LE CARNAVAL DE VENISE
BALLET EIV TROIS ACTES (1), REPRÉSENTÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS EN FÉVRIER 1099.
LE POtnC DE n RECRABD. LA tTOSIQaE ■. CABIPR*.
Ce ballet, dont la composition n'a fait aucun honneur au musicien, et encore moins au poète, dont les talens n'étaient pas propres pour ce genre a'écrire, eut si peu de succès, que l'Académie royale de musinuefut obligéede le supprimer au plus tôt, et de continuer les représentations de Thésée, jusqu'à l'opéra nouveau d'Amadis de Grèce.
(1) Ala fin du troisième acte, est le petit opéra italien d'Orphée aux enfers, qui est terminé par le Bal, dernier divertissement. Pendant le cours des représentations de ce ballet, qui ne furent pas nombreuses, parut un arrêt du conseil d'état du roi, en date du 25 février 1699, en faveur des pauvres de l'hôpi-
JEAN-FRANCOIS REGNAKD.
Né à Paris, en 1654, et mort àGrignon, le b septembre 1710, âgé de cinquante-six ans, tient une trop petite place dans celte histoire, pour y insérer la sienne.
tal, qui ordonna de prendre un sixième en sus du prix des places des théâtres de Paris. Ainsi, l'entrée du parterre de l'Opéra, qui ne coûtait que 30 sous par personne, fut mise à 36 sous; celle des secondes loges à 3 fr. 12 sous, qu'on ne payait que 3 fr., et enfin la place des premières à. 7 fr. 4 sous, au lieu de 6 fr.