‹ Satires et chantsChapitre 130 sur 148 · MATHIEU MOLE · texte numérisé non relu

MATHIEU MOLE

Iiiipavidum ferlent ruinée.

HOIIACE.

A M. F. DOBIGNIE.

Il eut un cœur d'airain celui qui le premier Contempla d'un œil sec la vague bondissante, Et le ciel ténébreux, et la foudre perçante, Et les monstres nageants , et l'écueil meurtrier,

Et qui, faisant d'un chêne un navire grossier, Seul, en butte aux assauts de l'onde frémissante. Sous les coups redoublés d'une rame puissante Courba les larges reins de l'Océan guerrier.

Mais certe il eut le cœur encore plus robuste L'homme qui, toujours prêt à mourir pour le juste, Comme toi, vieux Mole, l'honneur des magistrats,

Entendit sans frayeur l'océan populaire Mugir, et qui , bravant l'émeute sanguinaire, Contint ses vastes flots sans reculer d'un pas.

MATHIEU DESUBÂS.

Mis à mort le 2 février 1746, à l'âge de 26 ans, pour avoir exercé le culte protestant dont il était ministre : les mémoires du temps disent que, lorsque la sentence fut prononcée, les juges pleuraient et l'intendant aussi.

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