HYMNE A LA PATRIE
Comme une reine, au milieu de deux mers , Assise en paix sur un trône immobile, Ton regard fier et puissamment tranquille Plane de là sur le vaste univers. A tes genoux le vent de l'abondance Roule à flots d'or les épaisses moissons, La vigne en fleur te rit sous ses festons, Dieu protège la France !
Dieu t'a donné la gloire des combats.
Dieu t'a doiîné la palme des batailles; Et le sang pur de tes chaudes entrailles Incessamment enfante des soldats.
Ton cœur ardent est sensible à l'offense, Au noir courroux prompt à s'abaiidonner , Il est aussi prompt à tout pardonner:
Dieu protège la France I
O belle France, idole de tes fils.
Puissent jamais les discordes civiles Ne faire entendre au milieu de leurs villes Le bruit honteux des canons ennemis 1 Entre tes bras puisse ton peuple immense , Dans le travail et dans l'amour des lois. Couler en paix des jours libres et droits ! Dieu protège la France!
Puisse ton cœur au vent de charité Toujours s'ouvrir, et ta large poitrine Brûler des feux d'une pitié divine Pour tous les maux de notre humanité!
Puisse la fleur d'éternelle jouvence , La bonne foi, la vertu de l'honneur, Sur ton beau sein croître encore en splendeur Dieu protège la France !
Et toi, grand Dieu, toi qui, du haut des cieux, De l'univers tiens en main la fortune.
Sur ton enfant, notre mère commune, Avec amour daigne jeter les yeux.
Dans l'avenir fais toujours qu'elle avance, Grande parmi les grandes nations.
Et qu'à genoux toujours nous répétions : Dieu protège la France !