REPRÉSENTÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS LE VENDREDI 16 SEPTEMBRE
LE POÉSIE DE H. DUCBË. LA DIISICCE DE H. TBÉOBALDO.
Le plan de cet opéra est très faible, ainsi que la versitication, ce qui nous dispense d'entrer dans le détail de ce poème, dont l'action du cinquième acte est des plus odieuses. 11 est vrai que la musique, qui est parfaitement belle, a soutenu quelque temps cet opéra, et l'a fait remettre au théâtre. On admire surtout la fèlcdu deuxième acte, qui quoique mal amenée, et même superflue, a donné lieu au musicien de composer cette fameuse i'assacaiV/e, qui est un morceau des plus beaux que nous ayons en ce genre : c'est ce qui fait qu'on pardonne plus aisément le défaut du poète, en faveur de la musique qu'il a occasionce.
Les endroits qui furent les plus critiqués, dans la nou-
veautéde cette tragédie, furent le prologue, qu'on Irouxa ridicule, et le cinquième acte. Les auteurs furent obligés de changer ce dernier , et de feire un nouveau prologue; et Scylla parut de la manière qu'elle est aujourd'hui, avec ces changemens, le mardi 20 décembre, de la même année, et eut encore quelques représentations, jusqu'à la reprise de Phaéton (1).
(1) On ne sait si l'auteur de l'opéra-comique intitulé le Cheveu a eu en vue la faiblesse de cet opéra, lorsqu'il fait dire à Scylla expirant:
Ce n'est donc qu'un cheveu qui faitmourir Scylla ?
Ce n'est donc qu'un cheveu qui lie un opéra?
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