JEAN NICOLAS DE FIL\KCI1VE
Maître d'hôtel du roi, épousa, au mois d'avril 1G8i, Madeleine Catherine Lully (1), fille du sieur Lully dont
(I) Déccdée à Paris, le 2 janvier 1703.
BIBLIOTHEQUE CHOISIE
nous avons parlé; après la mort de Jean-Louis Lully, arrivée à la fin de décembre 1688, M. deFrancine obtint en son nom le privilège de l'Opéra (1), qu'il garda seul jusqu'en 1698, que le roi jugea apropos d'y faire entrer M. Dumont, gouverneur de Meudon, pour un quart. Le 5 octobre 1704, MM. de Francine et Dumon tirent cession de leur droit de privilège au sieur Guyenct, payeur des rentes, qui s'obligea de payer' les dettes de M. Francine durant le cours de son bail. Mais étant mort en 1712, après avoir endetté l'Opéra, ses créanciers ob tinrent une continuation de privilège, sous les mêmes con"
(1) Extrait du privilège de l'Opéra, accçrdé à M. de Francine, du 1" mars 1689 :
« Privilège pour dix ans de l'Opéra, tant à Paris que dans les provinces ; pension de dix mille livres pour la veuve et les enfans du sieur Lully, autres que la femme du sieur de Francine, payée par préférence à toutes autres dépenses, et do mois en mois. Aura l'usage des décorations, machines, pierreries et plumes, dont il sera fait inventaire et est;malion par deux experts : un de la part du sieur de Francine, et un de la part de la veuve et enfans du sieur Lully, avec un sur-arbitre, si besoin est, lequel serait nommé par M. de Louvois, secrétaire d'état, surintendant des bàtimens. Le sieur de Francine, tenu de rendre à la fin desdites années les choses contenues en l'inventaire, ou d'en payer la valeur, suivant l'estimation,
ditions prises par le défunt avec MM. de Francine et Dumont. Cet arrangement dura jusqu'en février 1721 (1), que le roi chargea M. de Francine de la direction de l'Opéra , ce qu'il continua jusqu'en 1728, qu'il "'-•="' 'permission cfe se retirer (2). M. de Francine Paris le 6 mars 1735.
obtint la mourut à
à la famille de M. Lully. En cas qu'il survienne des contestations au sujet de ce privilège, soit entre la famille de M. Lully et de Francine, ou entre eux et d'autres personnes étrangères, elles seront réglées par M. de Louvois. Sans autre forme de procès, défenses à toutes personnes d'entrer sans payer. Défenses de faire chanter des pièces de musique dans les lieux pour lesquels on prend de l'argent. L'adresse au Parlement de Paris, où les lettres ont été enregistrées. •
M) a M. Dumont gouverneur de Meudon et M. deFrancine, qui étaient ci-devant chargés de la direction de l'Opéra, ont été nommés pour remplacer M. de Landivisiau, qui en était chargé.» Mercure de France, février Mi\ , p. 151 et 152.
(2) «M. de Francine ci-devant maître-d'hôtel du roi, qui a eu pendant un très long temps la direction générale de l'Académie roy.de de musique, ayant demandé à se retirer, le roi lai a accordé une pension considérable sur l'Opéra, et a donné sa place à M. Dessouchet, inspecteur général de la même Académie et surintendant de la musique de S. M.
THETIS ET PELEE
TRAGÉDIE
REPRÉSENTÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS SUR LE THEATRE DE L' ACADÉMIE ROYALE DE BIUSIQUE,