paris, A. Maloine et Fils, 1921, p. 162.

On détermine le plus généralement le A du sérum (qui ne diffère de celui du plasma ou du sang total qu'à 1 à 2 centièmes de degré près).

On conseille de faire le prélèvement par ponction veineuse, les

ventouses donnant difficilement un sérum qui ne soit souillé ni par l'eau ni par l'alcool.

On emploie l'appareil de Claude et Balthazard (fig. 10 bis).

On verse assez de sérum dans le tube a pour que le liquide mouille entièrement la cuvette du thermomètre et affleure sensiblement au niveau du couvercle du flacon A. Le tube b reçoit jusqu'à un niveau inférieur à celui du sérum de l'alcool qui sert de manchon conducteur.

Après avoir rempli aux trois quarts d'éther le flacon A on relie le tube c à la trompe à eau. L'air aspiré passe en B dans un flacon où il barbote dans l'acide suifurique concentré pour se dessécher. Son passage dans l'éther en A provoque une active volatilisation de celui-ci d'où abaissement rapide de température.

Quand la température du sérum est arrivée au voisinage de 0°, on agite celui-ciau moyen de l'agitateur. Lorsqu'onatteintlepointde congélation du sérum la colonne de mercure du thermomètre (1) remonte et se maintient fixe pendant quelques instants. Le degré lu à ce moment est le A cherché.

Il y a lieu de vérifier souvent le zéro du thermomètre avec de l'eau distillée.

Si le degré observé dans ce cas est différent de 0°, soit au-dessous - — n

Fig. 10 bis. — Appareil à cryoscopie de Claude et Balthazard.

(1) On emploie un thermomètre particulièrement sensible, gradué en centièmes de degré.

soit au-dessus + n, dans toute détermination ultérieure on retranchera — n ou on ajoutera + n.

Normalement le sérum sanguin se congèle à — 0°,56, c'est-à-dire que A = 0,56. C'est le A d'une solution de chlorure de sodium à 9,3 p. 1.000,

Ce A du sérum normal se maintient très fixe, à l'état de santé, témoignant de la constance de la concentration moléculaire de l'organisme.

Il peut dans divers états pathologiques s'abaisser au-dessous {hypotonie) ou s'élever au-dessus (hyperlonié) de sa valeur habituelle.

Gaz du sang.

L'étude des gaz du sang se fait après leur extraction dans le vide.

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Fig. H. — Appareil pour l'extraction des gaz de sang. Pompe à mercure et appareil d'A. Gautier.

On emploie le plus généralement dans les laboratoires l'appareil dout on trouvera le schéma ci-dessus (fig. 11).

Une pompe à mercure permet défaire le vide dans tout l'appareil. Elle est reliée par l'intermédiaire : du robinet R à trois voies, du tube U rempli de morceaux de verre imprégnés d'acide sulfurique qui retiendront les dernières traces d'eau de l'appareil; et du vase V qui, entouré de glace, condensera la majeure partie de cette eau, avec l'appareil S qui a été imaginé par À. Gautier (1).

Cet appareil se compose d'une pipette de 300 ce. de capacité environ : elle est terminée en bas par une tubulure effilée et un robinet r; en haut par deux boules b, V et le robinet r'.

Avant de faire le prélèvement du sang, on introduit dans cette pipette S 1 /503 d'environ de son volume de solution d'oxalate de potasse à 1 p. 100 qui évitera la coagulation et une goutte d'huile qui supprimera la mousse produite au cours de l'extraction. On pèse le tout.

Les différentes parties de l'appareil étant ajustées, on fait le vide par le jeu de la pompe à mercure.

On fait alors le prélèvement du sang. On fixe en r une canule de caoutchouc remplie de la solution d'oxalate de potasse à 1 p. 100 et on adapte cette canule directement sur le vaisseau.

Le sang monte dans la pipette. Quand il l'a remplie au 1 /3 ou au 1 /2, on ferme r, enlève la canule et entoure la pipette S d'un manchon d'eau maintenue à 40°. Le sang bout : on favorise le dégagement des gaz qui s'amorce aussitôt en donnant quelques coups de la pompe à mercure. On les recueille sur le mercure dans le tube gradué G.

Pour savoir sur quelle quantité de sang on a opéré, on repèse la pipette S. La différence de poids observée avec la pesée précédente donne la somme sang + solution d'oxalate de la canule dont il est facile de calculer la quantité.

Le poids du sang prélevé ainsi obtenu doit être augmenté de la petite quantité d'eau que le sang a perdue au cours de l'opération. Le vase V en a condensé la majeure partie qui est retombée dans la pipette S ; une faible quantité, échappée à V, s'est condensée dans le tube U que l'on a pesé avant et que l'on repèse après l'opération.

Quand l'extraction directe des gaz est faite, on introduit, suivant la technique d'A. Gautier, par simple aspiration en r, une solution aqueuse d'acide tartrique qui déplace l'acide carbonique combiné aux alcalis et l'on fait jouer la pompe à nouveau.

Les gaz recueillis en G sont soumis à l'analyse systématique. On absorbe l'acide carbonique par la potasse ; l'oxygène par addition à la

(1) A. Gautier, Leçons de chimie biologique normale et pathologique. Paris, Masson, 1897, p. 424.

potasse d'acide pyrogallique. Le reste du gaz est compté le plus souvent comme azote bien qu'il y ait encore à côté de ce gaz des traces d'hydrogène, de méthane et d'oxyde de carbone.

Quand on veut évaluer spécialement la quantité de ce dernier gaz, on peut l'absorber par le chlorure cuivreux chlorhydrique, mais il vaut mieux avoir recours à la méthode spéciale de dosage qui a été mise au point par Nicloux (Voir plus loin).

On trouve normalement pour 100 ce. de sang (sang de chien),

Oxygène

Acide carbonique. . .

Azote

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