RIPRÉSENTÉB POUR U PREMIÈRE FOIS LE DIM4NCBE 21 JANVIER
tu POÈm OE n. GUICBARD. (.A naiIQDE DE m. RECEL PtRE.
Nous ne parlerons, de cet opéra que pour conserver une anecdote ciui le concerne. L'auteur des paroles, avant que de les donner au musicien, les avait lues à plusieurs personnes, qui lui en promirent un succès marqué. Comme il parut douter de ce jugement, ces mêmes personnes oflrircnt de prendre sur leur compte l'événement de cet opéra. On convint d'une somme, dont on passa un acte chez un notaire, au moyen de quoi, Guichard abandonna ses droits sur la recette. La représentation de cette pièce justiiia les craintes du poète; jamais opéra n'a été plus généralement proscrit du public. Guichard ne parut point déconcerté de l'aventure, au contraire, il badina avec ses critiques, en leur disant qu'ils ne pouvaient juger bien sainement de son opéra, s ils n'avaient pas vu soU sixième acte. 11 entendait celui qu'on avait passé chez le notaire, et qui lui avait assuré une somme de mille livres.