REPRÉSENTÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS LE JEUDI 14 JUILLET
LE POÈME DE M. OANCBET. LA nCSIQDE DE M. CAnPBA.
« Le succès que mes vers ont eu, dit l'auteur des parolesdansson avertissement, loinde me donner quelque opinion de moi-même, n'a servi qu'à me rendre plus appliqué à ce que j'entreprens, et plus docile aux avis que les gens d'esprit et de goût veulent bien me donner. » Malgré ces soins et la présomption des auteurs, celte tragédie eut peu de succès, et fut bientôt mise au rang des opéras qui ne devaient plus paraître au Ihi^àlre, mais dont les auteurs de celui-ci tirèrent les beaux endroits, pour en
composer la tragédie de Télémaque, dont nous parlerons sous l'année 1704 (1).
(\) La musique de cette tragédie nous rappelle un fait arrivé à un acteur de l'Opéra avant qu'on eût donné la première représentiilion : « Messieurs, disait-il en plein café, 1 opéra qu'on va donner est excellent ; ah lia belle musique! choque note vaut un louis d'or.,, neuf, s'entend. »