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Sarcophages des époques persane et ptolémaïque

Le sarcophage renfermait, au moment de la trouvaille, un cercueil anthropoïde en une brèche noire, d'une bonne facture et poli à outrance, mais qui ne porte ni décoration de ligures ni inscriptions. C'était probablement le cercueil qui contenait la momie. 11 a été conservé à sa place primitive, et il a reçu le même numéro que le sarcophage rectangulaire. Il mesure environ i m. g 5 cent, de longueur sur o m. y a cent, de largeur.

Teciimque : La luille malcrielle des deu.v blocs (jui formenl le couvercle et la cuve a été des plus négligée. Celui de la cuve avait été choisi fort mal : il était irrégulier, moins large par le bas que par le haut, et l'ouvrier, maintenu dans de certaines limites par la nécessité d'y réserver le creux capable de recevoir aisément le cercueil anthropoïde, n'a pas réussi à rectifier les malfaçons premières de la paroi. Les croquis de la figure 5 montrent, mieux que la meilleure description écrite, les résultats fâcheux pour la symétrie que le mauvais choix du bloc a produits. Un sarcophage aussi mal établi coûtait certainement moins cher; l'ombre perpétuelle dans laquelle il était destiné à rester, passé le jour des funérailles, devait d'ailleurs, nous l'avons dit déjà, cacher ces défauts, et le propriétaire, pas j)lus ([ue l'ouvrier, ne prévoyait qu'un jour viendrait où son monument serait tiré du puits, non pour être revendu d'occasion à un maître nouveau, mais pour demeurer à la surface du sol, dans une lumière (pii en révélerait impitoyableiiient les imperfeclions.

Les figures sont sculptées avec soin, moins profondément toutefois (jue sur les deux sarcophages précédents et avec un souci moindre du puli ; la silhouette et le mouvement sont bons, le détail est incomplet. Il faut pourtant faire une dilTérence entre la décoration de la cuve et celle du couvercle : celle-ci est moins lâchée, et les vignettes qui illustrent les chapitres du Livre ilcs moii.s sont assez fines.

La même observation s'applicpie aux légcindes hiéroglyphiques. Celles du couvercle sont dessinées minutieusement, entaillées profondément, et elles présentent peu de signes déformés : le texte y est souvent très incorrect, mais il est lisible. Sur la cuve, les bandes horizontales en gros caractères sont seules d'un déchiffrement aisé. Les inscriptions qui accompagnent les ligures sont d'une facture très mauvaise; le

Catal. du Musée, n' 3g3oi. i5

graveur, rebuté par la durclo de la matière, s'est contenté le plus souvent d'en égraligner l'éplderme. Les contours ne sont point fermes, le fond n'a pas été lissé; il est impossible de les distinguer l'un de l'autre dans bien des cas, et il faut les deviner plus que les lire. J'ai reproduit fidiMement tout ce que j'ai cru voir, et je ne pense pas m'èlre trompé outre mesure. Il est évident que le graveur a reproduit la lettre de son décor d'une façon très négligée, et beaucoup des formes de phrase étranges que j'ai remarquées sont dues à sa maladresse. Je n'ai mis de (sîc) que dans les endroits les plus fàclieux; il en aurait trop fallu, si j'en avais inséré partout où leur emploi aurait été justifié.

Conservation : Dans un monument de ce genre, il est parfois dilllcile de dire si certains manques de la surface sont des défauts de la pierre, ou s'ils proviennent de cassures postérieures à l'exécution. Dans deux ou trois endroits, on voit, par le travail du sculpteur, que le défaut était antérieur à l'exécution du monument. En résumé, il semble bien, malgré certaines apparences, que la conservation soit très convenable, et que le sarcophage nous soit parvenu à peu près tel qu'il était sorti des mains de l'ouvrier. Les dommages qu'il a subis par l'action des leviers pendant la fermeture et l'ouverture, ou par celle des cordes pendant le transport et la mise en place au Musée, sont pou considérables, et leur âge se reconnaît, comme pour les cas précédents, au plus ou moins de fraîcheur des cassures.

BiBL. : Journal d'entrée du Musée, n° i5oii; Mariette, Notice des prtnciparuv Monuments, 186 4, p. 52-53, II" 3-^.; 1872, p. 62-G3, n" 8-9; 187^, p. 93-9/4, n" 8-9; 187G, p. 87-88, n°' 8-9; Maspero, Guide du Visiteur nu Musée de Bouln<j , i883, p. 10, n°6oi5; Grédaut, Musée de Gizéh, Notice sommaire des Moiiumcnls, 1892, p. 20/1, n° Coi5; Léo Tiiude, Guide for the Muséum of GhiteJt , 1892. p. i55, il" Goi5; Morgan-Vikev, Notice des principaux Monuments exjwsés au Musée de Giz-ch , 1892, p. 327, 11° i285; 189/I et 1895, p. 330, n° 1285; Maspero, Guide du Visiteur au Musée du Caire, 1902, p. i35, n° 1285; 1912 et 1 91^ , p. 253, n°2o57; Guide 10 ihc Caire Muséum, 1903, p. 2i4, n" 8o3; igoS, p. 228, ii°8o3; 1906, p. 208-209, n" 8o3; 1908, p. 270, n" 8o3; 1910, p. 255, 11° 8o3; G. Rcsder, Fûhrer durch das /E<jyptische Muséum zu Kairo, 1913, p. 71, n° 8o3.

29304. Premier sarcophage rectangulaire au nom de Taho, fils d'Ahmasi et de la dame Biêti. — Couvercle en granit gris tacheté de rose, cuve en granit gris moucheté et rayé de blanc. — Hauteur du couvercle G m. 5 7 5 mil!., longueur maximum 2 m. 9 3 cent., largeur maximum 1 m. 385 mill.; hauteur de la cuve o m. 98 cent, en moyenne, largeur à la tète 1 m. 38 cent., longueur 9 m. c)3 cent. — Sakkarah, k février 1881 .

Description : Ce premier sarcophage de Taho, fils d'Ahmasi et de la dame Bièti, fut découvert par Mariette, le h du mois de février 1861, à Sakkarah, dans un puits situé au nord de la tombe d'Apis et à hoo mètres du point marqué n" 68 sur le plan d'alors. 11 fut transporté au Musée de Boulaq et inscrit au Journal d'entrée sous le n" 15089.

PREMIER SARCOPHAGE DE TAIIO, FILS D'AIIMASI.

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