‹ Satires et chantsChapitre 129 sur 148 · LORD FALKLAND · texte numérisé non relu

LORD FALKLAND

vertu, pleure si je meurs.

.\NURÉ ClIÉMEB.

Le meurtre avait dicté ses arrêts souverains : Le sang noir à longs flots trempait la terre humide, Et près de leurs coursiers, étendus sur les reins, Les morts montraient au ciel leur visage livide.

Les uns étaient tombés sous la balle rapide, Chantant Thymne sacré des sombres puritains ; Les autres, soutenant l'étendard intrépide Que Charles disputait à des sujets hautains.

Tous étaient morts croyant à leur cause chérie. Un seul , plus malheureux dans cette boucherie , N'avait eu que l'honneur pour bannière et pour foi;

C'était Falkland : vertu, porte au ciel sa grande ûme ! En vain la liberté l'inondait de sa flamme, Silencieusement il mourait pour le roi.

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