‹ SatanstoéChapitre 102 sur 194 · LE TRIOMPHE DE L*» AMOUR · texte numérisé non relu

LE TRIOMPHE DE L*» AMOUR

BALLET

MPRÉSBNTÉ PODU U PREUnÈRB FOIS SUR LE THÉÂTRE' DE E'aCADÉMIÏ ROTALE DB MCSlOta ,.

LE MARDI 43 AVRIL liCiSI.

Ce fkit à la première représentation de ce ballet à Pa ris, que parurent les premières danseuses. Cette nouveauté extraordinaire, jointe aux autres soins que Lully prit pour ce ballet, lui procura un succès aussi éclatant que celui d'un de ses meilleurs opéras, puisqu'il fut joué jvisqu à la Saint-Martin suivante, avec un concours prodigieux. Ecoutons ce qu'un auteur du temps rapporte des préparatifs que l'on fit pour le donner au public.

«^ Nous devons avoir incontinent après Pâques, sur le théâtre de l'Académie royale de musique, le Triomphe 'de l'Amour, nui a diverti LL. MM. pendant tout le carnaval... M. Lully, qui est bien aise que son théâtre ne demeure point sans nouveauté, et qui veut que le public jouisse de cette musique, beaucoup plus belle que n'ont voulu le faire croire ses ennemis de Paris, qui en ont fourni de méchaus mémoires au.x nouvelles étrangcres.

fait de grands apprêts potir cet ouvrage. ïïa ajouté beaucoup de machines et de décorations, et a fait venir d Italie un célèbre machiniste (c'était Rivani) qui a travaille long-temps aux somptueux opéras qui attirent tous les ans un nombre infini de curieux à. Venise Ce machiniste promet des choses extraordinaires, et s'il exécute ce que je sais qu'il aentrepris (1), peut-être n'aura-t-on encoie rien vu en France de plus surprenant, et comme plusieurs femmes de qualité dansaient à la cour dans ce ballet, M.

(1) Des pcrsonne-s qui se sont trouvées aux premières représentations du ce Iwllel nous ont assuré qu'on ne pouvaii rien imaginer au-rfp^sns de la beiiiilé de ses machines, ei. qiiVntrp anires clio.'^es toul Paris y avail art m ré un double ttiéàire éJFvé l'un snr I autre au fond de celui de l'Opéra, qui avait surpris tous les specialeur.'^.

BIBLIOTHEQUF. CHOISIE.

LuUy a choisi beaucoup de filles, afin de remplir les entrées ; ainsi on peut s'assurer qu'on verra sur son théâtre une nouveauté toute singulière.

Entre les danseuses qui parurent pour la première fois dans ce ballet, on distingue Mlles Lafontaine, Pesant, Carré (1 ) et la petite Leclerc (2).

Le Triomphe de l'Amour fut rerais au théâtre en janvier 1682 et en 1696. On le redonna depuis, en 1705 , mais entièrement changé; il n'a eu aucun succès à ces dernières reprises.

(1) Mlles Pesant et Carré ont quitté le théâtre avant 1700. La première est morte en 1740; la seconde est aujourd bui

Vivante.

(2) Mlle Leclerc brilla beaucoup dans quelques-uns des opéras suivans : Proserpine, Persée et Phaéton.

Mlle DE LA. FO^TAI^E.

Entraà l'Opéra en 1681 , au nombre des autres danseuses qui parurent alors pour la première fois. En peu de temps, elle surpassas! fort spscaraarades qu'elle fut jugée capable, non seulement de danser seule , mais encore de composer ses entrées, ainsi que Pécourt et L Etang le cadet. Mlle La Font'iinc continua de faire briller son talent, jusqu'au mois de juin 1792 , qu'elle se retira au couvent des rcligieu.«es de l'Assomption , à titre de pensionnaire , jusqu'en 1696, qu'elle en sortit pour aller demeurer chez Mme la marquise de la Chaise , qui lui donna un appartement et sa table. Cette dame étant morte , Mlle oe La Fontaine se mit en pension dans un couvent près de la Croix-Rouge, où elle acheva pieusement sa vie, en 1738. Mlle de La Fontaine , la première qui ait dansé seule au théâtre de l'Opéra, a toujours passé pour sage , était grande et bien faite, de beaux yeux et assez jolie. Mlle Sûbhgny succéda à son emploi.

PROSERPOE9

TRAGÉDIE

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