‹ Santolius VictorinusChapitre 61 sur 64 · SUR LA' VENDE DU ROI A PARIS · texte numérisé non relu

SUR LA' VENDE DU ROI A PARIS

Vante partout ta gloire, ô reine des cités!

Paris, tu vois ton prince, et tu sens ses bontés.

Il ne vient point suivi de nombreuses cobortes,

Les cœurs de ses sujets sont des gardes plus fortes.

Tes vœux sont exaucés. Ce soleil de l'état

Paraît hors du nuage en son plus vif éclat.

Pour ne point t'éblouir, son auguste présence

Mêle à la majesté les traits de la clémence.

Il règne par Tamour autant que par la loi,

Père de la patrie, aussi bien que son roi.

Pour lui tu rends au Ciel le tiibut des louanges,

Il le rend à son tour chez la reine des anges.

Et cbarmé de ta foi, le plus grand des mortels '

Vient jusqu'eh ta maison, au sortir des autels.

Avec toute sa cour, ce prince te visite.

Il vient môme au fesiin où ton zèle Tinvite,

Et tu peux t'applaudir du destin glorieux.

D'avoir dans ton hôtel fait un festin des dieux.

Ce monarque, au milieu de sa royale troupe.

Des mains de son préteur daigne prendre la coupe.

L'héroïne féconde où renaît ton bonheur,

Aux mains de soq épouse accorde un même honneur.

Illustre magistrat! qui n'envirait ta gloire?

Paris grave la tienne au temple de Mémoire.

Si d'un fameux repas tu régales ton roi.

Sa douceur beaucoup mieux te régale chez toi;

De ses plus tendres soins ton roi te favorise :

Ce roi, ton Dieu visible, avec toi s'humanise.

616 J.-a SANTfiOL.

On dirait qu'il oublie et son rang et le tien, La cité parait reine, et le roi citoyen.

C'est à cause de son étendue, hors de toute proportion avec celle du texte latin^ que nous avons substitué à cette pièce notre propre traduction dans l'Appendice.

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