LOUIS XIV A COLBERT
Metz, le 51 août 1673.
Il faut rendre les lettres que je vous envoie, et particu- là la personne que je vous ai recommandée en parlant, èrement celles où il n'y a rien dessus, et qui s'auresscnl Vous m'entendez bien.
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BIBLIOTHEQUE CHOISIE
Nancy, le 26 septembbe 1675.
Vous ne m'avez rien mandé dans toutes les lettres ([uc vous m'avez écrites toucliant le travail qu'on fait àSaint- (iermain, sur les terrasses de l'appartement de Madame de Monlespan. Il faut achever celles qui sont commencées et raccommoder les autres; l'une en volière pour y mettre des oiseaux, et pour cela il ne faut que peindre la voûte et les côtés, et mettre un (il de fer à petites mailles, qui
ferme du côté de la cour, avec une fontaine en bas, pour que les oiseaux puissent boire; k l'autre, il faudra la peindre et ne mettre qu'une fontaine en bas. Madame de Montespan la destinant pour y mettre de la terre et en faire un petit jardin. Mandez-moi ce que vous avez fait là dessus jusqu'à celte heure.
SaINTE-MeNEIIOULD , 3 OCTOBRE JK>75.
On m'a mandé qu'il y avait quelques maisons à Saint- 1 qu'on fasse sortir tous ceux qui sont frappés du mal , et Germain où il y avait de la petite-vérole ; donnez ordre | qu'on aère les maisons où elle aura été.
Au CAMP DE CbEMBLOUX, LE 28 MAI 1675.
Ce que vous me dites des archevêques d'Auch et de Vienne me fait de la peine, en cas (jue M. l'archevêque de Paris fût malade ; j'espère que cela n'arrivera pas; mais en ce cas, vous ferez et direz ce ([uc vous jugerez à propos de ma part. Madame de Montespan m'a mandé que
vous aviez donné ordre qu'on achète des orangers, et que vous lui demandez toujours ce qu'elle désire; continuez à faire ce que je vous ai ordonné là-dessus, comme vous avez fait jusqu'à cette heure.
Au CA5IP DE Latines , le 5 juin 1675.
Je n'ai qu'à approuver tout ce que vous !faites sur tout, et à me réjouir de l'arçenl nue vous trouvez et que vous faites payer ainsi que je le désire. Je vois par ce (juc 'vous me mandez et par ce que m'écrit M. l'archevêque de l'a-
ris, que l'assemblée du clergé commence très bien, et serait fort bien intentionnée. Faites ce qui dépendra de vous pour qu'elle finisse bientôt; continuez à faire ce que Madame de Montespan voudra.
Au CAMP DE Latines, le 8 juin 1675.
La dépense est excessive, et je vois, par-là que , pour me plaire, rien ne vous est inipossil)le. Madame de Montespan m'a mandé que vous vous acquillicz lort bien de ce que je vous ai ordonné, et que vous lui demandez toujours si elle veut quelque chose : continue/, à le faire toujours. Elle me mande aussi qu'elle a été à Sceaux, où elle a passé agréablcnieutlasoirec. Je luiai conseiliédallerun
jour à Dampierre, et je l'ai assurée queMme de Chevreu?.' elMmeCoibert ly recevraient de bon cœur. Je suis assuré que vous en ferez de même. Je serai très aise qu'elle s'amusiî à quelciue chose, et celles-là sont très propres à la divertir. Conlirmez ce que je désire. Je suis bien aise de vous le faire savoir, alin que vous apportiez les facilités, en ce qui dépendra de vous, à ce qui la pourra amuser.
Saint-Germain-en-Laye , LE 15 juin 1678.
H me revient que Montespan se permet des propos indiscrets. C'estun fouquovous me ferez plaisir défaire suivre de près; et pour (pie le prélexledc rester à Paris ne dure pas, voyez Novion, pour qu'on termine ses affaires, alin qu'il parie plutôt. Je sais que Montespan a menacé
de voir sa femme : comme il en est capable et que les suites seraient à craindre, je me repose encore sur vous alin qu'il ne paraisse pas. N'oubliez pas les détails de celte affaire, et surtout qu'il arrive au plutôt.