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Contre ies Sonneurs de Cloches.
Voltaire a imité cette épigramme. On rencontre dans ses œuvres une lettre en date du 15 mai 1733, adressée à M. GideviUe, et commençant ainsi :
« Mon cher ami , je suis enfin vis-à-vis de ce t)ean por- « tail (de Saint-Gervais), dans le plus vilain quartier de Pa* 9 ris (rue de Long-Pont), dans la plus vilaine maison, plus « étourdi du bruit des cloches qu'un sacristain; mais je ferai « tant de bruit avec ma lyre, que le bruit des cloches ne sera « plus rien pour moi, etc. »
Et à ce propos ; l'éditeur de Voltaire écrit en note :
« C'est ici l'occasion de rappeler quatre vers sur les Son- « neurs, imités du latin de Santcul, et bien connus pour être « de la jeunesse de Voltaire. Ils ont été imprimés plusieurs « fois, mais on les a oubliés dans presque toutes, sinon « même dans toutes ses éditions :
« Persécuteurs du genre humain, N Qui sonnez sans miséricorde,
« Que n*avez-YOus au cou la corde « Que vous tenez dans votre main! »
(Voir Œuvres de Voltaire, édition de Kehl, tome XLVI, et I de la Correspondance généraie, page 290.)